Officiel: Mason Marchment rejette Montréal pour l'équipe du futur

Officiel: Mason Marchment rejette Montréal pour l'équipe du futur

David Garel
Le 2026-07-01

Le rêve est terminé.

Pendant que plusieurs partisans du Canadien espéraient encore voir Mason Marchment débarquer à Montréal, toutes les indications pointent maintenant vers une autre destination. Selon les informations qui circulent à travers la LNH, le robuste ailier devrait poursuivre sa carrière avec les Sharks de San Jose.

Et le contrat fait déjà écarquiller les yeux.

On parle d’une entente de 5 ans et 7 millions de dollars par saison.

35 millions de dollars pour un joueur qui n’a jamais atteint le plateau des 60 points dans la LNH.

Ouch.

Pourquoi Marchment choisit les Sharks? Car c'est l'équipe du futur. Tellement de jeune talent. Cette équipe deviendra une dynastie.

J'irais même plus loin: dans ma tête, San Jose va gagner la Coupe Stanley bien avant Montréal.

On comprend immédiatement pourquoi Kent Hughes refuse d’embarquer dans cette surenchère.

Le Canadien aimait pourtant énormément le profil de Marchment. Depuis des semaines, son nom revenait constamment à Montréal.

À 6 pieds 5 pouces, avec plus de 210 livres, il représentait exactement ce que recherche l’organisation : un ailier capable de marquer, de jouer avec intensité, de distribuer de solides mises en échec et d’ajouter le fameux « papier sablé » qui a tant fait défaut par moments.

Mais il y a une différence entre aimer un joueur… et hypothéquer sa masse salariale.

À près de 8 millions de dollars par année jusqu’au début de la trentaine avancée, le risque devenait énorme.

Marchment sort d’une saison de 45 points. Sa meilleure campagne en carrière demeure de 53 points. Ce n’est tout simplement pas le genre de production qui justifie un contrat de cette ampleur, surtout pour une équipe qui devra bientôt prolonger les contrats de plusieurs de ses jeunes vedettes.

Kent Hughes a donc préféré décrocher.

Et c’est probablement la bonne décision.

Cela confirme aussi ce que plusieurs dirigeants répètent depuis quelques jours : le marché des joueurs autonomes est complètement détraqué. Les prix explosent, les équipes surpaient des joueurs de soutien et les contrats accordés aujourd’hui risquent d’être critiqués pendant des années.

Pendant ce temps, le Canadien continue de travailler ailleurs.

Selon plusieurs sources, Kent Hughes est extrêmement agressif sur le marché des transactions. Un dirigeant bien branché a même résumé la situation en une phrase : « Kent est en mission. »

Le directeur général du Canadien multiplie les discussions pour mettre la main sur un véritable joueur de premier plan capable d’évoluer dans un top-6. Les offres sont sur la table, les négociations se poursuivent, mais Hughes refuse de paniquer ou de surpayer simplement parce que c’est le 1er juillet.

Et c’est peut-être là que se trouve la vraie stratégie montréalaise.

Le marché des joueurs autonomes est l’un des plus faibles des dernières années. Pendant ce temps, un nombre impressionnant de joueurs établis sont disponibles via transaction. Plusieurs formations considèrent même le marché des joueurs autonomes comme un simple plan B… voire un plan C.

Les plus gros coups pourraient encore être à venir.

Le Canadien vient peut-être de perdre Mason Marchment.

Mais Kent Hughes semble convaincu qu’il existe de bien meilleures occasions sur le marché des transactions.

Et si c’est le prix qu’il fallait payer pour obtenir Marchment…

Montréal vient peut-être d’éviter un contrat qui aurait très mal vieilli.