Et si la Confrontation des 4 nations devenait la planche de salut pour Kent Hughes?
Patrik Laine vit un cauchemar à Montréal. Humilié par Martin St-Louis, boudé par les partisans, mis au banc match après match, et complètement hors du portrait offensif du Canadien.
Son avenir au Québec est de plus en plus incertain, au point où plusieurs experts croient que la seule option pour le CH sera de le racheter cet été.
Mais une autre voie pourrait s’ouvrir. Une échappatoire inattendue : Les Hurricanes de la Caroline.
Un mariage logique?
Si une équipe peut encore croire en Patrik Laine, c’est bien la Caroline.
Pourquoi? Parce que c’est peut-être le seul marché où il aurait une chance de rebondir immédiatement.
Sebastian Aho et Mikko Rantanen, ses amis et compatriotes de longue date, l’accueilleraient à bras ouverts. Dès son arrivée avec la Finlande, Laine était au septième ciel en retrouvant Roope Hintz et Aho sur le deuxième trio.
Ses yeux brillaient, et ses déclarations en conférence de presse trahissaient son immense soulagement d’enfin retrouver un environnement où il est respecté.
« Les gars avec qui je vais jouer ici vont jouer beaucoup. Ça va aider. C’est dur de trouver du rythme quand tu ne joues pas. J’espère que ce sera un tournant ici, que je vais gagner en confiance et que je vais l’amener avec l’équipe pour le reste de la saison », a-t-il lancé.
Une déclaration lourde de sens.
Patrik Laine n’a plus aucun avenir à Montréal, c’est un fait. Mais à Raleigh? C’est une toute autre histoire.
Le Canadien n’a plus rien à perdre avec Patrik Laine. Son contrat de 8,7 M$ est un boulet, son attitude dérange, et son rendement est catastrophique.
Alors, pourquoi ne pas tenter de le vendre une dernière fois sur le marché des transactions?
Si Laine explose au tournoi des 4 nations, si son entente avec Aho et Hintz fonctionne, si son avantage numérique à cinq attaquants produit des résultats, Kent Hughes pourrait enfin avoir une fenêtre de sortie.
La Caroline n’a jamais eu peur de prendre des risques La transaction de Rantanen montre à quel point les Canes sont "All-in".
. Et surtout, ils cherchent un autre marqueur pour compléter leur attaque.
Avec Rantanen, Aho et Laine, ils formeraient une ligne offensive 100% finlandaise, en plus de pouvoir l’utiliser en supériorité numérique avec des joueurs comme Seth Jarvis.
Soyons honnêtes. Personne ne veut Patrik Laine à plein salaire.
Si une transaction se concrétise, le Canadien devra probablement retenir entre 30% et 50% du salaire du Finlandaispour qu’une équipe accepte de prendre le pari.
Mais à ce stade, qu’a vraiment à perdre Kent Hughes? S’il ne l’échange pas, il devra le racheter cet été.
S’il l’échange maintenant, même avec du salaire retenu, il pourra peut-être récupérer un choix de deuxième tour ou un espoir décent.
Avec une grosse performance de Laine au tournoi, le rêve devient possible. La fin approche
Ce qui est certain, c’est que Patrik Laine ne finira pas son contrat à Montréal. Martin St-Louis ne veut rien savoir de lui. Les deux hommes ne se parlent pratiquement plus.
Laine n’était même pas présent pour le premier entraînement de la Finlande à Montréal. Pourquoi? Parce qu’il avait joué la veille… Ou peut-être parce qu’il veut déjà prendre ses distances du CH.
Et s’il se sentait déjà plus chez lui avec "Team Finlande" qu’avec l’organisation qui le paie près 60,8 millions éralés sur 8 ans.
Le message est clair : la rupture est totale. Caroline pourrait être l’échappatoire parfaite. Si Patrik Laine a encore un avenir en LNH, c’est là-bas.
Si Kent Hughes veut éviter le désastre d’un rachat, il devra trouver un terrain d’entente avec les Hurricanes.
Tout est encore possible. Mais le temps presse.
Si Patrik Laine est sous le feu des projecteurs en Finlande, Mikko Rantanen n’échappe pas non plus aux critiques.
Le puissant ailiero traverse une séquence inquiétante, lui qui n’a inscrit qu’un seul but et une seule passe en six matchs depuis la transaction Carol9ne-Colorado.
Pendant ce temps, Martin Necas, est en train de brûler la ligue, s’imposant comme le véritable meneur offensif de l’équipe.
Rantanen n’a jamais été habitué à de longues léthargies, lui qui a toujours été un modèle de constance aux côtés de Nathan MacKinnon. Mais cette fois, le doute s’installe.
Peut-être qu’il a besoin d’un déclic, d’un changement pour retrouver sa touche offensive.
Et c’est là que Patrik Laine entre en jeu.
Si la Finlande réussit à relancer Laine en lui donnant un rôle offensif avec Sebastian Aho et Roope Hintz, pourquoi ne pas croire que l’électrochoc pourrait aussi avoir un impact sur Rantanen?
Les deux joueurs se connaissent depuis toujours, ils ont grandi dans le même système de hockey, ils ont porté les couleurs du même pays dans les tournois internationaux.
Rantanen et Laine sur un même trio en Caroline? L’idée commence à prendre forme.
Le message que la Finlande envoie est très clair : ne jamais paniquer avec un joueur talentueux.
Laine est au cœur d’un ouragan médiatique, mais il a encore du hockey dans le corps. Rantanen aussi connaît des difficultés, mais personne n’envisage de le jeter aux poubelles pour autant.
Alors, pourquoi Montréal n’adopterait pas la même approche?
Pourquoi ne pas être patient avec Laine, au lieu de le condamner après quelques mois chaotiques?
Pourquoi ne pas lui offrir un vrai trio offensif, au lieu de le forcer à jouer avec des plombiers?
C’est ce que la Finlande est en train de prouver à Martin St-Louis, à Kent Hughes et à tous ceux qui ont déjà abandonné Patrik Laine.
Un joueur de talent, ça se protège. Ça se met en valeur. Ça ne se sacrifie pas.
Et si Laine brille dans ce tournoi, ce sera peut-être le rappel que le Canadien a fait une énorme erreur en le condamnant trop vite.
À voir l'arrogance du Finalndais en conférence de presse , visant Martin St-Louis, on ose espérer qu'il est prêt.
Il est temps que les babines suivent les bottines.