Patrik Laine échangé cette semaine: départ possible dès minuit

Patrik Laine échangé cette semaine: départ possible dès minuit

Par David Garel le 2026-02-22

Il reste à peine une heure avant la fin officielle du gel olympique des transactions (23 février à minuit), et partout dans la LNH, les téléphones sont déjà chauds. À minuit ce soir, les directeurs généraux retrouvent enfin leur pleine liberté de mouvement, et ce qui s’annonce, ce n’est pas un simple retour à la normale : c’est le début d’une véritable tempête.

À Montréal, tout converge vers un seul dossier.

Celui de Patrik Laine.

Depuis des semaines, c’est une patate chaude. Depuis des jours, c’est devenu un malaise. Et depuis ce matin, c’est clair pour à peu près tout le monde dans le milieu : le Canadien est prêt à tourner la page dès que la porte s’ouvre.

Ce soir, cette porte s’ouvre.

On ne parle plus ici de simples rumeurs. Les DG ont continué de discuter pendant toute la pause olympique. Les bases sont posées. Les scénarios sont déjà sur la table. Ce qu’on attend maintenant, c’est l’autorisation formelle de la ligue pour officialiser ce qui est déjà en branle.

Et à Montréal, Kent Hughes est prêt.

Très prêt.

Le dossier Laine est rendu trop lourd. Trop toxique. Trop compliqué à gérer sportivement, humainement et médiatiquement. Le joueur est revenu à l’entraînement, oui. Il patine. Il porte un chandail régulier. Mais tout le monde voit la même chose : un gars seul, dans sa bulle, coupé du groupe, pendant que Martin St-Louis fait comme s’il n’existait pratiquement plus.

Ce n’est plus une question de blessure.

Ce n’est plus une question de timing.

C’est une rupture.

Saint-Louis ne veut plus de Laine dans son vestiaire. Les deux hommes ne se parlent plus. La communication est rompue. Le message est passé, autant dans les gestes que dans les silences. Et quand ton entraîneur-chef ne te regarde même plus pendant les pratiques, tu sais que ton avenir est ailleurs.

Même à TVA Sports, on ne fait plus de détour : Laine pourrait être échangé cette semaine… voire dans les prochaines heures. Par respect, on imagine mal une transaction annoncée en pleine nuit, mais dès demain matin, tout devient possible.

Et il faut comprendre l’urgence.

La date limite des transactions, c’est le 6 mars. On est à peine à une dizaine de jours. Février n’a que 28 jours. Le calendrier est compressé. Les équipes vendeuses sont prêtes. Les aspirants veulent bouger. Et Montréal, avec un contrat de 8,7 M$ qui ne cadre plus dans son alignement, doit agir pendant que le marché est encore vivant.

Surtout que le retour imminent d’Alex Newhook complique encore davantage la gestion de l’effectif.

Avant le 6 mars à 15 h, le Canadien est limité à 23 joueurs. Après, cette contrainte disparaît. Mais attendre jusque-là, c’est risquer de perdre toute marge de manœuvre. Hughes le sait. Il ne veut pas se retrouver coincé avec Laine sans partenaire de danse.

Autour de la ligue, ça bouge déjà.

Des équipes comme Vancouver, New York, Saint-Louis et Calgary se sont placées du côté des vendeurs. Les aspirants magasinent. Et à Los Angeles, l’acquisition récente d’Artemi Panarin combinée à la perte majeure de Kevin Fiala a complètement changé la dynamique offensive des Kings.

Résultat : il y a un trou béant dans leur top-6, un besoin criant sur l’avantage numérique, et une pression énorme pour ajouter du talent immédiatement.

C’est exactement le genre de contexte où un pari comme Patrik Laine devient soudainement intéressant.

Même chose en Caroline, où ses liens personnels avec Sebastian Aho et Nikolaj Ehlers continuent d’alimenter les discussions dans les coulisses.

Mais peu importe la destination finale, une chose est claire : Montréal veut régler ce dossier rapidement.

Parce que plus ça traîne, plus ça devient inconfortable.

Pour le joueur.

Pour le coach.

Pour l’organisation.

Pour le vestiaire.

On parle beaucoup du hockey, mais il y a aussi l’humain derrière tout ça. Laine arrive d’une période extrêmement difficile sur le plan mental. Il tente de revenir. Il s’entraîne. Il veut jouer. Mais il sent très bien qu’il n’est plus désiré. Et ça, pour un athlète, c’est probablement ce qu’il y a de plus dur à avaler.

Pendant ce temps, sa conjointe Jordan est passée par la Californie, ce qui a ajouté de l’huile sur le feu. Elle est revenue à Montréal, oui. Elle a nié tout départ imminent. Mais le mal est fait : dans un marché comme celui-ci, chaque déplacement devient un indice, chaque story Instagram devient une théorie.

Bienvenue dans la machine montréalaise.

Ce soir, à minuit, la LNH se remet officiellement en marche.

Et dès demain matin, attendez-vous à un déluge de rumeurs, de confirmations, de transactions surprises.

Le Canadien est dans le cœur de l’action.

Kent Hughes est prêt.

Martin St-Louis est ferme.

Et Patrik Laine sait que ses heures à Montréal sont comptées.

Ce n’est plus une question de si.

C’est une question de quand.