Refus de signer: Marc-André Fleury a dit non au Canadien de Montréal

Refus de signer: Marc-André Fleury a dit non au Canadien de Montréal

Par David Garel le 2026-02-05

Marc-André Fleury continue de s’entraîner au Minnesota.

Pour une deuxième fois en moins d’une semaine, l’ancien gardien étoile a remis l’équipement et a sauté sur la glace avec le Wild du Minnesota, lui qui n’avait pourtant pas patiné en situation “pro” depuis son annonce de retraite.

Officiellement, on parle d’un simple coup de patin, d’un vétéran qui garde la forme, d’un gars qui aime trop le hockey pour rester longtemps loin d’une patinoire.

Sauf que dans la LNH, ce genre de chose n’arrive jamais par hasard.

Parce qu’au même moment, le Canadien de Montréal vit une crise ouverte devant le filet.

Samuel Montembeault s’est écroulé.

Éric Raymond a été congédié.

Jakub Dobeš a été propulsé numéro un presque par défaut.

Et Jacob Fowler a été protégé à tout prix pour ne pas brûler son développement.

Montréal cherchait désespérément de la stabilité.

Et naturellement, un nom revenait partout dans les conversations internes et externes : Marc-André Fleury.

Un Québécois.

Un vétéran respecté.

Un gars capable d’absorber la pression médiatique.

Un gardien qui connaît ce marché.

Mais selon ce qui circule dans l’industrie, Fleury aurait été approché.

Et il aurait décliné.

Simplement parce qu’il ne voulait pas replonger dans un environnement instable, émotivement lourd, où tout brûle en même temps, surtout quand, au Minnesota, il est déjà installé, entouré, impliqué officieusement dans l’organisation et encore propriétaire d’une maison sur place.

Ce détail est crucial.

Fleury n’a pas dit non au hockey.

Il a dit non à Montréal.

Et pendant que le CH tentait de colmater une brèche devant le filet, Fleury, lui, gardait une option beaucoup plus logique : rester avec le Wild, attendre de voir si Jesper Wallstedt est échangé contre un centre top-6, et, si une porte s’ouvre, revenir comme adjoint à Filip Gustavsson… sans déménager, sans déraciner sa famille, sans entrer dans un marché en ébullition.

C’est là que l’histoire devient révélatrice.

Parce que si Marc-André Fleury sort un jour de sa retraite, tout indique que ce sera au Minnesota.

Pas à Montréal.

Et ça, peu importe comment on l’habille, c’est un constat brutal pour le Canadien.

Quand même ton gardien québécois le plus emblématique préfère rester spectateur plutôt que venir stabiliser ton équipe en pleine tempête, ça en dit long sur la perception actuelle de l’organisation à travers la ligue.

Ce n’est pas une trahison.

Il ne faut pas tordre la réalité : Marc-André Fleury n’a jamais “snobé” Montréal, et encore moins ses partisans. Ce n’est pas un cas à la Jonathan Marchessault, qui avait traité les fans du CH de beaucoup trop intenses et qu'il avait peur pour ses enfants.

Fleury, lui, respecte profondément le Canadien de Montréal et ce marché. Justement. C’est parce qu’il comprend ce que ça implique qu’il a dit non.

D’abord, il est officiellement retraité, ses enfants sont à l’école au Minnesota, sa famille est installée, et revenir dans un tourbillon médiatique pareil aurait signifié replonger à 100 % dans une machine émotionnelle qu’il venait tout juste de quitter.

Mais surtout, Fleury est trop bon jack pour débarquer à Montréal en sachant très bien ce que ça aurait provoqué : la fin immédiate de Samuel Montembeault comme numéro un, possiblement même un passage au ballottage.

Fleury le savait. Tout le monde le savait. Arriver comme sauveur, ça voulait dire tasser un confrère québécois déjà fragile mentalement, déjà sous attaque constante.

Et Fleury n’est pas bâti comme ça. Il ne voulait pas être celui qui pousse Montembeault dans le vide, pas celui qui entre par la grande porte pendant qu’un autre sort par la petite.

Ce n’est pas une question de peur de Montréal. C’est une question de loyauté, de timing, et de respect. Marc-André Fleury a choisi la stabilité familiale, la paix intérieure… et le refus d’être l’homme qui enterre un autre gardien québécois devant tout un peuple.

Et pendant que Fleury patine tranquillement au Minnesota, le CH, lui, a dû se débrouiller seul, précipiter Dobeš, protéger Fowler, et espérer que Montembeault se reconstruise dans l’ombre.

Au final, tout a fonctionné.

Tout est bien qui finit bien.

Mais le simple fait que Marc-André Fleury ait refusé Montréal... on va s'en rappeler à vie...