Revirement de situation à Vancouver: le 15e choix au total disponible pour une transaction

Revirement de situation à Vancouver: le 15e choix au total disponible pour une transaction

David Garel
Le 2026-07-19

Pendant que toute l’attention est tournée vers les gros dossiers de l’été, une situation beaucoup plus discrète commence à intriguer plusieurs recruteurs de l'ouest.

À Vancouver, Jonathan Lekkerimäki n'a plus une place assurée dans la formation des Canucks.

L’ancien 15e choix au total du repêchage de 2022 revient d’une importante chirurgie à l’épaule, mais son plus gros problème n’est peut-être même pas sa santé.

C’est le manque de place.

En regardant la projection de la formation des Canucks, on comprend rapidement pourquoi plusieurs journalistes de Vancouver se demandent si Lekkerimäki ne pourrait pas devenir une monnaie d’échange avant même le début de la saison.

Jake DeBrusk est toujours là.

Brock Boeser est toujours là.

Linus Karlsson pousse lui aussi pour un poste permanent.

Filip Chytil pourrait être utilisé à l’aile droite.

Brendan Gallagher est déjà installé sur le quatrième trio.

Et derrière eux arrivent déjà Liam Öhgren, Braeden Cootes, Max Sasson et plusieurs autres jeunes qui réclament du temps de glace.

Voici l'alignement "offensif" des pauvres Canucks:

DeBrusk-Pettersson-Boeser
Ohgren-Rossi-Karlsson
O’Connor-Raty-Chytil
Cotter-Safonov-Gallagher

Extras: Sasson, Lekkerimaki or Cootes

À un moment donné…

Il n’y a tout simplement plus assez de chandails.

Conserver Lekkerimäki dans la LNH comme réserviste?

Le retourner dans la Ligue américaine?

Ou profiter de sa valeur pour aller chercher le joueur qui manque le plus à l’organisation?

Le nom de Shane Wright circule justement avec insistance.

Selon ce qu'on entend à Vancouver, les Canucks continuent de chercher un jeune centre capable de s’établir durablement dans leur top-6, et Wright demeure un joueur qui intéresse énormément l’organisation.

L’idée d’un échange impliquant Lekkerimäki n’est donc plus farfelue. reste à voir ce que les Canucks sont "game" de rajouter dans la balance pour obtenir Wright.

Le Canadien devrait être attentif.

Kent Hughes et son groupe avaient également un très grand intérêt pour Jonathan Lekkerimäki lors du repêchage de 2022. Le problème, c’est que le Canadien avait déjà échangé le 13e choix au total afin d’acquérir Kirby Dach.

Chicago a utilisé cette sélection pour choisir Frank Nazar, tandis que Vancouver a repêché Lekkerimäki deux rangs plus tard, au 15e échelon. Si Montréal avait conservé son choix, plusieurs autour de l’équipe croient que Lekkerimäki aurait sérieusement été sélectionné par le Canadien.

Hughes aurait fait une très grave erreur en ne sélectionnant pas Nazar.

Reste qu'aujourd'hui, Kent Hughes connaît très bien ce genre de situation.

Il l’a déjà exploitée.

En 2022, le Canadien détenait le 13e choix au total obtenu des Islanders dans la transaction envoyant Alexander Romanov à Long Island.

Au lieu de conserver cette sélection, Hughes avait flairé une occasion. (ratée)

Il a échangé ce choix aux Blackhawks pour mettre la main sur Kirby Dach.

À l’époque, plusieurs à Chicago avaient déjà perdu patience envers le flop Dach. (ils avaient raison)

Aujourd’hui, Vancouver semble vivre un scénario semblable avec Lekkerimäki.

Un ancien choix de première ronde.

Un immense talent offensif.

Mais une place qui devient de plus en plus difficile à lui garantir.

Les Canucks ne veulent évidemment pas abandonner leur jeune attaquant.

Mais une équipe qui cherche désespérément un centre pourrait être tentée d’utiliser un ailier prometteur pour répondre à un besoin plus important.

Surtout si Seattle refuse encore de laisser partir Shane Wright, Vancouver devra peut-être regarder ailleurs.

Et si les Canucks décident finalement que Lekkerimäki n’entre plus dans leurs plans à court terme, Kent Hughes devra être parmi les premiers à téléphoner.

Le Suédoisi est exactement le type de joueur qui fait rêver les recruteurs… mais qui demande aussi de la patience.

Son plus grand atout est sans contredit son tir. Il possède l’un des meilleurs lancers de sa cuvée de repêchage : un tir des poignets extrêmement rapide, précis et difficile à lire pour les gardiens.

C’est un véritable marqueur naturel, capable de décocher en une fraction de seconde, particulièrement en avantage numérique. Les dépisteurs le décrivent comme un sniper pur, destiné à évoluer dans un top-6 offensif.

Il est également un excellent fabricant de jeux lorsqu’il a de l’espace. Son QI hockey est élevé, il lit très bien le jeu et trouve souvent les ouvertures avant les autres. Il est dangereux dès qu’il transporte la rondelle en zone offensive et possède des mains très habiles.

Là où les questions commencent, c’est dans son jeu sans la rondelle. Lekkerimäki n’est pas un attaquant physique. Il doit encore gagner en force pour mieux résister aux mises en échec, remporter les batailles le long des rampes et s’imposer dans les espaces restreints.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les recruteurs de la LNH estiment que sa transition vers la LNH prend plus de temps que prévu.

Le potentiel demeure néanmoins très élevé. Plusieurs analystes continuent de croire qu’il possède les outils pour devenir un ailier de deuxième trio capable de marquer de 25 à 30 buts par saison si son développement suit son cours normal.

Bref, si Kent Hughes a réellement eu un faible pour lui en 2022, ce n’est pas difficile à comprendre. Des marqueurs naturels avec un tir de cette qualité sont rares, et lorsqu’ils deviennent disponibles sur le marché, ils attirent toujours l’attention.

Le directeur général du Canadien a déjà démontré qu’il adore miser sur d’anciens choix de première ronde dont la valeur est momentanément en baisse.

Kirby Dach.

Alex Newhook.

Et maintenant…

Jonathan Lekkerimäki?

Le parallèle est difficile à ignorer.

Parce qu’un jeune joueur talentueux qui n’a plus de place dans son organisation finit souvent par devenir une cible tellement intéressante sur le marché des transactions.

À Kent Hughes de jouer.