Montréal honteuse: la saleté de la ville fait jaser jusqu'à Tampa Bay

Montréal honteuse: la saleté de la ville fait jaser jusqu'à Tampa Bay

Par David Garel le 2026-04-22
lightning

C’est la pire semaine possible pour donner cette image-là de Montréal.

Le Lightning de Tampa Bay débarque en ville pour les matchs 3 et 4… et pendant ce temps, ce qui circule partout, ce sont des images de rues sales, de déchets accumulés, de trottoirs négligés et de citoyens complètement découragés par l’état de la ville.

Et ça commence à devenir une vraie honte.

Parce qu’on parle d’une série éliminatoire de la LNH. On parle d’une vitrine internationale. On parle d’une ville qui va être regardée partout en Amérique du Nord pendant tout le week-end.

Et encore une fois, Montréal risque de faire parler d’elle pour les mauvaises raisons.

Ce qui frappe dans le reportage de La Presse, c’est à quel point même les citoyens n’en peuvent plus.

« C’est dégueulasse, ce n’est pas normal qu’une ville comme Montréal soit sale comme ça », lance une résidante d’Hochelaga-Maisonneuve.

Un autre citoyen parle carrément d’un quartier devenu “décourageant”.

Et les images décrites dans le reportage sont brutales.

Deux journalistes ont rempli deux sacs complets de déchets… en seulement quinze minutes… simplement en marchant près d’une piste cyclable dans Hochelaga-Maisonneuve.

Pas dans une ruelle abandonnée.

Pas dans un terrain vague.

Dans un quartier résidentiel de Montréal.

Et ce qu’ils ont ramassé en dit long : un bâton de hockey, une étoile de sapin de Noël, des mégots de cigarettes, des emballages alimentaires, une tuque, un gant, même des bas-culottes.

Comment une ville peut-elle être dans cet état-là en pleine série éliminatoire?

C’est ça la question.

Et les chiffres font mal.

Dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, seulement 5 % des rues avaient été nettoyées au 15 avril. Les trottoirs? À peine 15 %.

Dans Le Sud-Ouest, on parlait d’environ 10 % du nettoyage complété.

Même des secteurs centraux comme Verdun ou Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension étaient seulement autour de 20 %.

On est loin d’une ville prête à accueillir des milliers de visiteurs pour les séries.

Et pendant ce temps-là, des touristes identifient maintenant la malpropreté comme la principale source d’insatisfaction à Montréal devant la circulation et le stationnement.

Ça aussi, ça frappe fort.

Parce que Montréal aime se présenter comme une ville de hockey, une ville de culture, une ville festive, une ville internationale.

Mais quand des visiteurs débarquent et voient des sacs éventrés, des déchets partout, des mégots, des emballages qui traînent et des rues abandonnées après l’hiver… ça devient impossible à cacher.

Même les citoyens pointent maintenant du doigt des carrés d’arbres transformés en véritables dépotoirs.

D’autres dénoncent les sacs de recyclage éventrés dans les rues pour récupérer des canettes.

Et pendant ce temps-là, la Ville continue d’expliquer les retards par la météo, par les conditions printanières ou par la récente grève des cols bleus.

Mais honnêtement, les excuses commencent à être difficiles à entendre.

Parce que l’administration de Soraya Martinez Ferrada avait promis “du jamais vu” pour le ménage du printemps.

Plus d’équipes.
Plus d’effectifs.
Un déploiement plus rapide.

Et au final, plusieurs quartiers ressemblent encore à la fin du mois de mars.

C’est ça qui est gênant.

La ville devait profiter des séries pour rayonner.

Au lieu de ça, on se retrouve encore à parler de déchets, de retards, de rues sales et d’une administration incapable de livrer le ménage du printemps à temps.

Et là, le contexte est encore pire.

Parce que Tampa Bay arrive directement d’une des villes les plus propres et les plus entretenues du circuit.

Les joueurs du Lightning vont débarquer ici en pleine couverture médiatique des séries, avec des caméras partout autour du Centre Bell, du centre-ville et des quartiers touristiques.

Et honnêtement, Montréal n’est pas prête.

C’est exactement le genre de semaine où une ville peut améliorer sa réputation.

Les terrasses commencent à rouvrir.

Le hockey ramène l’énergie.

Les touristes reviennent.

Toute l’attention est tournée vers les Canadiens de Montréal.

Mais au lieu de voir une ville vibrante et propre, ce qu’on montre partout, ce sont des rues couvertes de déchets d’hiver.

Même Tourisme Montréal reconnaît maintenant publiquement que la propreté est devenue le principal irritant chez les visiteurs.

Et ça, c’est extrêmement grave pour l’image de Montréal.

Parce qu’on ne parle plus juste d’une perception locale.

On parle d’une réputation qui commence à coller à la ville à l’international.

Le pire dans tout ça?

Le Grand Prix du Canada arrive bientôt lui aussi.

Donc non seulement Montréal doit accueillir une série éliminatoire extrêmement médiatisée… mais elle devra aussi accueillir des dizaines de milliers de touristes supplémentaires dans les prochaines semaines.

Et pour l’instant, la ville donne l’impression d’être complètement dépassée.

Rendu là, ce n’est plus juste une question d’image.

C’est devenu un symbole du laisser-aller général que de plus en plus de Montréalais dénoncent ouvertement.