Patrik Laine nous niaise?
Il y a quelque chose d’encore plus troublant que tout ce qu’on a vu dans le dossier Patrik Laine depuis des semaines.
Plus troublant que son utilisation à l’entraînement. Plus troublant que son absence totale des matchs. Plus troublant même que cette fameuse “blessure” qui ne tient plus vraiment la route.
C’est le fait qu’il accepte tout ça.
Selon ce que rapporte François Gagnon, et c’est majeur, Laine serait parfaitement à l’aise avec la situation actuelle. Il s’entraîne avec le groupe depuis des semaines, il patine comme un régulier… mais il reste sur la liste des blessés. Et surtout, il ne pousse pas pour revenir.
Officially he is still not available because of injury. That said: he practices like a regular for a month or so. My read: he's ok with it. If not, his agent would ask the NHLPA to get involve and force de Habs to get hom off the IR https://t.co/5EuTr3cJ5O
— Francois Gagnon (@GagnonFrancois) March 19, 2026
Normalement, un joueur dans cette situation-là, ça explose. L’agent appelle. L’Association des joueurs embarque. On met de la pression sur l’équipe. On exige d’être activé. On veut jouer.
Mais là?
Rien.
Silence total du clan Laine.
Il accepte de jouer les bouches-trou à l'entraînement:
Les tirs voilés ont causé des problèmes au CH depuis le début de la saison.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) March 23, 2026
Ce matin, on pratique cet aspect-là. Patrik Laine aide Marco Marciano… pendant qu’il y a un gardien qui joue au joueur adverse.
Créatif, comme exercice! @DLCoulisses pic.twitter.com/R34CYqzvJX
Et pour François Gagnon, c’est ça le vrai indice : s’il y avait un problème, son agent aurait déjà forcé le dossier. Le fait que rien ne bouge laisse croire à une entente implicite entre le joueur et l’organisation.
Mais il accepte de rester sur la touche.
Et c’est là que ça devient difficile à ignorer, surtout quand on voit Laine se la couler douce comme un spectateur lors des pratiques:
En haut de l’écran, Patrik Laine semble trouver le temps long au banc, où il a passé la majeure partie de l’entraînement.
— Patrick Guillet (@PatGuillet) March 18, 2026
De son côté, Jacob Fowler a travaillé en solo pendant plusieurs minutes avec Marco Marciano lors de l’exercice d’avantage numérique.@DLCoulisses #GoHabsGo… pic.twitter.com/tEd3NznulU
Parce que pendant que tout le monde pointe Martin St-Louis du doigt, pendant que les critiques fusent sur son utilisation, sur ses décisions… il y a peut-être une autre réalité derrière.
Une réalité beaucoup moins confortable.
Et si Laine lui-même savait qu’il n’est plus capable de suivre?
Parce que sur la glace, ça se voit.
Le rythme est dur.
Les déplacements sont lourds.
Le corps a changé.
Le visage aussi.
Il a pris du poids. Ça paraît qu'il boît un peu trop de vin.
Vin à volonté: Patrik Laine Laine tombe dans l'abandon https://t.co/S1Xm1QIVY5
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) March 20, 2026
Il est moins explosif. Ça paraît.
Et dans une ligue où tout va de plus en plus vite… ça ne pardonne pas.
Alors imagine la scène.
Tu reviens jouer.
Tu n’es pas prêt.
Tu te fais exposer.
Tu te fais humilier sur la glace, pour vrai cette fois.
Peut-être qu’il le sait.
Peut-être qu’il préfère rester dans l’ombre plutôt que de vivre ça devant tout le monde.
Parce qu’en ce moment, aussi dur que ça puisse paraître, il garde encore un certain contrôle sur son image. Il n’est pas “mauvais sur la glace”… parce qu’il ne joue pas.
Mais dès qu’il embarque?
Il n’y a plus de cachette.
Et c’est là que toute la situation devient profondément étrange.
On a un joueur officiellement blessé… qui s’entraîne.
Un joueur capable de patiner… qui ne joue pas.
Un joueur critiqué… qui ne se défend pas.
Un agent… qui ne bouge pas.
Et une ligue entière qui commence à se poser la même question :
Qu’est-ce qui se passe vraiment?
Parce qu’au-delà de la gestion du Canadien, au-delà des décisions de Martin St-Louis… il y a une réalité qui s’installe tranquillement.
Patrik Laine semble avoir accepté sa propre mise à l’écart.
Et dans un sport comme le hockey, où tout le monde se bat pour jouer… ça, c’est probablement le signal le plus inquiétant de tous.
