Rejet public: Kent Hughes écarte Evander Kane et Matvei Michkov

Rejet public: Kent Hughes écarte Evander Kane et Matvei Michkov

Par David Garel le 2026-02-07

Evander Kane est pratiquement donné à Vancouver… et le Canadien ne veut rien savoir — exactement comme avec Matvei Michkov

Dans la LNH, quand un ailier de 6 pieds 2, 218 livres, capable de frapper, de déranger, de jouer dur dans les coins et d’aller au filet est disponible pour un choix tardif, parfois même avec rétention salariale, normalement, les téléphones chauffent.

Et pourtant.

Evander Kane est essentiellement à donner. On parle d’un joueur de 34 ans, encore mobile, encore intimidant, encore capable d’apporter une dimension physique immédiate à un top-9.

Son contrat tourne autour de 5,1 M$, et les Canucks sont prêts à retenir du salaire pour faciliter une transaction. Dans plusieurs cercles, on évoque un retour qui ne dépasserait pas un choix de troisième ou quatrième ronde.

Bref : hockey-wise, Kane coche énormément de cases.

Et malgré ça, le Canadiens de Montréal ne veut absolument rien savoir.

Pas parce qu’il ne peut pas aider sur la glace.

Mais parce que Montréal refuse d’ouvrir une brèche dans sa culture.

Le profil parfait… sur papier... mais dans le vestiaire, il est le pire individu...

Soyons honnêtes deux secondes.

Si on isole strictement le joueur : ailier gauche robuste, présence physique constante, expérience des séries, capable d’imposer le tempo.

Evander Kane correspond exactement au type de joueur que plusieurs partisans réclament pour épauler un premier trio. Un gars qui fait lever la foule, qui frappe, qui protège ses vedettes, qui joue lourd quand le match devient serré.

À ce prix-là, c’est un no-brainer.

Mais le hockey ne se joue pas seulement dans les chiffres et l'argent.

Montréal ne transige plus seulement des joueurs. Montréal protège un vestiaire.

Ce que le Canadien est en train de démontrer depuis deux ans est extrêmement clair : le talent seul ne suffit plus.

Peu importe le rabais.

Peu importe la valeur marchande.

Peu importe l’urgence à court terme.

Si un joueur menace l’équilibre interne, il n’entre pas.

Point.

C’est exactement la même logique qui a guidé l’organisation en 2023, quand Montréal a choisi David Reinbacher au lieu de Matvei Michkov.

À l’époque, beaucoup criaient à l’erreur historique. Aujourd’hui, avec tout ce qui entoure Michkov à Philadelphie: condition physique, relation tendue avec l’entraîneur, critiques publiques, encadrement lourd, on comprend mieux ce que Kent Hughes et Jeff Gorton avaient vu venir.

Même raisonnement ici.

Evander Kane traîne un historique. Ce n’est pas un secret de ligue. Peu importe ce qu’on pense de lui personnellement, il arrive avec un bagage. Et le Canadien, présentement, ne veut plus gérer ce genre de dossier.

Montréal est en train de bâtir quelque chose de fragile mais prometteur : un noyau jeune, une culture de travail, un vestiaire sans ego dominant, une hiérarchie claire.

Introduire un vétéran à forte personnalité, même à prix cassé, c’est accepter de perturber cet équilibre.

Et le CH a décidé que ça ne valait pas la peine.

Le message est brutal… mais cohérent

Ce refus est cinglant.

Parce qu’on parle d’un joueur presque gratuit.

Parce qu’on parle d’un ailier que plusieurs équipes aimeraient avoir pour les séries.

Parce qu’on parle d’un profil que Montréal n’a pas naturellement dans son alignement.

Et malgré tout, la réponse est non.

Ça en dit long.

Ça confirme que le Canadien est prêt à être patient.

Ça confirme que l’organisation préfère perdre une opportunité hockey plutôt que de risquer une contamination culturelle.

Ça confirme aussi que les décisions ne sont plus dictées par la pression publique, mais par une vision interne très précise.

Evander Kane est disponible.

Evander Kane est abordable.

Evander Kane peut encore jouer.

Mais Montréal passe.

Comme avec Matvei Michkov, le Canadien choisit de ne pas toucher à ce qui pourrait devenir une pomme pourrie, même si ça fait mal sur papier.

Dans cette reconstruction, le message est limpide :

On ne bâtira pas une équipe gagnante avec des raccourcis.

On ne sacrifiera pas la culture pour un coup rapide.

Et on n’introduira pas un joueur, peu importe son talent, s’il menace l’ADN du vestiaire.

C’est dur.

C’est frustrant pour certains partisans.

Mais c’est exactement comme ça qu’on construit quelque chose qui dure.