Michael Hage tombe de haut: il est remis à sa place par Kent Hughes et Jeff Gorton.
Le dossier de l'attaquant vient de prendre une tournure inquiétante pour le Canadien de Montréal. Pendant des mois, les partisans ont présenté le jeune centre comme la future solution au fameux problème du deuxième trio.
Kent Hughes et Jeff Gorton comptaient sur lui pour éventuellement devenir le centre d’Ivan Demidov, au point où son retour dans la NCAA a complètement chamboulé leur plan sportif pour 2026-2027.
Or, voilà que deux voix extrêmement respectées viennent jeter une douche d’eau froide sur tout le dossier.
D’abord, Aaron Ward. L’ancien défenseur de la LNH, champion de la Coupe Stanley et aujourd’hui analyste à TSN 690, n’a pas hésité à affirmer qu’il ne voyait pas Michael Hage devenir un véritable « difference maker » dans la LNH.
Quelques heures plus tard, c’est Pat Hickey, l’un des journalistes les plus expérimentés à couvrir le Canadien, qui a pratiquement tenu le même discours. Deux analyses indépendantes. Deux hommes qui connaissent le hockey professionnel depuis des décennies. Deux verdicts qui convergent.
Voilà qui fait mal.
Depuis son repêchage, Hage est vendu comme le futur deuxième centre du Canadien. Son talent offensif saute aux yeux. Son coup de patin est explosif, il possède d’excellentes mains, un tir dangereux et une créativité naturelle avec la rondelle. Dans la NCAA, il est capable de faire basculer un match à lui seul.
Mais la LNH n’est pas la NCAA.
C’est précisément ce que soulignent Ward et Hickey. Sans la rondelle, Hage doit encore franchir plusieurs étapes. Son implication physique demeure limitée, son jeu défensif est encore en développement et même son efficacité au cercle des mises au jeu soulève des interrogations.
Pat Hickey a d’ailleurs identifié cet aspect comme l’un des éléments qui l’empêchent aujourd’hui de voir Hage devenir le deuxième centre que recherche désespérément le Canadien.
Et soudainement, une autre question apparaît.
Si Aaron Ward et Pat Hickey doutent autant de son potentiel immédiat, est-ce que Kent Hughes partage discrètement les mêmes réserves?
Les propos de Hickey sont particulièrement cinglants. Selon lui, si le Canadien avait réellement voulu signer Michael Hage plus tôt, il serait probablement déjà dans l’organisation.
Cette déclaration ouvre une porte que très peu de gens avaient envisagée jusqu’à maintenant. Depuis des semaines, tout le monde répète que c’est Hage qui refuse de quitter le Michigan malgré les tentatives répétées de Kent Hughes pour le convaincre de signer son contrat d’entrée.
Mais si la réalité était tout le contraitr?
Selon Ward et Hickey, c'est Michael Hage qui a été remis à sa place par Montréal et non le contraire car le Canadien lui-même estimait qu’une autre saison universitaire était préférable.
Le changement de ton dans ce dossier donne des sueurs froides dans le dos. Depuis des semaines, une partie des partisans avait l’impression que Kent Hughes et Jeff Gorton suppliaient Michael Hage de quitter le Michigan, comme si le Canadien était prêt à tout pour satisfaire chacune de ses demandes.
Or, il est clair que le duo Hughes-Gorton ont laissé couler l'information à Aaron Ward et Pat Hickey, et viennent de remettre le compteur à zéro en expliquant qu’ils ne voient pas Hage comme un véritable joueur capable de changer une organisation et qu’il est encore loin d’être prêt pour la LNH.
Coïncidence? Jamais. Le Canadien était tanné d'entendre que l'équipe était dépendante de Michael Hage.
Pendant quelques semaines, le jeune espoir donnait l’impression de dicter le rythme des discussions. Aujourd’hui, le vent a ourné. C’est maintenant à lui de démontrer qu’il mérite toute l’attention qu’il reçoit depuis un an, et non plus au Canadien de prouver qu’il ne peut pas vivre sans lui.
Cette hypothèse devient encore plus crédible lorsqu’on regarde le contexte actuel. Oui, Montréal continue de manquer cruellement d’un centre de deuxième trio.
Oui, Jeff Gorton a reconnu que le marché était extrêmement difficile. Oui, Kent Hughes explore toujours toutes les avenues possibles. Pourtant, malgré cette urgence, le Canadien n’a jamais forcé la main à Hage.
Peut-être parce que, contrairement à une partie des partisans, l’organisation sait qu’il n’est tout simplement pas prêt.
Plusieurs voyaient Hage débarquer directement dans un rôle offensif important. Aujourd’hui, Ward rappelle qu’un véritable « difference maker » ne transforme pas seulement un match avec la rondelle. Il domine aussi sans la rondelle, dans les batailles, dans les détails défensifs, dans toutes les situations de jeu. C’est ce qui sépare les très bons joueurs des véritables supervedettes.
Ward rajoute que le CH ne voit pas Hage comme une super vedette.
Voilà pourquoi son retour au Michigan pourrait finalement représenter la meilleure nouvelle possible pour son développement, même si elle constitue une énorme déception à court terme pour le Canadien.
Pendant une autre saison, il pourra continuer de jouer dans toutes les situations, améliorer son jeu défensif, travailler ses mises au jeu, ajouter de la force physique et revenir avec un bagage beaucoup plus complet.
Mais les paroles d’Aaron Ward et de Pat Hickey viennent sérieusement refroidir les attentes entourant Michael Hage. L
e Canadien continue de croire énormément en son potentiel. Mais aujourd’hui, deux observateurs qui connaissent parfaitement les exigences de la LNH et qui sont connectés à Montréal, envoient exactement le même message.
Le futur deuxième centre de Montréal devra encore convaincre… avant d’être considéré comme le sauveur que plusieurs imaginaient déjà.
