Pendant des mois, on nous a raconté la même histoire.
Une transaction monstre entre le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto serait passée à une minute près de la ligne d’arrivée. Alexander Zharovsky. Deux choix de première ronde. Bryce Pickford.
Et Mathew Knies prenait le chemin de Montréal.
Des négociations intenses. Un courriel arrivé à 15h01 au lieu de 15h. Fin de l’histoire.
Vraiment?
Les dernières informations de Darren Dreger viennent complètement changer la lecture du dossier.
Selon lui, les Maple Leafs voulaient Michael Hage.
Kent Hughes refusait catégoriquement de toucher à son espoir. Ce n’est un secret pour personne. À Montréal, plusieurs le voient comme l’un des joyaux de l’organisation. Un futur centre top-6. Un joueur autour duquel on veut construire.
Alors pourquoi les discussions ont-elles continué jusqu’aux dernières secondes?
C’est la question qui mérite d’être posée aujourd’hui.
Si le prix réel était Michael Hage, est-ce que les Maple Leafs ont volontairement gardé le Canadien accroché jusqu’à la dernière minute?
Pourquoi Brad Treliving a-t-il accepté la transaction pour l'annuler en envoyant le courriel une minute trop tard?
Voilà le cœur du dossier.
Pourquoi se rendre jusqu’à l’étape finale?
Pourquoi préparer les documents?
Pourquoi donner le feu vert?
Pourquoi permettre à tout le monde d’avancer vers la ligne d’arrivée?
Une transaction ne se retrouve pas dans la boîte courriel de la LNH par accident.
Les deux équipes connaissent les paramètres.
Les deux équipes savent ce qu’elles donnent.
Les deux équipes savent ce qu’elles reçoivent.
Alors si Toronto a accepté l’offre finale de Montréal, cela signifie qu’à ce moment précis, Brad Treliving était prêt à vivre avec le retour obtenu.
C’est ce qui rend l’histoire étrange.
Certains à Montréal se demandent aujourd’hui si les Maple Leafs ont changé d’idée au dernier instant.
D’autres se demandent si Toronto a volontairement menti.
Est-ce qu’il a laissé le Canadien travailler pendant des heures sur une transaction qu’il n’avait jamais l’intention de compléter?
Personne ne peut l’affirmer.
Mais les questions existent.
Car dans cette histoire, il y a une contradiction qui saute aux yeux.
D’un côté, on nous explique aujourd’hui que Toronto voulait absolument Michael Hage.
De l’autre, on nous explique qu’une transaction différente avait été acceptée.
Et plus le temps passe, plus la fameuse minute ressemble à de la tricherie volontaire.
On parle d’une transaction qui aurait occupé une immense partie de la journée de travail du Canadien.
On parle d’un dossier qui aurait monopolisé les ressources de l’organisation pendant que d’autres équipes complétaient des transactions ailleurs dans la ligue.
Pendant que Kent Hughes travaillait sur Matthew Knies, combien d’autres opportunités sont passées sous son nez?
Voilà pourquoi la révélation de Darren Dreger fait autant réagir.
Car on apprend que l'ex-DG des Leafs voulaient se venger de Hughes... pour ne pas lui avoir envoyé Michael Hage.
Brad Treliving a tout simplement joué avec Kent Hughes. Voilà pourquoi le DG du CH était en furie lorsqu'il est arrivé en conférence de presse.
Car il s'est fait saboer sa date limite des transactions.
La vérité complète ne sortira peut-être jamais.
Les dirigeants protègent leurs secrets.
Les versions changent selon les sources.
Les négociations demeurent derrière des portes closes.
Mais quand Darren Dreger affirme aujourd’hui que Michael Hage était au cœur des demandes des Maple Leafs, l’histoire du fameux courriel arrivé une minute trop tard est dévoilé comme un mensonge.
Ouch.
