Pauvre Oliver Kapanen. Devenir la tête de turc d'une province en entier... c'est cruel comme jamais...
Oui, il y a une image qui revient brutalement dans la tête des partisans des Canadiens de Montréal depuis samedi soir.
Oliver Kapanen, la peur au ventre.
Hésitant.
Craintif de se faire frapper.
Alors il donne la rondelle mollement au lieu de la lancer dans le fond.
Et ensuite? Le cauchemar.
Un revirement en prolongation. Une rondelle qui ne se rend jamais au fond de territoire. Une décision qui semblait pourtant simple : la sortir de la zone, la dump-and-chase, manger la mise en échec s’il le faut. Puis quelques secondes plus tard, Nikolaj Ehlers met fin au match.
Depuis ce moment, plus rien ne va pour le jeune Finlandais.
En fait, rien ne va plus pour lui.. depuis le 28 mars...
Blanchi depuis deux mois pratiquement. Écarté durant la majeure partie des séries. Et le voilà... coupable de la plus grosse défaite de l'année.
Ça nous rappelle Kirby Dach contre le Lightning de Tampa Bay.
Un joueur pointé du doigt par tout le Québec, lui qui s’est retrouvé englouti par la pression toxique du marché montréalais.
On se souvient tous de la tempête. Les insultes. Les messages haineux. Les attaques personnelles. Le point où Dach avait fini par supprimer son Instagram, incapable de gérer l’ouragan médiatique.
Même sa copine, Jordan Vanderveen, avait dû supprimer ses réseaux sociaux.
Aujourd’hui, c’est Oliver Kapanen qui semble vivre le même enfer.
Les critiques ne sont plus seulement hockey.
Ça devient personnel.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs l’accusent carrément d’avoir été lâche, car il a refusé de manger la mise en échec.
On l'accuse d’avoir paniqué et d’avoir laissé aller la rondelle simplement parce qu’il ne voulait pas se faire frapper.
En revisionnant la séquence, tout le monde voir un joueur qui refuse de se sacrifier pour l'équipe.
À Montréal, quand tu es impliqué directement sur un but en prolongation en finale d’association… les gens n’oublient jamais.
Surtout si tu as refusé de payer le prix.
Kapanen arrivait déjà fragile mentalement. Depuis des semaines, sa confiance semblait s’effondrer tranquillement.
Éric Fichaud l’a bien résumé à TVA Sports : plus la saison avançait, plus le jeune centre semblait frapper un mur. La confiance de Martin St-Louis s’est mise à disparaître. On l’a tassé. Son rôle a diminué. Ses minutes ont fondu.
Lui qui jouait avec Ivan Demidov dans un rôle offensif pendant une bonne partie de la saison s’est retrouvé soudainement parachuté dans un rôle de quatrième trio qui ne lui ressemble pas du tout.
Commencer ses présences dans sa zone.
Jouer du hockey défensif.
Manger des mises en échec.
Gagner des batailles le long des rampes.
Ce n’est pas le même joueur.
Ce n’est pas le rôle pour lequel il a été développé.
Alexandre Daigle l’a aussi expliqué : on lui demande maintenant un travail complètement différent de celui qu’il faisait auparavant. Et pour un jeune recrue déjà en perte de confiance, ça peut devenir extrêmement lourd.
Alors quand survient une erreur comme celle de samedi? Ça explose.
Le Canadien de Montréal le cache.
Aucune disponibilité médiatique.
Aucune explication.
Aucune sortie publique. Comme si on essayait de le protéger du cyclone.
À l’intérieur de l’organisation, tout le monde sait probablement une chose : Oliver Kapanen est en train de vivre un moment horrible mentalement. En fait, c'est le pire moment de sa vie.
Le pauvre gars est devenu le punching bag parfait. Ça fait mal à voir. On parle d’un jeune joueur qui n’a jamais demandé ce poids-là sur ses épaules eti joue avec une confiance déjà fragile.
Un jeune qui, au lieu d’être protégé dans un rôle progressif, s’est retrouvé au centre d’un des moments les plus importants de la saison.
Et maintenant, la machine montréalaise tourne à plein régime sur son dos.
Pas pour rien qu'il a supprimé pratiquement toutes ses photos sur son profil Instagram. Il a éliminé toutes les photos de lui avec le chandail du CH. Il ne reste plus que deux photos: une avec la Finlande aux Jeux olympiques il y a 3 mois et l'autre avec son équipe finlandaise Kalpa... datant d'il y a 105 semaines...

Ouch. Toutes les photos avec le chandail du CH... disparus..
Même autour de sa vie personnelle, ça commence à brasser. Des internautes fouillent déjà partout. Des gens cherchent sa copine sur les réseaux sociaux. La pauvre Emmi Ollikainen a dû rendre son Instagram privé.

Stop.
On peut critiquer un jeu de hockey.
On peut se demander pourquoi Oliver Kapanen était sur la glace en début de prolongation, surtout après un match horrible du trio de Kirby Dach, Zachary Bolduc et Kapanen.
Mais transformer un jeune de 22 ans et sa blonde en cible publique?
C'est tout simplement inacceptable.
Au final, le coupable est Martin St-Louis.
Pourquoi confier un moment aussi fragile à un joueur dont la confiance était déjà au plancher?
La réalité, c’est qu’Oliver Kapanen paie aujourd’hui pour la bourde de son coach.
Il en porte tout le poids.
Seul... avec sa douce...
Dans une ville où les héros sont adorés… mais où les erreurs sont rarement pardonnées.
