Négociations Montréal-New York: David Reinbacher devient la clé

Négociations Montréal-New York: David Reinbacher devient la clé

Par David Garel le 2026-01-21

David Reinbacher sera-t-il transigé d'ici le 6 mars prochain? (date limite des transactions)

D'ici le 4 février? (gel olympique)

Il y a des phrases qui résonnent comme des détonations dans le monde feutré du Canadien de Montréal.

Et celle-là, lancée calmement par Mathias Brunet dans son plus récent podcast, a fait trembler toute la base partisane

David Reinbacher pourrait partir plus vite qu’on le pense.

Mathias Brunet a dit être très, très inquiet du développement de David Reinbacher, un joueur qui était considéré comme intouchable depuis son repêchage.

Selon lui, Reinbacher pourrait devenir disponible plus rapidement qu’on ne l’avait imaginé, ce qui serait un signe que le Canadien pourrait envisager de l’inclure dans une transaction d’envergure si cela permet d’obtenir une pièce offensive de haut niveau.

On parle d'un journaliste extrêmement bien branché, qui a toujours défendu Reinbacher, qui ouvre clairement la porte à un départ. Et dans le même souffle, c’est le mythe de l’intouchable qui s’écroule.

La machine à rumeurs ne dort jamais. Et à six semaines de la date limite des transactions, elle tourne à plein régime.

Les Rangers de New York, en chute libre, sont prêts à tout faire sauter. Même Adam Fox serait officiellement sur le marché. Leur défensive s’est effondrée. Leur identité est brouillée. Et Chris Drury n’a plus peur de démolir ce qu’il avait lui-même construit.

C’est là que le nom d’Alexis Lafrenière revient en force à Montréal.

Selon Elliotte Friedman, le Québécois est bel et bien sur le marché des transactions.

À New York, plus rien n’est exclu. La reconstruction impose des sacrifices. Et les Rangers cherchent des défenseurs jeunes, structurés, capables de devenir des piliers rapidement.

David Reinbacher correspond parfaitement à ce profil.

Mais il y a de l’eau dans le gaz entre Jeff Gorton, architecte du noyau des Rangers, et Chris Drury, l’homme qui l’a remplacé. Les deux hommes se détestent et ne sont pas capables de se voir en peinture.

Toutefois, la LNH est un business. Et si un package logique permet de répondre aux besoins des deux équipes, les rancunes peuvent être mises sur pause.

Les Rangers veulent revamper leur défensive. Le CH veut un attaquant top-6 établi. Il existe un point de rencontre.

Et ce point de rencontre pourrait s’appeler Alexis Lafrenière contre David Reinbacher.

Ce qui rend cette rumeur crédible, c’est la chute de statut de Reinbacher dans la hiérarchie interne du CH.

Même Tony Marinaro le dit sans détour :

« Adam Engström est en avance sur David Reinbacher en ce moment. »

C’est une déclaration forte. Et elle est appuyée par les faits. Reinbacher n’a pas explosé en AHL. Il montre des flashs, mais n’a pas dominé. Il n’est pas encore le défenseur top-4 attendu d’un 5e choix au total.

Et comme l’a souligné Brunet avec insistance : le CH a besoin d’un vrai centre ou ailier de haut niveau. Maintenant.

Pourquoi Alexis Lafrenière? Pourquoi maintenant?

Parce que le momentum est là.

Lafrenière connaît une saison décevante (28 points en 51 matchs), mais n’a jamais réussi à incarner les attentes liées à un premier choix au total. À New York, il est constamment le bouc émissaire. Le système des Rangers ne le met pas en valeur. Et il n’a jamais été traité comme une pierre angulaire.

Mais à Montréal, il deviendrait immédiatement une vedette. Il incarne tout ce que la foule adore : un gars de chez nous, émotif, combatif, capable de jouer avec Suzuki, etCaufield

Et à 22 ans, il a encore le potentiel de devenir un joueur de 70+ points, surtout sous Martin St-Louis.

Ce ne sera pas un échange un pour un. Pour équilibrer le salaire (Lafrenière gagne 7,45 M$ jusqu'en 2032), il faudrait peut-être ajouter un contrat comme celui de Patrik Laine (flipé vers NY ou dans un deal à trois équipes).

Mais surtout, Reinbacher ne suffira pas à lui seul. Le CH devra ajouter.

Voici ce que pourrait ressembler un package crédible :

David Reinbacher (pièce centrale).

Un choix de 2e ronde.

Un espoir secondaire (Owen Beck).

Un salaire (Laine) pour équilibrer.

Si Kent Hughes est prêt à sacrifier David Reinbacher, c’est que le vent a tourné.

Ce n’est plus une équipe en reconstruction. C’est une équipe qui vise les séries dès cette année, et la Coupe dès 2027.

Suzuki, Caufield, Slafkovsky, Demidov, Kapanen… ça manque d’un dernier morceau élite à l’avant.

Alexis Lafrenière est ce morceau-là.

Et s’il faut sacrifier un défenseur qui ne domine pas à Laval pour obtenir un joueur francophone de 24 ans, au sommet de sa confiance?

Kent Hughes n’hésitera pas.