Perte de patience: Cutter Gauthier ne veut pas entendre parler d’Ivan Demidov

Perte de patience: Cutter Gauthier ne veut pas entendre parler d’Ivan Demidov

David Garel
Le 2026-09-06

Cutter Gauthier n’en peut plus de Montréal et d’Ivan Demidov

Ouch. Le bébé gâté serait tanné qu’on lui parle constamment d’Ivan Demidov. Tanné qu’on lui rappelle que les vedettes du Canadien de Montréal ont accepté des contrats qui permettent à l’organisation de conserver une certaine flexibilité financière.

Tanné d’entendre parler de sacrifice, de culture d’équipe et de joueurs qui acceptent volontairement de laisser de l’argent sur la table dans l’espoir de construire une formation capable de gagner la Coupe Stanley.

Le problème, c’est que plus les négociations contractuelles de Gauthier avec les Ducks d’Anaheim font parler, plus la comparaison avec Montréal devient impossible à éviter.

Et, selon le scénario qui circule autour de son dossier, Cutter Gauthier n’aurait qu’une seule réponse.

Il n’est pas à Montréal.

Et il s’en fout complètement.

Voilà ce qui commence à irriter plusieurs personnes autour de la LNH.

Pendant que le Canadien a vu Ivan Demidov accepter un contrat de huit ans à 9,15 millions de dollars par saison, malgré le fait que son propre agent, Dan Milstein, ait publiquement reconnu qu’il aurait préféré une entente différente, plus lucrative et probablement plus avantageuse financièrement pour son client, Gauthier serait toujours déterminé à obtenir absolument le maximum possible des Ducks.

15 millions?

16 millions?

Pourquoi pas?

Il ne veut surtout pas entendre parler de joueurs du CH qui acceptent de prendre moins d’argent pour aider leur directeur général à construire une équipe.

Dans son esprit, si Anaheim possède un problème avec sa masse salariale, ce n’est pas son problème.

À Montréal, Ivan Demidov aurait essentiellement ignoré la logique financière traditionnelle de son agent. Dan Milstein représente certains des plus grands joueurs de hockey au monde. Son travail est de protéger les intérêts financiers de ses clients et d’aller chercher le plus d’argent possible.

Pourtant, lorsqu’est venu le temps de négocier avec Kent Hughes, Demidov aurait voulu autre chose.

Il voulait huit ans.

Il voulait que le dossier soit réglé rapidement.

Et surtout, il voulait volontairement laisser de l’argent sur la table.

Comme Lane Hutson, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.

Car ils ne savent pas compter.

Ils regardent déjà plus loin.

Ils veulent gagner… tout simplement…

Demidov aurait regardé la situation du Canadien et se serait dit qu’il préférait laisser de l’espace financier à Kent Hughes pour améliorer l’équipe. Il veut que Montréal puisse continuer à signer des joueurs. Il veut que le noyau reste ensemble. Il veut éventuellement soulever la Coupe Stanley.

Pendant ce temps, Cutter Gauthier, lui, regarde du côté de Leo Carlsson.

Et il sort la calculatrice.

Ce soir, la LNH continuait de dévoiler son top-50 des meilleurs joueurs de la Ligue nationale de hockey.

Leo Carlsson est apparu au 38e rang.

Et voilà où la situation devient complètement folle pour les Ducks.

Carlsson va toucher 18 millions de dollars par saison.

Et Cutter Gauthier regarderait maintenant cette situation en se disant qu’il possède lui aussi une excellente raison de demander la lune.

Pourquoi accepterait-il moins?

Pourquoi ferait-il un sacrifice?

Pourquoi penserait-il à la masse salariale des Ducks?

Pourquoi devrait-il aider le directeur général à construire une équipe?

Dans cette vision extrêmement individualiste des négociations, la réponse serait simple : ce n’est pas son travail.

Son travail est de jouer au hockey.

Le travail de son agent est d’aller chercher le plus d’argent possible.

Comme un égoïste… si on le compare à Demidov et compagnie…

Et maintenant, les Ducks doivent vivre avec les conséquences.

Carlsson et Gauthier pourraient toucher ensemble un minimum de 31 millions de dollars par saison.

Pendant que les Ducks pourraient consacrer plus de 30 millions de dollars annuellement à Carlsson et Gauthier, Montréal possède son fameux noyau de cinq joueurs composé de Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson et Ivan Demidov pour seulement environ 10 millions de dollars.

Mais Cutter Gauthier ne veut rien savoir de cette réalité.

« Je ne suis pas à Montréal. »

Le problème, c’est qu’une équipe ne gagne pas la Coupe Stanley avec une calculatrice individuelle.

À un certain moment, les joueurs doivent regarder la situation collective.

Les contrats du Canadien donnent aujourd’hui un avantage immense à Kent Hughes. Mais ils donnent également une responsabilité énorme à la direction.

Et si Kent Hughes échoue à construire une équipe capable de profiter de cette situation, ses joueurs ne lui pardonneront jamais.

Et Cutter Gauthier se vantera qu’il avait raison de vouloir faire sauter la banque.