Moment difficile pour Maxim Lapierre: une femme l'attaque publiquement

Moment difficile pour Maxim Lapierre: une femme l'attaque publiquement

Par David Garel le 2026-03-22

La tempête est partie d’un simple commentaire. Une phrase. Une frustration. Mais en quelques minutes, ça s’est transformé en véritable déferlement.

Et au centre de tout ça : Maxim Lapierre.

Ce qui s’est passé hier sur les réseaux sociaux est révélateur. Brutal. Presque violent dans la manière dont ça a dégénéré. Une femme, identifiée comme Sonia Morin, a lancé l’attaque qui a tout déclenché. Pas une critique nuancée. Pas un désaccord posé. Une charge frontale, sans filtre :

“Ta yeule le caniche… t’arrêtais pas de dire qu’on entrerait en séries avec Montembeault…”

Tout est parti d’un commentaire banal d’une parfaite inconnue. Une no-name, sans aucune portée… et pourtant, ça a créé une véritable tempête sur les réseaux sociaux.

Parce que ce message-là, il ne sort pas de nulle part. Il résume des mois de frustration accumulée chez une partie des partisans.

Pendant toute une période, Lapierre a été l’un des plus fervents défenseurs de Samuel Montembeault. Il y croyait. Il le répétait. Il le martelait. Pour lui, Montembeault pouvait amener les Canadiens de Montréal en séries. Il fallait lui faire confiance. Il fallait arrêter de douter.

Et aujourd’hui?

Le discours a changé.

Lapierre parle maintenant ouvertement du futur du filet avec Jacob Fowler et Jakub Dobes comme tandem d’avenir. Une projection logique, rationnelle, même. Mais sur les réseaux sociaux, ce genre de virage est perçu comme une trahison.

Et c’est exactement ce qui a explosé.

Les réponses se sont multipliées à une vitesse folle. Des dizaines, puis des centaines de commentaires. Le ton? Impitoyable.

“Il n’a plus aucune crédibilité.”

“Ils nous ont enfoncé Montembeault dans la gorge pendant des mois.”

“Encore un qui change de discours quand ça fait son affaire.”

Ce n’était plus un débat hockey.

C’était un procès public.

Et le timing rend le tout encore plus violent.

Parce que pendant que Lapierre se fait démolir, la discussion autour du filet du Canadien est en train de basculer. Les performances, les projections, l’arrivée imminente de jeunes comme Fowler… tout ça alimente une nouvelle narrative. Une narrative où ceux qui avaient pris position trop fortement dans le passé deviennent des cibles faciles.

C’est ça, la réalité des réseaux sociaux aujourd’hui.

Tu peux avoir raison pendant six mois… mais si le vent tourne, c’est ta dernière prise de position qui définit tout.

Et dans le cas de Lapierre, le contraste est trop frappant pour certains. Trop rapide. Trop visible.

Ce qui est dur, dans cette histoire-là, c’est que ça dépasse complètement l’analyse hockey.

Parce qu’on parle d’un ancien joueur. D’un gars qui vit le hockey, qui donne des opinions, qui évolue dans sa lecture comme tous les analystes le font. Mais sur les réseaux sociaux, cette nuance n’existe pas.

Tu n’as pas le droit d’évoluer.

Tu n’as pas le droit d’ajuster ton discours.

Tu n’as pas le droit de te tromper.

Sinon, on te le rappelle. Fort. Longtemps. Et publiquement.

Et c’est exactement ce que Maxime Lapierre est en train de vivre.

Un moment extrêmement difficile.

Une tempête numérique où tout se mélange : frustration des partisans, historique de prises de position, perception d’incohérence… et surtout, cette culture du “call out” instantané où une seule phrase peut déclencher un incendie.

Le plus frappant, c’est que tout ça arrive dans un contexte où la pression médiatique autour des Canadiens de Montréal n’a jamais été aussi intense. Chaque décision, chaque analyse, chaque projection est disséquée. Et ceux qui parlent fort… finissent souvent par encaisser encore plus fort.

Hier, ce n’était pas juste une critique.

C’était une mise en accusation publique.

Et dans cet environnement-là, même les voix les plus assumées commencent à marcher sur une ligne extrêmement mince.

Une ligne où chaque mot peut te revenir en pleine face.

Instantanément.