Patrik Laine échangé : sa femme annonce son départ de Montréal

Patrik Laine échangé : sa femme annonce son départ de Montréal

Par André Soueidan le 2026-01-17

Une publication. Une phrase. Un ton humoristique… et pourtant, un malaise bien réel.

Sur Instagram, la conjointe de Patrik Laine a partagé une vidéo qui n’a rien d’anodin à l’approche de la date limite des transactions.

Le message est clair, même s’il est enveloppé d’autodérision :

"Voyager pour les matchs à l’étranger pendant une année de contrat, en se préparant mentalement à la date limite des transactions. En attendant que les dieux du Hockey décide de ton futur"

Un clin d’œil assumé. Une blague, officiellement. Mais une blague qui frappe exactement là où ça fait mal.


À Montréal, rien n’est jamais anodin.

Encore moins quand une conjointe parle ouvertement de déménagement potentiel, de futur incertain, de date limite qui approche comme une épée de Damoclès.

Une blague… mais pas sortie de nulle part

Le hockey, ce n’est pas juste des chiffres et des systèmes.

C’est aussi une réalité humaine.

Les conjointes savent. Les familles savent. Les agents savent.

Et surtout, les joueurs savent quand la glace commence à se fissurer sous leurs patins.

Dans le cas de Laine, le contexte parle de lui-même.

Aucune clause de non-échange complète.

Une simple liste de dix équipes refusées.

Résultat : plus de vingt destinations possibles, du jour au lendemain.

Dans la LNH, ça signifie une chose : personne n’est à l’abri.

La publication ne dit pas « Montréal ».

Elle ne nomme pas le Canadien. Mais le timing, lui, est brutalement précis.

Une congestion impossible à ignorer

L’attaque du Canadiens de Montréal déborde.

Nick Suzuki est verrouillé. Cole Caufield aussi. Juraj Slafkovský fait partie du noyau. Ivan Demidov représente l’avenir. Oliver Kapanen s’installe.

À ça s’ajoutent les retours annoncés ou imminents : Kirby Dach, Alex Newhook.

À un moment donné, la logique prend le dessus.

Des décisions difficiles arrivent toujours avant la date limite.

Des joueurs doivent céder leur place.

Et dans cette équation, le nom de Laine revient constamment, qu’on le veuille ou non.

Ce n’est pas une question de talent.

Ce n’est même pas une question de production.

C’est une question de fit, de timing, de masse salariale et d’équilibre interne.

Un message que l’organisation n’aime sûrement pas

Du point de vue du Canadien, cette publication n’aide pas.

Les équipes préfèrent le silence.

Les dirigeants aiment garder le contrôle du narratif.

Les vestiaires fonctionnent mieux quand les rumeurs restent à l’extérieur.

Mais du point de vue humain, difficile de jeter la pierre.

Vivre dans la LNH, c’est vivre avec des valises à moitié prêtes.

Une conjointe le sait. Une famille le ressent. Une blague devient parfois un mécanisme de protection.

Reste que le message existe. Et maintenant qu’il est public, impossible de faire comme s’il n’avait jamais été publié.

Hughes et Gorton ont-ils préparé le terrain?

Une question flotte dans l’air : Kent Hughes et Jeff Gorton ont-ils été transparents dès le départ?

Laine savait-il que Montréal représentait une étape, pas nécessairement une destination finale?

Le clan Laine a-t-il été averti que la marge d’erreur serait mince dans un alignement aussi congestionné?

Personne n’a la réponse officielle.

Mais ce genre de publication suggère une chose : la possibilité est non seulement envisagée, elle est intégrée mentalement.

Une vérité déguisée en humour

À Montréal, les partisans adorent analyser les sous-entendus.

Et parfois, à raison.

Ce post Instagram n’annonce pas une transaction.

Il n’en confirme aucune. Mais il rappelle une réalité que tout le monde préfère oublier : le Canadien n’est plus en phase d’accumulation, mais en phase de tri.

Et dans ce genre de contexte, même les joueurs aimés peuvent devenir des pions.=

Une blague, oui.

Une coïncidence, peut-être.

Un avertissement déguisé? Difficile de ne pas y voir une part de vérité.

La date limite approche. Et manifestement, la famille Laine le sait déjà.

À suivre...