On assiste à un autre rebondissement dans la saga Zachary Bolduc.
Le Canadien aurait déposé une nouvelle offre sur la table, ce qui fait trois offres au total.
La nouvelle offre serait de 5 ans avec un salaire annuel se situant entre 4 et 5 M$ par année.
5 ans et 4,5 M$.
22 millions de dollars au total.
Le CH achète ainsi une année d’agent libre avec restriction.
Rappelons que le CH avait auparavant déposé une offre de 4 ans et 4 M$ par année.
16 millions de dollars au total.
Le CH n’achète aucune année d’agent libre avec restriction et Bolduc deviendrait libre comme l’air après l’entente.
Sinon, la première offre de 3 ans et 3,5 M$ par année est toujours sur la table. Le CH serait ouvert à augmenter le salaire annuel de quelques centaines de milliers de dollars, vu que Bolduc reste sous contrôle de l’organisation à la fin de l’entente proposée.
Le problème, c’est que le Québécois et son agent doivent maintenant accepter une réalité qui ne doit pas être facile à avaler : le marché qu’ils espéraient n’existe plus.
Martin St-Louis a coûté tellement d’argent à Zachary Bolduc.
Voilà le cœur du dossier.
Depuis son arrivée à Montréal, Bolduc n’a pas bénéficié de la vitrine offensive qu’il aurait pu espérer. Son utilisation sous Martin St-Louis a fait énormément jaser.
Alors qu’il arrivait avec un profil offensif extrêmement intéressant et qu’il avait démontré à Saint-Louis qu’il était capable de produire lorsqu’il recevait de bonnes responsabilités (sur l’avantage numérique avec Robert Thomas), le Québécois s’est retrouvé avec une utilisation digne d’un plombier de soutien.
Le chiffre fait mal.
11 minutes et 23 secondes de temps de glace en moyenne.
Difficile de faire exploser sa valeur contractuelle lorsqu’on passe une grande partie de la saison à regarder les autres jouer.
Difficile de demander six millions de dollars lorsqu’on n’obtient même pas les minutes d’un véritable attaquant top-6.
Rappelons que les Blues de Saint-Louis allaient lui accorder un contrat de 7 ans et 42 M$ (6 M$ par année) avant que Bolduc ne soit échangé à Montréal.
Difficile de convaincre Kent Hughes de sortir le chéquier lorsque Martin St-Louis méprise autant le joueur.
S’il avait joué régulièrement sur l’un des deux premiers trios, avec 16, 17 ou 18 minutes par match, il aurait pu exploser offensivement. Son camp aurait alors pu arriver devant Kent Hughes avec des chiffres beaucoup plus imposants.
La conversation aurait été complètement différente.
Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.
Et aujourd’hui, Bolduc se retrouve devant une proposition qui pourrait être très difficile à refuser, surtout qu’il n’a aucun pouvoir.
Pas éligible à une offre hostile, il ne pouvait pas choisir l’arbitrage et ne peut se permettre d’attendre et de faire la grève jusqu’au 1er décembre.
Le CH pousse pour l’offre de 5 ans et 4,5 M$ par année.
Des peanuts pour acheter également une année d’autonomie complète. Bolduc se ferait vraiment avoir. Mais dans toutes les offres proposées, il se fait flouer.
Le Canadien veut clairement obtenir quelque chose de plus qu’un simple contrat de transition afin de sous-payer le Québécois le plus possible.
Mais l’offre de 5 ans est la plus « chienne » selon nous.
Car on fait pendre une carotte au bout de son nez. Accepte le cash, mais on va te contrôler sans aucune pitié.
Le clan Bolduc pousse pour avoir le contrat de Mavrik Bourque (6 ans et 5,5 M$ par année), mais le CH ne veut rien savoir.
Kent Hughes refuse de payer Bolduc comme s’il avait déjà confirmé qu’il était une vedette.
Le directeur général veut payer pour ce qu’il est aujourd’hui tout en reconnaissant ce qu’il pourrait devenir demain.
4 ans et 4 millions de dollars par année, c’est pratiquement une insulte.
5 ans et 4,5 M$ par année, c’est du vol avec l’explosion du plafond salarial.
Et avec Martin St-Louis, il se fera avoir toute sa carrière à Montréal.
Son utilisation de Bolduc a des conséquences financières directes sur le passé.
Un joueur qui joue 11 minutes et 23 secondes par rencontre ne peut pas facilement arriver à la table des négociations en exigeant un contrat digne d’un attaquant établi du top-6.
Sur le présent.
Un plombier perd sa dignité.
Sur le futur.
Si Bolduc continue d’être maltraité par Martin St-Louis, il sera floué sur son prochain contrat aussi.
En attendant, il doit choisir entre 3, 4 ou 5 ans.
Il est fait… comme un rat…
