Heures difficiles pour Mike Matheson: Brad Marchand rit de lui

Heures difficiles pour Mike Matheson: Brad Marchand rit de lui

Par David Garel le 2025-12-31

Les dernières heures ont été d’une violence symbolique rare pour Mike Matheson, et pas seulement à cause du coup reçu le long de la bande, gracieuseté de Brad Marchand le salaud.

Pour le défenseur du Canadien, c’est une double claque, presque une humiliation institutionnelle, infligée coup sur coup par Ligue nationale de hockey et par Équipe Canada.

Mardi soir, en prolongation contre la Floride, Brad Marchand frappe Matheson à la tête le long de la bande. Un geste évitable à la tête, un coup de coude tardif, et surtout dangereux.

Matheson se relève péniblement, visiblement sonné, puis ne revient pas dans la rencontre. À ce moment précis, tout le Centre Bell comprend que quelque chose ne tourne pas rond.

La LNH, elle, se contente d’une simple pénalité mineure. Le Canadien marque ensuite en avantage numérique et l’emporte 3-2 grâce au but de Nick Suzuki, mais la victoire n’efface pas le malaise.

Mercredi, le verdict tombe : aucune audience, aucune suspension, dossier fermé. Et c’est là que la colère s’installe.

Parce que Marchand n’est pas un inconnu dans ce registre. Parce que le contact est à la tête. Parce que Matheson est blessé. Parce que tout indique qu’il devra s’absenter. Et parce que, selon ce qui circule ce matin, il se serait réveillé avec des maux de tête, ce qui alimente évidemment la crainte d’une commotion.

À Montréal, on ne parle plus de hockey, on parle de santé des joueurs... et de deux poids, deux mesures.

La justification officieuse de la ligue circule rapidement : Marchand aurait gardé le coude « bas », Matheson était « bas sur la glace », le contact principal serait donc discutable.

Une lecture honteuse des images qui permet à la LNH de s’accrocher à un détail technique pour éviter d’ouvrir un dossier disciplinaire.

Le problème, c’est que personne n’achète cette explication. Pas les partisans. Pas les analystes. Pas même certains joueurs, en privé.

Et ce qui met réellement le feu aux poudres, c’est ce qui se passe ensuite.

Dans les heures qui suivent, Marchand est partout. Mis de l’avant par la LNH. Utilisé comme visage promotionnel. Propulsé dans la machine marketing de la Classique hivernale. Comme si de rien n’était. Comme si le geste n’avait jamais existé.

Pire encore : il est nommé deuxième étoile du match, derrière Suzuki et devant Cole Caufield. Aucun recul. Aucun malaise apparent. Juste une impression glaciale : la ligue protège son actif.

Et là, le contraste devient indécent.

Pendant que Marchand est célébré, Matheson encaisse. Non seulement physiquement, mais symboliquement.

Quelques heures après le coup, Équipe Canada dévoile sa formation olympique pour 2026. Huit défenseurs sont retenus. Matheson n’y est pas. Il n’est pas non plus dans les remplaçants. Nulle part. Effacé.

Pourtant, on parle d’un défenseur qui mange des minutes comme très peu de joueurs dans la LNH, d’un pilier de la relance, d’un joueur mobile, intelligent, capable de jouer contre les meilleurs trios adverses.

Mais au moment où le Canada choisit ses élus, Matheson est ignoré, pendant que d’autres noms passent. Et pendant que Marchand, lui, continue d’être mis en vitrine.

C’est là que le sentiment d’injustice explose. Parce que selon plusieurs observateurs, le contexte a pesé lourd. La LNH ne voulait pas suspendre Marchand à la veille du dévoilement de l’équipe olympique.

Elle ne voulait surtout pas ternir son image à l’international, ni compliquer la promotion de la Classique hivernale avec une suspension pour un contact à la tête. La solution la plus simple ? Minimiser. Passer à autre chose. Sacrifier la cohérence pour sauver les relations publiques.

Et dans cette équation cynique, Mike Matheson est le dommage collatéral.

Mettez-vous à sa place deux secondes.

Il encaisse un coup dangereux.

Il quitte le match blessé.

Il se réveille avec des maux de tête.

Il est snobé par Équipe Canada.

Il n’est même pas considéré comme plan B.

Pendant ce temps, le joueur qui l’a frappé évite toute conséquence, est célébré publiquement et devient l’un des visages de la ligue dans les jours suivants.

Ce n’est plus seulement une décision disciplinaire contestable. C’est un message. Le message que certains joueurs sont protégés. Que certains contextes comptent plus que la sécurité. Que la LNH préfère parfois paraître cohérente plutôt que l’être réellement.

À Montréal, ça passe très mal. Parce que Matheson n’est pas un agitateur. Parce qu’il ne cherche pas l’attention. Parce qu’il fait son travail, soir après soir, sans flafla. Et parce que dans cette séquence précise, il n’a absolument rien fait pour mériter ce traitement.

Au final, la LNH sort amoindrie. Elle donne l’impression d’une ligue qui ferme les yeux quand ça l’arrange, qui protège ses têtes d’affiche et qui laisse planer le doute sur ses véritables priorités.

Et pour Mike Matheson, c’est une semaine cruelle, injuste, lourde de conséquences... sportives, physiques et humaines.

Le rat protégé... la LNH la tête dans le sable... la honte...