L’été 2025 devait être celui de la libération pour Zachary Bolduc. Enfin échangé par les Blues de Saint-Louis au Canadien de Montréal, il arrivait chez lui, dans une ville qui respire le hockey, avec une chance en or de s’imposer dans un top 6 en pleine mutation.
Mais aujourd’hui, à l’approche fatidique du 1er septembre, Bolduc n’a plus une certitude : il prie, littéralement, pour qu’aucune transaction ne vienne briser son rêve de devenir le deuxième centre du Canadien de Montréal.
Selon Renaud Lavoie, si Kirby Dach n’est pas prêt à temps pour le début de saison, c’est bel et bien Bolduc qui héritera de cette chaise aussi précieuse que lourde à porter.
Mais ce scénario n’a rien de garanti. Car Kent Hughes continue de discuter avec Anaheim et Seattle pour Mason McTavish ou Jared McCann, et une transaction de dernière minute pourrait reléguer Bolduc à l’aile alors qu'on lui a fait miroiter le rêve de devenir 2e centre.
Pire encore, il jouerait automatiquement sur le 3e trio vu que la place de Laine est assurée avec Demidov.
Il faut le rappeler : Zachary Bolduc a fait ses classes comme joueur de centre dans la LHJMQ, où il excellait autant par sa vision du jeu que par sa capacité à marquer dans les moments cruciaux.
Mais depuis son arrivée dans la LNH, c’est surtout à l’aile qu’on l’a utilisé. À Saint-Louis, il a passé l’entièreté de sa saison recrue à gauche, aux côtés de centres établis.
À Montréal, la donne change. La réhabilitation louche de Kirby Dach, combinée à l’absence d’un deuxième centre naturel de haut niveau, ouvre une porte que Bolduc croyait fermée depuis longtemps.
Et ce n’est pas un hasard si cet été, on l’a vu s’entraîner spécifiquement aux mises au jeu, sous la supervision de Marc Bureau, le spécialiste maison.
Il s’agissait d’une démarche réfléchie de l’organisation : diversifier le jeu de Bolduc, lui donner des cordes de plus à son arc, et peut-être préparer son intégration comme pivot à temps plein.
S’il devait combler ce rôle, il réglerait un problème majeur : celui de la faiblesse des centres gauchers à Montréal.
Mais c’est Renaud Lavoie qui a fait basculer le dossier dans une autre dimension. Dans une intervention remarquée, l’informateur a expliqué que si aucune transaction n’avait lieu d’ici au 1er septembre, Bolduc était clairement pressenti comme le deuxième centre du Canadien pour entamer la saison.
Et c’est là que la panique s’installe pour le Québécois. Car Bolduc connaît les rumeurs. Il lit les journaux. Il sait que Kent Hughes discute activement pour McTavish et McCann. Il sait qu’un appel de dernière minute peut ruiner sa chance avant même qu’il n’ait pu la saisir.
Alors il prie. Il prie pour que le téléphone de Hughes reste muet. Il prie pour que les Ducks restent intransigeants en continuant d'exiger David Reinbacher ou Michael Hage, ce que Kent Hughes refuse absolument.
Il prie aussi pour que Seattle exige trop dans le dossier McCann.
Parce que s’il n’y a pas de transaction, c’est lui, Zachary Bolduc, qui aura la chance de prouver qu’il peut être ce centre tant attendu.
Les sceptiques rappellent que Bolduc n’a pas joué centre à temps plein depuis plusieurs années. Et ses statistiques en mises au jeu, forcément limitées, n’ont rien de rassurant.
Mais l’organisation croit en son potentiel. À 6 pieds 1 pouce, doté d’un bon gabarit et d’une intensité qui colle au style que Martin St-Louis veut imposer, Bolduc a les atouts pour surprendre.
Lavoie insiste : Bolduc, avec son jeu physique, son intensité et son identité de joueur nord-américain classique, pourrait rapidement devenir un chouchou de la foule montréalaise. Et quoi de mieux que d’assumer ce rôle au centre, là où la pression est maximale?
À Brossard, ses coéquipiers l’ont vu à l’œuvre cet été. Tous savent que le Québécois a le feu sacré.
Mais ils savent aussi que rien ne le mettra autant en valeur qu’un rôle de centre, surtout aux côtés d’un Demidov capable de marquer ou de distribuer avec brio.
Bolduc au centre de Demidov et Laine? Ce serait une combinaison électrisante. Mais pour que ce scénario se réalise, il faut que Hughes résiste à la tentation de céder un premier choix protégé et d'autres éléments pour McTavish ou McCann.
Le 1er septembre est une date charnière parce que c’est celle où le bonus de Carey Price est versé, et donc celle où son contrat peut être transigé plus facilement. Et dans les coulisses, plusieurs s’attendent à ce que Hughes bouge justement à ce moment-là.
Bolduc, lui, ne veut rien savoir. Chaque jour qui passe sans transaction est une petite victoire personnelle. Mais il sait que tout peut basculer en un claquement de doigts.
Et c’est pour ça que le Québécois, à 22 ans, vit sans doute l’été le plus stressant de sa carrière. À veille de jouer pour l'équpe de son enfance, il ne se bat pas seulement pour un poste : il se bat contre le marché des transactions.
Zachary Bolduc est dans une position paradoxale. Il est à la fois l’espoir québécois d’une ville qui veut enfin combler son trou béant au centre, et un joueur qui pourrait bien commencer sa carrière chez lui... sur un 3e trio.
Mais Renaud Lavoie l’a dit : si rien ne bouge, c’est Bolduc qui sera le deuxième centre. Mais cette phrase n’a rien d’une promesse. C’est une condition fragile, dépendante de mille coups de fil, d’une seule transaction.
Et c’est pour ça que Bolduc prie. Il prie que Hughes tienne bon. Il prie que les Ducks et le Kraken soient trop gourmands. Il prie que le 1er septembre arrive sans coup de théâtre.
Parce qu’au fond, il sait que cette opportunité pourrait ne plus jamais revenir.
C’est clair que pour Zachary Bolduc, le 1er septembre n’est pas une date comme les autres. Déjà, le simple fait de revêtir l’uniforme du Canadien de Montréal, son équipe d’enfance, représente une pression énorme pour lui et pour ses proches.
Mais quand on y ajoute l’incertitude d’une éventuelle transaction à la dernière minute qio va changer son destin, l’angoisse monte d’un cran.
Pour un jeune Québécois, c’est une double charge émotionnelle : répondre aux attentes d’un marché impitoyable et, en même temps, craindre que son rôle comme deuxième centre lui échappe avant même d’avoir eu la chance de le prouver.
Imaginez l’ambiance à la maison : sa famille suit chaque rumeur, guette les moindres nouvelles sur Mason McTavish ou Jared McCann.
Le 1er septembre, date du versement du bonus de Carey Price et moment-clé pour les mouvements de personnel, devient presque une journée de verdict pour Bolduc.
À ce stade-ci, ce n’est plus seulement une question de hockey : c’est une question d’équilibre familial, de confiance et d’avenir.
Chaque téléphone que reçoit Kent Hughes peut changer sa vie, et ça, pour un jeune joueur québécois placé sous les projecteurs de Montréal, c’est une pression sans limite.
Bienvenue à Montréal le kid...