Rien ne va plus pour Patrick Lalime: le pire moment de sa vie

Rien ne va plus pour Patrick Lalime: le pire moment de sa vie

David Garel
Le 2026-08-16

Le timing est absolument terrible pour Patrick Lalime.

Alors que l’ancien gardien de la LNH traverse une période extrêmement difficile sur le plan personnel et a dû encore une fois s’éloigner des ondes de TVA Sports pour des raisons de santé, son absence est arrivé précisément au moment où les critiques contre lui n’ont jamais été aussi nombreuses.

Et pendant qu’il se bat pour retrouver la santé loin des caméras, son remplaçant, Alexandre Picard, est en train de gagner la faveur du public.

C’est probablement l’une des situations les plus cruelles qu’un analyste puisse vivre.

Lalime n’a pas quitté son poste parce que TVA Sports voulait le remplacer.

Il n’a pas été congédié.

Il est absent parce que sa santé l’y oblige.

Et pourtant, pendant qu’il était à l’écart, le débat sur son avenir a explosé.

Les téléspectateurs comparent.

Ils évaluent.

Ils jugent.

Et plusieurs réclament déjà que Picard demeure aux côtés de Félix Séguin pour la prochaine saison, lorsque Lalime sera suffisamment en santé pour revenir.

C’est brutal.

Parce que Patrick Lalime ne pouvait même pas être devant les caméras pour défendre sa place.

Lalime avait déjà dû s’absenter pendant plusieurs mois plus tôt cette année en raison d’un problème de santé important.

Il avait ensuite réussi à revenir pour accompagner le Canadien pendant les séries éliminatoires, malgré les difficultés qu’il traversait.

Il voulait être là, faire son travail et désirait de tout coeur démontrer qu’il était encore capable de le faire.

Mais cette présence lui a demandé énormément d’énergie.

Cela lui a pris tout son petit change d'être en poste pour les séries du CH. Mais il s'est brûlé au point de ne plus être capable de continuer pendant la finale de la Coupe Stanley.

La nature exacte de son problème de santé n’a pas été dévoilée publiquement et ce n’est pas à nous de l’annoncer à sa place. Les informations personnelles concernant sa condition médicale lui appartiennent.

Ce qui est connu, c’est qu’il traverse suffisamment de difficultés pour être incapable de tenir son rôle normalement.

La situation est sérieuse.

Le plus important est qu’il retrouve la santé.

Mais pendant ce temps, le monde de la télévision ne s’arrête pas.

Voilà ce qui rend cette histoire encore plus difficile.

Patrick Lalime était déjà devenu une cible facile pour une partie du public québécois.

Ses hésitations.

Ses formulations.

Son français.

Ses analyses.

Son rythme.

Chaque erreur était capturée.

Chaque maladresse devenait un extrait.

Chaque phrase moins bien formulée que prévu pouvait se retrouver sur les réseaux sociaux quelques minutes plus tard.

Et Lalime avait lui-même expliqué à quel point cette réalité pouvait être difficile pour lui.

« Je suis un stressé dans la vie. Donc je peux avoir l’air calme, mais ça pédale fort, comme un canard dans l’eau. »

L’homme que les téléspectateurs voyaient calmement assis derrière son micro vivait en réalité énormément de pression intérieure.

Il avait aussi expliqué pourquoi le direct pouvait devenir aussi difficile :

« Je cherchais toujours la chose parfaite à dire et ça me coinçait. C’était malsain. »

Et il avait décrit avec une précision remarquable la réalité d’un analyste pendant un match :

« Dans une oreille, le producteur te parle. Dans l’autre, ton descripteur te parle. Et tu dois dire ton point en sept secondes. »

« Des fois, ça ne sort pas comme tu veux… »

Pendant des années, beaucoup ont retenu uniquement les moments où ça ne sortait effectivement pas comme il le souhaitait.

Puis, Alexandre Picard est arrivé. Le pire cauchemar pour Lalime.

Plus calme que lui. Moins stress. Plus clair.

Il vulgarise bien. Il s’exprime avec aisance.

Les téléspectateurs apprécient sa présence.

Et chaque fois que Picard connaît une bonne soirée, le débat revient automatiquement :

Pourquoi ne pas le garder? Pourquoi ne pas congédier Lalime?

Pendant que Picard construit sa crédibilité à l’antenne, Lalime est chez lui à essayer de récupérer.

Il ne peut pas répondre aux critiques, ni défendre ses performances, ni contrôler ce qui se dit sur les réseaux sociaux.

Patrick Lalime a passé sa carrière à jouer sous pression.

Il a disputé des centaines de matchs dans la LNH.

Il a vécu les attentes du hockey professionnel.

Il a ensuite accepté de recommencer une autre carrière devant des milliers de téléspectateurs qui analysent chacune de ses paroles.

Et maintenant, au moment où sa santé lui impose une pause, les mêmes critiques continuent.

C’est difficile à regarder.

Personne ne peut sérieusement prétendre que les critiques ont causé son problème de santé. Nous n’en savons rien.

Mais on peut reconnaître quelque chose de beaucoup plus simple : vivre constamment sous le microscope n’est pas facile.

Et encore moins lorsqu’on traverse déjà une période médicale difficile.

Patrick Lalime doit d’abord retrouver la santé.

Le hockey peut attendre.

La télévision peut attendre.

Les critiques peuvent attendre.

Patrick Lalime, lui, doit simplement prendre soin de Patrick Lalime. Physiquement... et mentalement...