Canadien–Sabres, un samedi soir de feu. Un match intense, avec des allures de séries. Le genre de duel qui fait vibrer le Centre Bell, qui rassemble le Québec au grand complet devant sa télé. Et puis, l’entracte arrive. Et là, comme un coup de masse : Stéphane Auger est encore là.
Oui. Encore.
Malgré les dizaines de vagues de colère. Malgré les centaines de commentaires moqueurs ou outrés. Malgré les plaintes d’auditeurs, de téléspectateurs, de collègues. Malgré les appels à son retrait immédiat. TVA Sports persiste.
Une question que tout le monde se pose : pourquoi?
C’est incompréhensible. Il ne s’agit plus d’une voix controversée ou polarisante. Il ne s’agit même plus d’un simple analyste mal aimé.
Il s’agit d’un rejet total.
Depuis des mois, Stéphane Auger est la cible d’un véritable effondrement de confiance. Chaque fois qu’il prend la parole, les réseaux sociaux explosent : les partisans se plaignent, rient jaune, changent de chaîne, ou tout simplement ferment le son. Il est devenu, littéralement, un running gag de la diffusion.
« On a autant besoin de son opinion qu’une paire d’amygdales. »
« TVA a congédié une stagiaire à Amos à 22 000$, mais garde encore Auger. »
Et pourtant, le 31 janvier 2026, il est encore là.
La goutte de trop : le match contre Buffalo
Le match de ce samedi entre Montréal et Buffalo était tout ce que les amateurs pouvaient souhaiter. Rythme, intensité, tension. Un duel d’égal à égal entre deux jeunes équipes affamées.
Et à l’entracte, TVA Sports a offert à son public une dose de ce qu’il rejette massivement : les commentaires de Stéphane Auger.
Encore une fois, il a minimisé les décisions douteuses. Encore une fois, il a donné raison aux arbitres. Encore une fois, il a évité toute prise de position claire.
Et encore une fois, la réaction fut immédiate :
« J’ai pas vu la reprise… donc je peux pas me prononcer. »
Cette phrase, devenue tristement célèbre, résume tout le problème. Auger ne sert plus à analyser. Il sert à justifier. À minimiser. À défendre l’indéfendable.
Le jour où Auger a perdu l'amour du Québec pour de bon est le 18 octobre 2025. Un combat impliquant Arber Xhekaj et Matt Rempe. Un moment chaud, où tout le monde avait les yeux rivés sur la séquence.
Et que dit Auger?
« Xhekaj méritait deux minutes de plus. »
Pas un mot sur Rempe. Pas un mot sur la provocation. Pas un mot sur le geste dangereux. Rien. Juste une punition à Xhekaj. Et comme toujours : aucune empathie envers le point de vue du partisan.
Les réactions ont fusé :
« Si Xhekaj mérite deux, Rempe mérite cinq pour tentative de blesser. »
« Il est toujours d’accord avec les arbitres. C’est insupportable. »
« Aucune idée pourquoi ils prennent le temps de l’appeler. »
Le public a parlé. Encore. Et encore. Et encore.
Un analyste inutile… et nuisible
À ce stade, il ne s’agit plus de goût. Il s’agit de logique.
Stéphane Auger n’informe plus. Il n’explique plus. Il n’analyse plus.
Il répète. Il dilue. Il protège.
Un partisan l’a résumé de façon brutale :
« Il est payé pour dire qu’il n’a rien vu. »
Et un autre a tranché :
« C’est devenu un job payé à rien faire. »
Le problème dépasse Auger : TVA Sports sabote sa propre crédibilité.Ce n’est plus un simple désalignement entre un intervenant et le public. C’est une erreur stratégique qui coûte cher.
TVA Sports tente de reconquérir un marché. Une audience. Une crédibilité. La chaîne a perdu plus de 300 millions de dollars depuis sa création, tente de négocier un retour des droits nationaux de la LNH, et se bat pour exister entre RDS et Sportsnet.
Et pendant ce temps, elle maintient à l’antenne un analyste unanimement rejeté.
« TVA pourrait économiser beaucoup en se débarrassant de Stéphane Auger. »
« Je ferme le son quand il parle. »
« Même ses collègues n’en peuvent plus. »
Le silence complice
Même Renaud Lavoie, reconnu pour son calme, avait déjà pété les plombs en direct, incapable de supporter une autre défense absurde d’Auger lors des séries de 2021.
Depuis, il ne dit plus rien. Il garde le silence.
Mais son visage en dit long. Son ton. Son regard.
On le sent : même en interne, c’est insupportable.
Une tempête de surface… et de fond
Ce que tu as vu hier soir, devant ton écran, tu n’étais pas seul. Ce que tu as ressenti en entendant Auger répéter ses formules creuses, des milliers de partisans l’ont ressenti aussi.
Et ce que TVA Sports refuse de reconnaître, c’est que chaque minute de Stéphane Auger à l’écran leur coûte en crédibilité, en écoute, en loyauté.
Ce n’est plus une anecdote. C’est un symptôme. D’une chaîne qui ne s’écoute pas. Qui n’écoute pas.
Le moment de vérité
Le 31 janvier 2026, TVA Sports avait une chance : donner une diffusion crédible, mordante, à un match excitant.
Ils ont préféré offrir, encore une fois, le monologue corporatiste d’un ex-arbitre devenu caricature.
Et ce choix, encore une fois, les isole davantage de leur public.
Le mot de la fin
Quand un analyste devient un boulet, il faut couper.
Quand un public se détourne, il faut écouter.
Quand même les collègues n’en peuvent plus, il faut agir.
Et quand on entend, match après match :
« Stéphane Auger est encore là? », alors on sait qu’il est déjà trop tard.
