Piège à 9 millions : Kent Hughes a raison d’être patient

Piège à 9 millions : Kent Hughes a raison d’être patient

Par André Soueidan le 2026-01-10
devils kent hughes

Pendant que certaines équipes paniquent, improvisent et commencent à manger leurs propres erreurs contractuelles, le Canadien de Montréal, lui, regarde ça de loin. Très loin. Et surtout, sans trembler.

Le cas Dougie Hamilton, mis de côté par les Devils malgré son statut de joueur le mieux payé de l’équipe, est exactement le genre de scénario que Kent Hughes refuse catégoriquement d’embrasser.

Un vétéran de 32 ans.

9 millions de dollars par saison.

Un contrat jusqu’en 2028.

Une production en chute libre.

5 buts, 5 passes en 40 parties.

Et maintenant, un healthy scratch qui crie plus fort que n’importe quelle rumeur : ce contrat est devenu un boulet.

Et c’est là que le contraste avec Montréal devient frappant.

Fini le temps des décisions paniques

Sous l’ancienne administration, ce genre de dossier aurait été perçu comme une “opportunité”.

Un gros nom. Un droitier établi. Un patch rapide pour combler un trou immédiat. On connaît la chanson.

Bergevin, c’était souvent ça : régler un problème à court terme, même si la facture revenait plus tard… avec intérêts.

Aujourd’hui? Kent Hughes ne joue plus à ça.

Le Canadien n’est pas une équipe désespérée.

Il n’a pas besoin de sauver sa saison à tout prix.

Il n’est pas coincé contre le plafond salarial.

Il n’a pas à sacrifier sa flexibilité pour donner l’illusion de progresser.

Le CH a déjà sa part de risque… et il l’assume

Montréal a déjà pris un pari calculé avec Patrik Laine.

Un risque limité.

Un coût raisonnable.

Jusqu’ici? C’est du 50-50.

Des séquences prometteuses, d’autres plus fragiles.

Mais au moins, le pari ne menace pas la structure de l’équipe à long terme.

À l’inverse, absorber 9 M$ par année pour Dougie Hamilton, c’est s’enchaîner volontairement à un joueur en déclin, sans filet de sécurité, sans flexibilité, sans garantie de rendement.

Ce n’est plus un pari. C’est un handicap auto-infligé.

Et surtout… le CH n’en a pas besoin

C’est peut-être ça le point le plus important.

Le Canadien n’est pas en manque de défenseurs droitiers.

Il a déjà Noah Dobson comme pilier.

Il voit David Reinbacher progresser dans l’ombre.

Il observe Bryce Pickford exploser dans l’Ouest.

La relève est là. Le plan est clair. La ligne du temps est respectée.

Pourquoi saboter ça avec un contrat toxique venu d’ailleurs?

Les Devils improvisent. Montréal observe.

New Jersey est pris à la gorge.

Masse salariale étouffante.

Jeunes à payer. Saison qui glisse. Ils doivent bouger. Ils doivent corriger. Ils doivent sacrifier quelqu’un.

Montréal, lui, peut attendre.

Et dans la LNH moderne, la patience est une arme.

Pendant que les Devils cherchent comment se débarrasser d’un problème à 9 millions, Kent Hughes prouve, encore une fois, qu’il vaut mieux rater une “occasion” que d’acheter une erreur.

Parce que dans cette ligue, les vrais dégâts ne viennent pas des joueurs que tu ne signes pas.

Ils viennent de ceux que tu signes… quand tu n’aurais jamais dû.

Ouch...