À 40 ans, après plus de deux décennies à vivre au rythme infernal de la LNH, il appuie sur pause pour une raison qui dépasse largement le sport : la famille.
Perry, c’est le prototype du vétéran de la vieille école.
Celui qui a tout vu.
Celui qui a mangé des mises en échec, encaissé les huées, traversé les séries les plus longues et les défaites les plus cruelles.
Celui qui, année après année, s’est retrouvé à une victoire près du sommet… avant de refaire ses valises.
La chasse à la Coupe Stanley est devenue une constante dans sa carrière, parfois cruelle, parfois injuste, mais jamais ridicule.
Des Ducks d’Anaheim aux Kings de Los Angeles, en passant par Dallas, Montréal, Tampa Bay, Chicago et Edmonton, Perry n’a jamais été un simple figurant.
Il a toujours trouvé une façon d’être utile.
Dérangeant. Inconfortable pour l’adversaire.
Rassurant pour ses coéquipiers.
Et surtout, crédible.
On peut aimer ou détester son style, mais personne n’a jamais douté de son engagement.
À Montréal, lors de cette saison étrange de 2020-2021, Perry a été un morceau essentiel du puzzle.
Dans un contexte pandémique, sans partisans, sans repères, il a apporté exactement ce que cette équipe avait besoin : du calme, du vécu, du plomb dans la tête.
En finale de la Coupe Stanley, il n’a pas juste joué des minutes. Il a porté une responsabilité. Et même s’il n’est resté qu’un an, son passage n’a jamais été oublié.
Aujourd’hui, avec les Kings, il connaissait encore une saison utile.
21 points en 35 matchs, quatrième meilleur pointeur de l’équipe à 40 ans.
Pas mal pour un gars que plusieurs pensaient déjà fini depuis longtemps.
Mais quand la vie cogne hors de la patinoire, même les plus endurcis doivent s’arrêter.
Ce départ temporaire n’est pas une histoire de hockey.
Ce n’est pas une question de profondeur d’alignement ou de rappel de la Ligue américaine.
C’est un rappel brutal que derrière les visières et les contrats, il y a des humains. Des pères. Des fils. Des proches.
Corey Perry n’a plus besoin de prouver qu’il est un guerrier.
Il l’a fait pendant 21 saisons.
Aujourd’hui, il fait simplement ce que n’importe quel homme ferait au même âge, avec le même vécu : il choisit l’essentiel.
Et pour ça, peu importe le chandail, la ligue ou le marché, il mérite le respect.
Dans des moments comme ceux-là, le hockey passe loin en deuxième.
Peu importe le chandail qu’il porte aujourd’hui, Corey Perry mérite qu’on mette le jeu de côté.
Le vestiaire attendra. La glace aussi.
En attendant, toutes nos pensées et nos prières accompagnent Corey Perry et sa famille.
AMEN
