Radko Gudas savait exactement dans quoi il s’embarquait.
Le défenseur des Ducks d’Anaheim n’a pas fui. Avant même le match contre les Maple Leafs de Toronto, il avait annoncé ses couleurs : il allait être en uniforme, même diminué physiquement, parce qu’il voulait assumer.
“Je veux assumer mes propres erreurs et y faire face moi-même.”
Dans un contexte aussi chargé émotionnellement, avec Auston Matthews blessé pour le reste de la saison à la suite de son coup de genou, il savait que ça allait brasser.
Le règlement de comptes a eu lieu. Il s'est fait casser la face par Max Domi.
MAX DOMI DROPS THE GLOVES WITH RADKO GUDAS RIGHT OFF THE OPENING DRAW 🫨👊 pic.twitter.com/bip7Vl7gJ0
— Gino Hard (@GinoHard_) March 31, 2026
Tout était en place pour se faire tabasser.
Et Gudas a choisi d’y aller quand même.
Sur le principe, difficile de lui reprocher. Dans une ligue où plusieurs joueurs disparaissent dans ce genre de situation, lui a décidé de se présenter. D’absorber la pression. De ne pas laisser ses coéquipiers payer pour lui.
Gudas avait dit qu’il allait répondre à l’appel. Il était sur la glace. Il était prêt à faire face aux conséquences. Mais dans les faits, la scène a été à sens unique. Aucun véritable échange. Aucun combat équilibré. Domi a pris le dessus immédiatement, enchaînant les coups pendant que Gudas encaissait, sans réellement répliquer.
Depuis des années, une critique revient constamment dans le cas de Gudas : un joueur capable de distribuer des coups à la limite, mais beaucoup moins présent quand vient le temps de répondre directement. Ce que certains voyaient déjà dans ses confrontations passées est revenu en pleine face dans cette séquence-là.
Il s’est présenté. Oui.
Mais il n’a pas répondu. Il n'a même pas lancé un seul "punch".
Et évidemment, la scène a rapidement dégénéré.
Certains ont applaudi Domi.
D’autres, au contraire, ont trouvé qu'il est allé trop loin. Qu’il a continué à frapper alors que Gudas était déjà en mauvaise posture au sol. Que ça dépassait la ligne entre répondre et s’acharner.
Gudas voulait affronter les conséquences.
Il les a eues.
Tabassé... devant tout le monde...
