Robert Thomas échangé: le prix à payer est dévoilé pour Montréal

Robert Thomas échangé: le prix à payer est dévoilé pour Montréal

Par David Garel le 2026-01-21

Une véritable onde de choc traverse présentement la LNH : le nom de Robert Thomas circule de plus en plus sérieusement sur le marché des transactions.

On ne parle pas d'un joueur ordinaire. On parle ici d’un centre numéro un légitime, dans son prime, sous contrat à long terme, champion de la Coupe Stanley, capable de produire entre 75 et 85 points par saison, tout en assumant de lourdes responsabilités défensives.

Ce type de joueur ne devient presque jamaisdisponible. Et quand ça arrive, le prix devient immédiatement hors norme.

À Saint-Louis, la situation ne pourrait pas être plus claire : la saison dérape, le projet stagne, et l’organisation est rendue à écouter absolument tout.

Le DG des Blues, Doug Armstrong, affirme qu'il doit entendre ce que le marché est prêt à sacrifier pour un joueur aussi rare. Et ce qu’on comprend rapidement, c’est que le prix demandé est volontairement dissuasif.

Pourquoi Robert Thomas vaut une fortune?

Robert Thomas n’est pas un pari, ni un projet. C’est un centre établi, constant, fiable, capable de driver un premier trio dans une équipe aspirante.

Depuis plusieurs saisons, il produit à un rythme élite, avec plus de 60 passes par année, une excellente lecture du jeu et une intelligence hockey qui fait de lui un moteur offensif plutôt qu’un simple finisseur.

Il est signé à 8,125 M$ jusqu’en 2031, avec une clause de non-échange complète à court terme, ce qui signifie deux choses :

Saint-Louis n’a aucune pression de le bouger.

Une équipe qui l’acquiert sécurise son centre numéro un (ou deux si tu considères que Suzuki reste ton numéro un) pour toute une fenêtre compétitive.

C’est exactement pour ça que le prix explose.

À l’heure actuelle, les Flyers de Philadelphie sont de loin les plus agressifs dans ce dossier. Et c’est logique. Leur reconstruction avance, leurs ailiers sont en place (Konecny, Michkov, Zegras, Foerster, Tippett), mais il leur manque toujours le centre de premier plan pour structurer tout le projet.

Ce n'est pas avec Christian Dvorak, Sean Couturer, Noah Cates et compagnie que tu es en business avec ta ligne de centres.

Ce qui circule, c’est massif.

Philadelphie serait prête à offrir :

Deux choix de première ronde

Un gros espoir au centre, presque prêt LNH : Jett Luchanko, un joueur two-way, mature, fiable, repêché 13e en 2024 ( Daniel Brière a perdu Zeev Buium pour Luchanko en échangeant son 12e choix au Wild).

Et possiblement un autre jeune de premier plan ou ou joueur établi, si nécessaire

Et là où ça devient encore plus révélateur, c’est que Jack Nesbitt pourrait aussi être inclus. Nesbitt, c’est un 12e choix au total, 6 pieds 4, gros gabarit, mais qui déçoit présentement dans le junior.

À Philadelphie, plusieurs commencent déjà à parler d’un mauvais choix de repêchage, et Daniel Brière pourrait être prêt à corriger ses erreurs en sacrifiant Nesbitt dans un méga-deal.

Dans certains scénarios, on parle même de :

Deux premiers choix

Luchanko et/ou Nesbitt

Et un joueur établi, comme Owen Tippett, qui plafonne et n’a pas l’impact espéré.

Les seuls intouchables à Philly : Matvei Michkov et Porter Martone. Tout le reste peut bouger.

C’est dire à quel point Philadelphie est prête à saigner.

Boston, Detroit, Buffalo : ça écoute aussi.

Du côté de Boston, on est conscient que la fenêtre avec Pastrnak est maintenant. Les Bruins seraient prêts à sacrifier :

Matthew Poitras

Le défenseur Mason Lohrei

Deux choix de première ronde

Même logique à Detroit, où l’équipe progresse mais manque encore de punch au centre pour faire un vrai pas en séries.

Buffalo, coincé dans une division ultra compétitive, sait qu’un joueur comme Thomas peut faire la différence immédiatement et à long terme.

Bref, le marché est féroce.

Et le Canadien dans tout ça?

C’est ici que la réalité frappe.

Oui, le Canadien de Montréal est extrêmement intéressé. Et comment ne pas l’être? Robert Thomas à Montréal, c’est un centre numéro un qui transforme instantanément la hiérarchie, stabilise le top-6 et fait du CH un aspirant crédible beaucoup plus tôt que prévu.

Mais le prix…

Pour rivaliser avec Philadelphie ou Boston, Montréal devrait offrir au minimum :

Deux choix de première ronde

Un espoir majeur : Michael Hage ou Alexander Zharovsky

Et un autre actif important, soit un joueur établi ou un autre jeune de premier plan

Et là, on parle de scénarios où David Reinbacher ou Adam Engström pourrait être exigé en plus.

C’est là que Kent Hughes freine.

Parce que contrairement aux Flyers, le Canadien ne veut pas corriger des erreurs passées en sacrifiant l’avenir. Montréal est encore en construction.

Le CH n’est pas à une pièce près d’une Coupe Stanley. Et vider la banque pour un seul joueur, aussi exceptionnel soit-il, contredit toute la philosophie du plan actuel.

La conclusion est claire.

Robert Thomas sera probablement échangé.

Le prix sera monstrueux.

Philadelphie est prête à tout.

Boston est prête à payer cher.

Mais le Canadien, lui, n’est pas rendu là.

Imaginer Robert Thomas à Montréal fait rêver, oui. Mais le coût réel pour l’obtenir est si élevé qu’il forcerait le CH à sacrifier plusieurs morceaux clés de son futur.

Et pour Kent Hughes, ce serait brûler des étapes que l’organisation s’est jurée de ne plus jamais brûler.

Le rêve est séduisant.

La réalité est brutale.

Et pour l’instant, Montréal regarde le train passer… sans monter à bord.