Montréal sur la liste de Tomas Hertl: Kent Hughes veut trouver la bonne offre

Montréal sur la liste de Tomas Hertl: Kent Hughes veut trouver la bonne offre

David Garel
Le 2026-06-30

La bombe Tomas Hertl pourrait bien finir par exploser… à Montréal.

Le journaliste de TSN, Chris Johnston a confirmé que le nom du centre des Golden Knights circulait sur le marché des transactions. Plusieurs équipes ont immédiatement commencé à faire leurs calculs.

Les centres capables d’évoluer dans un top-6 sont devenus une denrée pratiquement introuvable dans la LNH.

Les blues ont confirmé que Robert Thomas n’est plus disponible sur le marché des transactions.

Nico Hischier va signer pour 5 ans et 60 M$ (12 M$ par année).

L'option Dylan Larkin existe encore, mais Steve Yzerman demande la lune, et Kent Hughes doit encore convaincre Larkin de placer Montréal sur sa liste.

Le marché se vide à une vitesse folle.

Et pendant ce temps, Vegas tente encore une fois de résoudre un casse-tête salarial qui semble impossible.

Même après plusieurs mouvements importants, dont la transaction envoyant Pavel Dorofeyev à New York, les Golden Knights demeurent coincés sous le plafond.

Le dossier Rasmus Andersson continue d’alimenter les rumeurs et tout indique que Kelly McCrimmon devra encore créer de l’espace avant de signer le défenseur qui demande un salaire annuel de 8,5 M$.

Selon Johnston, c'est Hertl qui sera sacrifié.

À 32 ans, Tomas Hertl demeure l’un des meilleurs centres two-way de la Ligue nationale. Son contrat est toutefois devenu un véritable casse-tête pour Vegas.

Officiellement, Hertl touche 8,1375 millions de dollars par saison jusqu’en 2030, même si les Sharks de San Jose retiennent une partie importante de son salaire (17,5 %), ce qui fait en sorte que son impact réel sur la masse salariale des Golden Knights est de 6,75 millions de dollars.

Sur papier, Vegas économiserait donc 6,75 millions en l’échangeant. Mais dans les faits, c’est un joueur payé plus de huit millions de dollars qui pourrait quitter l’organisation.

Lorsque l’on ajoute les autres dossiers financiers auxquels Kelly McCrimmon doit faire face, notamment sa volonté d’améliorer encore sa défensive et de conserver une certaine flexibilité sous le plafond salarial en ajoutant des attaquants établis pour améliorer sa prodondeur, on comprend rapidement pourquoi le nom de Hertl circule avec autant d’insistance.

Selon certaines informations qui circulent, Montréal ferait partie des destinations que Hertl accepterait si une transaction devait être conclue.

Imaginez deux secondes. Hertl a une liste de 3 équipes où il accepterait d'être échangé. Sa liste "no-trade" contient 28 équipes.

Et le Canadien posséderait exactement le type d’actifs dont Vegas pourrait avoir besoin.

Les Golden Knights n’ont plus une banque de choix exceptionnelle.

Ils ont sacrifié énormément d’espoirs au cours des dernières années pour gagner immédiatement.

Aujourd’hui, ils doivent trouver une façon de demeurer compétitifs tout en rajeunissant leur organisation.

C’est là que Montréal peut devenir un partenaire logique.

À mon avis, Vegas ne chercherait pas seulement des choix au repêchage.

Des choix, tout le monde peut en offrir.

Ce qu’il lui faut, ce sont de jeunes joueurs capables d’aider rapidement tout en coûtant beaucoup moins cher contre le plafond salarial.

Kirby Dach pourrait parfaitement entrer dans cette catégorie.

Oui, sa valeur a diminué.

Oui, les blessures soulèvent encore plusieurs interrogations, tout comme sa paresse et sa nonchalance.

Mais il demeure jeune, possède un gabarit exceptionnel et certains directeurs généraux pourraient toujours croire qu’un changement d’environnement lui permettrait enfin d’exploser.

Oliver Kapanen représenterait également un profil intéressant.

Responsable défensivement.

Déjà capable de jouer chez les professionnels.

Très peu coûteux.

Exactement le genre de profondeur que recherchent souvent les organisations coincées financièrement.

Mais Montréal ne voudrait pas sacrifier Kapanen. Dach serait l'attaquant que Kent Hughes veut échanger.

Vegas pourrait également vouloir obtenir un choix de première ronde.

Peut-être même un espoir supplémentaire.

Bryce Pickford?

Adam Engström?

Un autre jeune actif?

Les possibilités sont nombreuses.

Une chose semble toutefois évidente.

Plus les jours avancent, plus le rapport de force risque de changer.

Si les Golden Knights doivent absolument libérer plusieurs millions de dollars afin de compléter d’autres dossiers, leur pouvoir de négociation diminuera inévitablement.

Hertl ne coûterait pas grand chose sur le marché au moment où l'on se parle.

Voilà le genre de situation que Kent Hughes adore exploiter.

Le directeur général du Canadien n’a jamais démontré qu’il négociait sous la pression.

Au contraire.

Il attend.

Il observe.

Puis il attaque lorsque l’autre équipe commence à manquer d’options.

Évidemment, plusieurs partisans regarderont immédiatement l’âge de Hertl.

32 ans.

Contrat jusqu’en 2030.

Des inquiétudes parfaitement légitimes.

Mais il faut aussi regarder où en est rendu le Canadien.

L’équipe ne peut plus uniquement accumuler des espoirs.

À un certain moment, il faut entourer ce noyau de joueurs établis capables de gagner maintenant.

Hertl correspond exactement à cette définition.

Imaginez un instant un deuxième trio piloté par Tomas Hertl avec Ivan Demidov à sa droite.

Tout à coup, la pression offensive ne reposerait plus uniquement sur Nick Suzuki.

Le Canadien deviendrait beaucoup plus difficile à affronter au centre de la glace.

Et surtout, Montréal réglerait enfin un problème qui dure depuis des années.

Pas à n’importe quel prix.

Certainement pas en sacrifiant les pièces les plus importantes de l’avenir.

Mais avec une combinaison intelligente de jeunes joueurs, d’espoirs et de choix au repêchage.

Les occasions d’obtenir un véritable centre établi sont très rares.

Vegas commence à manquer d’oxygène sous le plafond salarial. Un joueur normalement intouchable devient tout d'un coup accessible.

À Kent Hughes s'en profiter.