Non-transaction: Kent Hughes rit aux larmes

Non-transaction: Kent Hughes rit aux larmes

Par David Garel le 2026-04-03

Il y a des journées où une équipe se transforme avec une transaction… et il y a des moments beaucoup plus rares où une organisation progresse justement parce qu’elle refuse de paniquer.

Et en ce moment, selon Pierre LeBrun, c’est exactement ce qui est en train de se passer avec les Canadiens de Montréal.

Parce que contrairement à ce que plusieurs pensent, Kent Hughes n’est pas resté les bras croisés à la date limite. Bien au contraire. Le Canadien a été actif. Très actif. Des discussions ont eu lieu pour Connor Murphy. Même chose pour Rasmus Ristolainen. Des dossiers concrets. Des négociations avancées.

Mais à chaque fois, le prix a freiné Montréal.

Et c’est là que la phrase de LeBrun frappe fort : “Parfois, les meilleures transactions sont celles que tu ne fais pas.”

Dans un marché comme Montréal, cette idée-là est presque contre-intuitive. Parce que la pression est énorme. Parce que tout le monde voit les autres équipes bouger. Parce que la peur de “manquer quelque chose” est constante.

On l’a vu partout autour du Canadien.

Les Sabres de Buffalo ont ajouté Logan Stanley et Luke Schenn pour du papier sablé. Les Red Wings de Détroit ont bougé. Les Islanders de New York ont empilé les vétérans. Partout dans l’Est, ça s’est renforcé.

Et Montréal?

Rien.

Ou du moins, en apparence.

Parce que pendant que les autres surpayaient, Kent Hughes, lui, a refusé d’hypothéquer son avenir pour des solutions temporaires. Il a regardé les prix pour Murphy. Pour Ristolainen. Et il a jugé que ça ne valait pas le coût.

Et quand Toronto lui a demandé Michael Hage pour Matthew Knies, il a fermé la porte:

Et aujourd’hui, avec le recul, cette décision-là commence à ressembler à un coup de maître.

Parce que le Canadien est devenu… l’équipe de l’heure dans la LNH.

Depuis le retour de Phillip Danault, la structure est revenue. Le contrôle des matchs est là. Les avances ne s’évaporent plus de la même façon. L’équipe marque plus, défend mieux, joue avec maturité. Et surtout, elle gagne.

Et pendant ce temps-là, les rumeurs qui ont filtré montrent à quel point Hughes était prêt à aller loin.

À Toronto, on discutait sérieusement. Le nom de Matthew Knies a circulé. Et selon ce qui se disait, les Maple Leafs auraient demandé des morceaux majeurs, dont Michael Hage du côté de Montréal. Des actifs importants. Des éléments du futur.

Montréal a dit non.

Et c’est là que tout prend son sens.

Parce que ce qu’on voit aujourd’hui, ce n’est pas une équipe qui a manqué sa date limite. C’est une équipe qui a compris où elle était rendue dans sa reconstruction. Une équipe qui a choisi la patience plutôt que la panique. Une équipe qui a refusé de brûler des étapes.

Et le résultat est frappant.

Le Canadien gagne… sans avoir payé le prix.

Dans une ligue où tout le monde cherche le coup d’éclat, Montréal est en train de prouver quelque chose de beaucoup plus rare : bâtir intelligemment, ça finit par payer.

Et aujourd’hui, pendant que certaines équipes regardent leurs acquisitions en se demandant si ça valait vraiment le coup… le Canadien, lui, avance.

Sans regret.

Et peut-être avec un avantage que personne n’avait vu venir.