Le Québec en entier prie pour Martin St-Louis et sa famille.
Georges Laraque s'inquiète grandement.
Pour l’ancien dur à cuire et animateur à BPM Sports, le fait que l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal ait quitté l’équipe à la veille d’une finale de l’Est pour des raisons familiales en dit déjà énormément sur la gravité de la situation.
On parle du plus gros moment de la saison.
On parle d’une équipe qui s’apprête à affronter les Hurricanes de la Caroline en finale de l’Association de l’Est.
On parle d’un entraîneur reconnu pour son engagement obsessionnel, son implication constante et sa présence quotidienne auprès de son groupe.
Alors quand Martin St-Louis n’est pas à l’entraînement matinal, à quelques heures du départ vers Raleigh, tout le monde se pose la même question.
"Tu es en séries. Si tu pars pour des raisons personnelles, c'est sérieux." jure Georges Laraque sur les ondes de BPM Sports:
Stéphane Gonzalez et Laraque ont d’ailleurs immédiatement envoyé leurs pensées et leurs prières à Martin St-Louis et à sa famille, en rappelant une chose importante : tant qu’il n’y a rien de public, il faut respecter la vie privée.
Mais pour vous rassurer, on peut vous assurer que la maladie ne touche pas sa femme, ni ses enfants. Martin St-Louis est auprès des siens pour une autre personne.
Mais ça n’empêche pas l’inquiétude.
Parce que le silence crée forcément des questions.
Et à Montréal, quand il est question de Martin St-Louis, les partisans paniquent rapidement.
Surtout après ce qu’on a vécu en 2024 avec son fils Mason.
En mars 2024, Martin St-Louis avait quitté précipitamment les Canadiens de Montréal pour rejoindre son fils cadet, hospitalisé d’urgence après une collision effrayante lors d’un match de hockey aux États-Unis.
Ce n’était pas un simple malaise ou une blessure mineure. Pendant plusieurs jours, le mystère avait plané autour de son état de santé, au point où toute la planète hockey retenait son souffle. L’organisation du CH avait respecté le silence absolu de la famille, mais le message était clair : quelque chose de grave venait de se produire.
Pendant un moment, le hockey avait complètement cessé d’exister pour Martin St-Louis.
Il n’était plus l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal. Il redevenait simplement un père inquiet, vulnérable, assis au chevet de son fils.
Mason avaitt subi des complications importantes après un violent contact à la tête, que que son crâne avait fracassé la glace, nécessitant une surveillance médicale sérieuse.
Rapidement, tout le Québec avait compris que la situation dépassait largement le cadre du sport.
Mason St-Louis aurait subi une réaction inflammatoire importante à la suite du choc, possiblement liée à une enflure au niveau de la boîte crânienne, nécessitant une hospitalisation immédiate et une surveillance étroite.
Évidemment, la famille n’a jamais confirmé publiquement les détails médicaux exacts, et avec raison. Mais le simple fait que Martin St-Louis ait tout quitté instantanément en pleine saison pour traverser la frontière disait déjà énormément sur la gravité perçue du moment.
On ne parlait plus seulement d’un père inquiet après un match difficile. On parlait d’un adolescent hospitalisé, dans un contexte où les médecins devaient surveiller de près l’évolution de symptômes neurologiques potentiellement sérieux après un violent contact.
Pendant plusieurs jours, le silence complet autour de Mason avait alimenté l’angoisse partout au Québec et dans le monde du hockey.
Les messages de soutien avaient afflué de partout en Amérique du Nord, au point où, quand Martin était finalement revenu derrière le banc, plusieurs y avaient vu un immense soulagement : celui de comprendre que Mason allait mieux et qu’il n’était plus considéré en danger immédiat.
Voilà pourquoi, aujourd’hui, dès que Martin St-Louis quitte l’équipe pour des raisons familiales, le réflexe de panique revient immédiatement chez les partisans.
Sauf qu’il faut aussi calmer le jeu.
On répète qu’il ne s’agit ni de sa femme, ni de ses enfants, Ryan, Lucas et Mason.
Personne n’a envie de revivre un autre moment d’angoisse autour des St-Louis.
Mais pour l’instant, le message demeure le même : inquiétude, oui… panique, non.
Au moment où on se parle, Martin St-Louis est au Connecticut auprès des siens.
L’organisation s’attend toujours à ce qu’il rejoigne le groupe plus tard mercredi, directement en Caroline du Nord.
Donc avant que Montréal tombe complètement dans le mode panique, il faut aussi garder la tête froide.
Oui, c’est sérieux.
Oui, Georges Laraque croit qu'il s'agit d'une situation très sérieuse.
Mais l'important est que la famille la plus proche (sa femme et ses enfants) soient "safe".
Reste le timing est brutal.
Les Canadiens de Montréal viennent à peine de survivre à une guerre de sept matchs contre les Sabres de Buffalo.
L’équipe est épuisée.
Les Hurricanes de la Caroline attendent depuis 11 jours.
Et maintenant, voilà que le pilote du navire doit momentanément s’éloigner.
L’image envoie forcément un choc.
Même si personne à l’intérieur du vestiaire ne semble vouloir dramatiser.
Il faut aussi rappeler que les Canadiens de Montréal ont déjà vécu ce genre de scénario.
En 2021, Dominique Ducharme avait raté une portion de la finale de l’Ouest à cause de la COVID.
En 2020, Claude Julien avait dû s’absenter dans la bulle pour des problèmes cardiaques.
Le groupe avait trouvé une façon de continuer.
Mais Martin St-Louis, ce n’est pas un entraîneur comme les autres dans ce vestiaire.
Son lien avec les joueurs est particulier: émotif et profond.
Et au Québec, aujourd’hui, tout le monde attend exactement la même chose :
Voir Martin St-Louis débarquer en Caroline… et reprendre sa place derrière le banc des Canadiens de Montréal.
Nos pensées et nos prières l'accompagnent.
