Punition d'Arber Xhekaj: son comportement hors-glace pose problème

Punition d'Arber Xhekaj: son comportement hors-glace pose problème

Par David Garel le 2026-01-14

Encore une fois, le message est brutal.

Encore une fois, il ne passe pas par des mots, mais par le chronomètre.

Arber Xhekaj a joué un peu plus de sept minutes hier parce que Martin St-Louis n’a toujours pas confiance en lui.

Et c’est là que le narratif commence à se briser sérieusement.

Il y a à peine quelques jours, après une courte séquence plus stable, on nous répétait que Xhekaj jouait mieux, qu’il était plus discipliné, plus engagé, plus responsable.

Puis est arrivé le match contre Vancouver. Une soirée catastrophique où il a été directement responsable des 3 buts des Canucks. Pénalité inutile, coupable de revirements affreux, une perte de contrôle totale. Et depuis, le verdict est sans appel : retour au strict minimum. Sept minutes. Encore.

Ce n’est plus une correction sportive.

C’est une punition sportive... et humaine...

Car ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est que selon ce qui circule dans l’entourage de l’équipe, les reproches ne s’arrêtent plus à la glace.

Depuis le départ de Christian Dvorak, un nouveau duo s’est formé à Montréal sur le plan social : Cole Caufield et Xhekaj.

Deux joueurs très aimés par les fans et les femmes, très visibles, très présents dans les bars et les sorties montréalaises.

Chiller, sortir, profiter de la ville. Rien d’illégal. Rien d’interdit. Mais dans un contexte où ton jeu est déjà sous la loupe, tout devient amplifié.

Et c’est précisément là que le malaise s’installe.

Martin St-Louis est obsédé par la constance, la préparation, la rigueur quotidienne. Pas seulement le soir du match, mais entre les matchs.

Quand un joueur alterne entre des séquences acceptables et des rechutes évidentes, le coach cherche des réponses. Et selon plusieurs informations qui circulent, le comportement hors glace de Xhekaj commence à faire partie de l’équation.

Pas parce qu’il « fait le party » comme un cliché de tabloïd.

Mais parce que ça se voit sur la glace.

Manque de timing.

Mauvaises lectures.

Décisions impulsives.

Gestes inutiles.

Le fameux combo qu’on a encore vu hier : peu de minutes, une présence brouillonne, un moment inutilement sale où il frappe son adversaire derrière la tête alors que le combat est terminé… puis le banc.

Pendant ce temps-là, Jayden Struble, tranquillement, recommence à gagner du terrain. Hier, objectivement, il a été plus fiable. Pas spectaculaire. Pas dominant. Mais plus structuré. Plus prévisible. Et pour St-Louis, la prévisibilité vaut plus que l’intimidation incontrôlée.

Ajoute à ça le fait que Kaiden Guhle n’était même pas là hier. Et malgré cette absence, Xhekaj n’a toujours pas réussi à s’imposer dans la hiérarchie. Sept minutes quand la porte est entrouverte, c’est un signal très clair.

Le problème, ce n’est pas que Xhekaj n’est pas capable.

Le problème, c’est qu’il n’est pas constant.

Un soir, il joue simple.

Le suivant, il déraille.

Un match, il respecte le système de jeu.

Le suivant, il le sabote lui-même.

La différence entre lui et Caufield est que le petit attaquant est capable de performer, même s'il profite de la vie.

Xhekaj, lui, a tellement de problèmes de concentration sur la glace que le coach commence à se demander si c'est par manque de sommeil ou simplement parce qu'il fait trop la fête.

Et Martin St-Louis déteste ça.

Dans la tête du coach, ce n’est plus une question de potentiel ou de courage. C’est une question de fiabilité globale.

Est-ce que je peux te faire confiance quand ça compte? Est-ce que je peux te donner plus que sept minutes sans craindre une pénalité stupide, une lecture en retard ou un geste qui met l’équipe dans le trouble?

Pour l’instant, la réponse est non.

Et quand un entraîneur commence à lier inconsciemment le comportement hors glace à l’instabilité sur la glace, le dossier devient explosif. Parce que là, ce n’est plus juste du hockey. C’est une question de culture, de maturité et de priorités.

Xhekaj est à un carrefour.

Soit il comprend que chaque détail compte désormais, sur la glace et à l'extérieur,

Soit il continue à envoyer des signaux contradictoires.

Mais une chose est claire : sept minutes, ce n’est pas un accident.

C’est un avertissement répété.