Pensées pour la mère de Samuel Montembeault: Maxim Lapierre détruit son fils

Pensées pour la mère de Samuel Montembeault: Maxim Lapierre détruit son fils

Par David Garel le 2026-03-07

Il y a des critiques dans le hockey. Il y a des analyses. Et puis il y a des moments où un joueur semble se faire détruire publiquement. C’est exactement ce qui s’est produit en direct à TVA Sports, lorsque Maxim Lapierre a complètement perdu patience devant les performances de Samuel Montembeault.

La scène a été brutale.

Alors que Patrick Lalime tentait d’appeler à la patience, Lapierre l’a coupé net, visiblement exaspéré.

« Donnez une chance? Je m’excuse de te couper, mais ça fait depuis le mois de septembre qu’on lui donne chance! », a lancé l’ancien agitateur des Canadiens de Montréal, la voix chargée d’impatience.

Le ton était donné.

Lapierre ne parlait plus d’un mauvais match. Il parlait d’un problème qui, selon lui, dure depuis trop longtemps. Pour lui, la patience de l’organisation et des partisans est simplement épuisée.

Et quand un ancien joueur du Canadien parle comme ça, en québécois, sans filtre, l’impact est encore plus violent.

Parce que ce ne sont plus seulement des statistiques.

C’est un jugement public.

Autour de la table, Antoine Roussel a lui aussi ajouté une couche.

« Dans le cas de Samuel, il ne faut pas avoir peur de dire les vraies choses. Il faut penser à après. Le statu quo ne fonctionne plus. »

Puis Lapierre a ramené le débat à la réalité la plus cruelle du hockey à Montréal.

« On est rendu à 20 matchs des séries. Arrêtons un peu à moment donné! »

Autrement dit : le temps des excuses est terminé.

Même Lalime, pourtant le plus nuancé du groupe, a fini par admettre l’évidence en regardant les séquences du gardien.

« C’est sûr que je le regarde jouer et que ça ne fonctionne pas. Il se fait petit, il recule dans son demi-cercle. Il a peur. Il ne voit pas les rondelles. »

Des mots durs. Des mots qui font mal.

Et c’est là que l’histoire devient encore plus difficile à regarder.

Parce que derrière le gardien, il y a un homme.

Et derrière cet homme, il y a une famille.

Sa mère, Manon Royer, l’a déjà expliqué avec une honnêteté désarmante : les critiques à Montréal ne sont pas abstraites. Elles entrent dans la maison. Elles passent par les réseaux sociaux. Elles finissent par toucher ceux qui aiment le joueur.

Elle racontait comment, parfois, elle regarde les commentaires et se demande ce que les gens diraient si on parlait de leur enfant de la même façon.

« Ça m’arrive d’aller voir les profils de ceux qui écrivent des critiques et j’aurais envie de leur demander ce qu’ils penseraient si je disais la même chose de leur enfant. »

Et quand on entend un ancien joueur exploser en direct à la télévision, on ne peut pas s’empêcher de penser à ça.

Imaginer Montembeault écouter ces mots.

Imaginer sa mère les entendre.

Imaginer sa famille.

Parce que Montréal est une ville qui aime ses joueurs passionnément… mais qui peut aussi les briser publiquement quand la patience disparaît.

Et aujourd’hui, pour Samuel Montembeault, cette patience semble avoir complètement disparu.