Nos pensées accompagnent José Théodore: Louis Morissette sort publiquement

Nos pensées accompagnent José Théodore: Louis Morissette sort publiquement

Par David Garel le 2026-01-15

C’était censé être un simple moment de complicité. Une conversation libre, entre deux beaux-frères. José Théodore, ex-gardien vedette du Canadien et maintenant analyste reconnu, était invité au balado La Poire et le Fromage, animé par Louis Morissette. Un format sans filtre, où les invités se livrent sans retenue.

Mais ce qui devait être un épisode détendu est devenu, en quelques heures à peine, l’un des moments les plus viraux et controversés du web québécois en 2025.

Dans cette entrevue d’environ 90 minutes, José Théodore apparaît extrêmement volubile, agité, intense. Il gesticule, parle vite, saute d’une anecdote à l’autre, parfois sans lien apparent. Son débit est saccadé, nerveux. Morissette, son hôte et beau-frère, semble lui-même parfois incapable de suivre la cadence.

Le résultat? Une conversation difficile à suivre, qui alterne entre souvenirs de hockey, moments familiaux, confusion et humour vulgaire. Mais plus que le contenu, c’est le ton, l’énergie et le rythme de Théodore qui ont créé la commotion.

Rapidement, la section des commentaires YouTube s’enflamme. Puis Reddit. Puis X. Un vocabulaire codé s’installe. On ne parle pas directement, mais tout le monde comprend les sous-entendus :

« Les changements climatiques frappent encore avec une tempête de neige en Floride »

« Tbk ! Il a neigé beaucoup dans la tête à José ! »

« Il est allé skier dans la tempête… »

On parle de « poudre », de « ski », de « peanut ». Personne ne nomme quoi que ce soit directement, mais tous les commentaires insinuent une chose : que Théodore aurait été sous l’effet d’une substance durant l’entrevue.

Une rumeur injuste, non prouvée, et basée uniquement sur la perception. Pourtant, elle a pris une ampleur folle.

Au point que le Bye Bye a été sans pitié:

Louis Morissette a pris le temps de revenir sur le sketch. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, il ne s’est pas senti attaqué.

« J’ai vraiment ri, pour vrai. J’ai ri très fort! », a-t-il affirmé dans le balado. Il a expliqué que le sketch reprenait précisément l’épisode enregistré pendant leurs vacances aux Bahamas, où José Théodore était ultra relax avec lui et Justin.

Et que si les gens pensaient qu’il était “sur la pinotte”, c’est simplement parce qu’ils ne connaissaient pas le vrai José.

« C’est le même gars que je connais depuis 24 ans. Il est comme ça tout le temps. » Bref, pour Morissette, pas de malaise avec le Bye Bye, juste une confirmation que le vrai Théo, dans toute sa couleur, continue de faire réagir.

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Rappelons que Louis Morissette avait déjà pris la défense de son beau-frère.

Voyant la vague de commentaires exploser, Louis Morissette lui-même a intervenu directement sous la vidéo YouTube :

"Guys!!!! :-) Clairement vous ne connaissez pas le vrai José. Ça c'est mon beau-frère depuis 24 ans. Intense, baveux et très bon raconteur. Y’a le Théo "média de masse" pis y’a le Théo dans la vraie vie. Pis y’est de même à 9 heures le matin... pas besoin de poudre! :-)"

Louis Morissette et José Théodore ont nié avec insistance que ce dernier était sous l’influence de quoi que ce soit. Et ont rappelé que Théo est simplement comme ça. Expressif. Énergique. Exubérant.

« C’est du Théo tout craché »

Il faut dire les choses comme elles sont : ceux qui connaissent José Théodore depuis longtemps savent très bien qu’il est ainsi. C’est un feu roulant. Un gars passionné. Un raconteur. Il a toujours été intense.

C’est ce qui fait son charme, mais aussi ce qui, parfois, le place dans des situations inconfortables. Il ne mérite pas les accusations qu’on a lues ces derniers jours. Ce n’était pas du mépris. Ce n’était pas du dérapage contrôlé. C’était juste… du vrai Théo, sans filtre.

Et c’est sans doute là la plus grande erreur du balado : la proximité excessive entre les deux beaux-frères, qui a empêché Louis Morissette de garder une distance professionnelle.

Ce n’était plus une entrevue. C’était un déballage entre intimes, dans un format public. Et dans ce chaos bon enfant, c’est Théodore qui a été exposé sans filet.

Le plus dur, c’est que cette image maintenant associée à Théodore risque de rester collée longtemps. Et ce, même s’il n’y a jamais eu de preuve. Même si tout a été démenti. Même si, objectivement, il n’y avait rien de répréhensible dans le balado.

Et quand le Bye Bye 2025 est venu accentuer cette perception avec un sketch dans lequel Arnaud Soly imitait Morissette et Pierre-Yves Roy-Desmarais incarnait un Théodore désorganisé qui voulait faire des "clefs", ça a été le coup de massue.

"Je fais un arrêt-clé, Mike fait un but-clé. On rentre dans la chambre. On fait des clés. C'est ça la game, Louis. C'est skate, skate, skate, skate, skate."

Une imitation comique, certes, mais qui reprenait presque mot pour mot les phrases décousues du podcast original, et qui, par sa mise en scène, laissait très peu de place au doute quant à l’allusion.

Et c’est là que le sketch dépasse la blague et devient lourd de conséquences. Parce qu’il donne l’impression que ce qui n’était qu’une perception numérique est maintenant une blague officielle, validée, grand public.

La réputation de Théo s'est effondrée. On parle d'un homme seul dans cette tempête, un mari et père de famille qui est devenu le "pété du Québec".

José Théodore est aujourd’hui analyste au 98.5, père de famille, installé en Floride. Il traîne encore son passé de « Trois Amigos » avec Mike Ribeiro et Pierre Dagenais, mais il a fait sa route. Il a vieilli. Il s’est assagi.

Et pourtant, en 2026, pour un podcast mal encadré, le voilà de nouveau ramené à une image caricaturale, rétrograde, qui n’a plus grand-chose à voir avec l’homme qu’il est devenu.

C’est injuste. C’est dur. C’est violent.

Mais c’est aussi la réalité médiatique d’aujourd’hui, où une simple perception virale devient un narratif, où les blagues à double sens prennent le pas sur la nuance, et où un homme peut se faire accuser sans qu’on le dise clairement.

Dans ce contexte, le message de Louis Morissette était nécessaire. Tardif, peut-être. Mais nécessaire.

Et celui de José Théodore, plus posé, plus zen, dans son retour la semaine suivante au balado… était bouleversant.

« Je vais peut-être moins parler cette semaine… J’ai mal à la gorge… Vous êtes chanceux… »

Un clin d’œil. Un aveu discret. Une façon polie de dire : « J’ai compris la leçon. »

Et à travers cette retenue, on voit un homme blessé. Mais digne.

C’est peut-être ça, le vrai Théo. Et il mérite mieux que des moqueries. Nos pensée l'accompagnent dans ce cauchemar public.