Officiel: Jean-Charles Lajoie écarté

Officiel: Jean-Charles Lajoie écarté

Par David Garel le 2026-01-15

Jean-Charles Lajoie aurait dû tourner sa langue sept fois avant de parler.

Sa sortie public où il affirme que le contrat d’Alexandre Texier est une tactique de Kent Hughes pour le mettre en vitrine en vue d’une transaction, a provoqué une réaction quasi unanime de rejet au Québec.

@jic.officiel EXTRAIT | Saison 2 | Épisode 67 -Jean-Charles en Liberté! -Podcast complet YOUTUBE! -Podcast complet SPOTIFY! -12:00 Lundi au Vendredi! ————————— @jic.officiel 👈🏼 ————————— https://youtube.com/@jean-charlesenliberte?si=0i7vjIglRPQr2qEP ————————— https://www.ford.ca/jcenliberte/ ————————— #podcast #jeancharlesenliberte #sports #balado #montreal ♬ son original - jic.officiel

Pas un simple désaccord. Une levée de boucliers. Parce qu’avec tout ce qu’on sait du parcours de Texier, avec tout ce qu’il a traversé (santé mentale, problèmes de dépendance), avec tout ce que le Canadien a précisément corrigé dans sa réputation à travers la ligue, cette lecture apparaît non seulement inhumaine, mais profondément déconnectée.

Sur le plan purement hockey, rappelons les faits. Texier arrive à Montréal il y a moins de deux mois, sur un contrat modeste, dans un contexte où sa carrière semblait suspendue.

Il gagne rapidement la confiance du groupe, se retrouve sur le premier trio, livre des performances solides et constantes, et surtout, s’intègre. Pas comme un joueur de passage, mais comme un membre à part entière du vestiaire.

C’est d’ailleurs ce que soulignait Eric Engels dans un texte pour Sportsnet : tout indique que Texier est à Montréal pour rester, au moins pour la durée de ce contrat.

Alors oui, n’importe quel joueur peut être échangé un jour. Personne n’est intouchable à vie. Mais suggérer que le Canadien signerait maintenant, en pleine reconstruction identitaire, un joueur qui sort d’épisodes documentés de problèmes de santé mentale et de dépendance, pour ensuite l’échanger rapidement, relève de l’absurde.

Ce serait envoyer le pire message possible à la ligue. Aux joueurs autonomes. Aux agents. Aux gars qui hésitent à venir ici.

Le CH travaille précisément depuis deux ans à réparer cette image : celle d’une organisation humaine, cohérente, qui protège ses joueurs et honore ses engagements. Échanger Texier à court terme irait à l’encontre de tout ce discours.

C’est d’ailleurs pour ça que les réactions sur les réseaux sociaux ont été aussi virulentes. Pas parce que le public est naïf, mais parce qu’il comprend très bien ce qui est en jeu.

« Le joueur signe un contrat de deux ans parce qu’il veut être ici. Quel message cela enverrait à tous les autres joueurs si Kent Hughes échange un gars qu’il vient de signer? »

La question est simple. Et la réponse l’est tout autant.

On peut aussi comprendre le contexte médiatique dans lequel ces propos ont été lancés. Les plateformes luttent pour l’attention. Les balados cherchent des clics, des réactions, des extraits qui font jaser.

Lajoie lui-même a admis récemment que les cotes d’écoute n’étaient pas au rendez-vous. Mais à un moment donné, le sensationnalisme entre en collision avec la crédibilité. Et cette fois, la collision a été frontale.

La réalité, c’est que la prolongation de Texier n’est pas un coup de vitrine. C’est un geste de cohérence. À 2,5 M$ par saison, le Canadien sécurise un joueur polyvalent, intelligent, capable d’évoluer à plusieurs endroits dans l’alignement, tout en envoyant un message clair à son vestiaire : si tu t’investis ici, on s’investit en toi.

Oui, le retour des blessés forcera des décisions. Oui, des joueurs quitteront éventuellement. Mais tout indique que Texier n’est pas dans cette catégorie à court terme.

Prétendre le contraire, après tout ce qu’il a vécu et après tout ce que le CH a mis en place pour changer sa culture, ce n’est pas de l’analyse.

C’est une provocation. Et le Québec, cette fois, ne l’a pas avalée.

C'est officiel. La province a tout simplement décider d'écarter Jean-Charles Lajoie pour de bon.