Une image. Une seule. Et tout le reste devient secondaire.
Dans sa loge du Centre Bell, pendant le match face aux Flames, Kent Hughes n’est pas en mode calcul, ni en train de jouer au jeu préféré des directeurs généraux de la LNH ... celui où tu fais semblant de ne rien ressentir.
Non. On le voit rire à gorge déployée, taper sur la table, échanger avec ses collègues comme un gars qui vient de déposer son sac à dos après un examen final… et qui sait que ça a bien été.
Le genre de rire qu’on ne peut pas faker.
Et cette séquence-là arrive au moment parfait.
Kent Hughes having a grand old time tonight. pic.twitter.com/RdWk2W4orQ
— Matt Drake (@DrakeMT) January 8, 2026
Hughes venait de traverser l’une de ses conférences de presse les plus chargées depuis son arrivée à Montréal. Gardiens.
Blessures.
Date limite.
Équilibre entre le présent et le futur.
Rien de léger. Rien de confortable. Juste une série de dossiers où la moindre phrase de trop peut déclencher une tempête médiatique.
Résultat? Zéro dérapage. Zéro porte claquée. Zéro panique. Tout est resté ouvert, réfléchi, assumé.
Puis le classement fait le reste du travail.
Troisième dans la division.
Septième dans la LNH.
À mi-saison.
Pas après une séquence chanceuse. Pas après dix matchs. Après un vrai échantillon qui commence à dire quelque chose de sérieux sur cette équipe-là.
L’an dernier, le Canadien avait surpris tout le monde en accrochant les séries alors que personne ne savait vraiment quoi attendre.
Cette saison, les attentes étaient plus claires : rester dans la course, continuer de progresser, ne pas brûler d’étapes.
Et voilà que le CH se retrouve non seulement dans le portrait… mais confortablement installé dans le premier tiers de la ligue.
C’est là que la scène dans la loge prend tout son sens.
Ce n’est pas le rire d’un DG qui fanfaronne.
Ce n’est pas le sourire d’un gars qui pense avoir gagné la Coupe Stanley en janvier.
C’est le soulagement calme de quelqu’un qui voit que son plan tient debout quand la saison devient lourde, quand les blessures s’accumulent, quand les décisions commencent à coûter cher.
Une équipe jeune qui gagne.
Un vestiaire qui ne s’effondre pas.
Un groupe qui joue pour vrai, pas juste pour survivre.
Alors oui, voir Kent Hughes heureux, ça peut surprendre.
On est tellement habitués à voir des DG crispés, figés, en mode poker face permanent.
Mais parfois, une image vaut plus que mille citations bien rodées.
Cette séquence-là ne dit pas que tout est réglé.
Elle ne dit pas que le Canadien est rendu au sommet.
Elle ne dit pas que les décisions difficiles sont derrière.
Elle dit simplement une chose : le Canadien est exactement là où Kent Hughes espérait qu’il soit à ce stade-ci de la saison.
Et pour une fois, il s’est permis de le montrer.
AMEN
