Patrik Laine peut difficilement demander un meilleur scénario financier pour convaincre une équipe de lui donner une chance.
Son ancien salaire de 8,7 millions de dollars a disparu, son prix d’entrée peut être ridicule pour un joueur de son calibre… et pourtant, personne ne se bouscule.
C’est probablement le détail le plus inquiétant de toute cette histoire.
Depuis le début de l’été, plusieurs équipes ont été associées au Finlandais.
Les Rangers, le Wild, le Lightning, les Maple Leafs et maintenant les Flyers ont tous été mentionnés à un moment ou à un autre.
Philadelphie était même récemment présentée comme une destination logique après l’échec de Daniel Brière dans son dossier Leo Carlsson.
Mais cinq jours après le texte de la Gazette qui remettait le dossier sur la table, la situation reste la même : Laine attend.
Et pendant ce temps, les équipes de la LNH continuent de remplir leurs formations.
Le plus étrange, c’est que l’argument financier ne tient pratiquement plus.
Laine peut maintenant être signé sur un contrat d’un an avec un salaire de base d’environ 1 million de dollars, auquel une équipe pourrait ajouter des bonis liés aux matchs joués, aux buts et aux points.
Pour un attaquant qui a déjà marqué 44 buts en une saison et qui possède 224 buts en carrière, le risque financier est donc devenu beaucoup plus raisonnable.
Même son passage à Montréal avait démontré qu’il pouvait encore produire.
En 52 matchs en 2024-2025, Laine avait inscrit 20 buts, dont 15 sur le jeu de puissance.
Son tir est toujours là.
Le problème, c’est tout ce qui vient avec.
Laine a connu des blessures, son patinage a soulevé des questions et il n’a disputé que cinq matchs la saison dernière après une chirurgie à une blessure au tronc.
Son différentiel de carrière de moins-75 n’aide certainement pas sa cause non plus.
Une équipe qui cherche un attaquant de deuxième trio peut donc se retrouver devant un choix assez inconfortable : prendre un pari sur un talent offensif évident ou éviter complètement le dossier.
Pour l’instant, plusieurs semblent choisir la deuxième option.
C’est précisément ce qui rend la situation aussi particulière.
À 28 ans, Laine ne devrait pas être dans cette position. On parle d’un ancien deuxième choix au total qui a déjà connu des saisons de 44, 44 et 30 buts. Un joueur capable de changer un jeu de puissance à lui seul.
Pourtant, même à rabais, son téléphone reste étrangement silencieux.
La possibilité d’un essai professionnel dans un camp d’entraînement devient donc de plus en plus crédible.
Les Rangers, l’Avalanche, les Flames et les Oilers ont déjà été associés à des possibilités de PTO autour de Laine, et ce scénario pourrait devenir la porte de sortie la plus réaliste si aucune équipe ne veut s’engager avant le début des camps.
Imaginez un peu la situation.
Laine, qui touchait 8,7 millions de dollars avec Montréal, pourrait finalement devoir se présenter à un camp simplement pour convaincre une formation qu’elle peut lui faire confiance.
Pour un joueur de son pedigree, c’est une chute assez particulière.
Pendant ce temps, les images qui circulent donnent presque une dimension surréaliste à l’histoire.
Laine continue de s’entraîner en Floride, encore vêtu de l’uniforme du Canadien, et participe à des exercices individuels avec Aaron Ekblad.
On le voit manier la rondelle, travailler son jeu et continuer à préparer la prochaine saison pendant que son avenir demeure complètement flou.
Patrik Laine is still out there rocking Habs gear pic.twitter.com/Ut9np8ZHcL
— DD (@dedeswedan) August 6, 2026
Le contraste est difficile à ignorer.
Son agent attend l’appel.
Laine attend l’appel.
Et quelque part, un directeur général doit regarder son dossier en se demandant si un contrat d’un million de dollars mérite vraiment d’être considéré comme un risque.
C’est peut-être ça, le véritable malaise de Patrik Laine.
Son salaire n’est plus assez gros pour faire peur.
C’est le joueur lui-même qui fait peur aux équipes.
Ouch…
