Les Kings viennent d’offrir un immense cadeau au Canadien de Montréal…
Voilà la meilleure nouvelle de l’été pour tous ceux qui rêvent encore de voir Elias Pettersson débarquer à Montréal.
Les Kings de Los Angeles viennent bel et bien de contacter les Canucks de Vancouver afin de s’informer de la disponibilité du centre suédois.
Mais selon le journaliste de TSN, Farhan Lalji, il ne s’agissait même pas d’une véritable négociation.
Les Kings ont simplement « pris la température ».
Pourquoi?
Parce qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens de réaliser une telle transaction.
Ryan Johnson, le nouveau directeur général des Canucks, a rapidement compris que Los Angeles n’avait pas les actifs nécessaires pour conclure un échange d’une telle ampleur.
Et c’est exactement là que le Canadien de Montréal entre dans le portrait.
Les Kings ont un besoin immense au centre depuis la retraite d’Anze Kopitar.
Quinton Byfield est désormais leur seul véritable centre offensif établi. Scott Laughton et Erik Haula représentent de bons joueurs de soutien, mais personne ne peut remplacer un joueur qui a marqué plus de 1300 points dans la LNH.
Pettersson représente donc une cible naturelle.
Le problème?
Los Angeles est pratiquement coincé sous le plafond salarial.
Avec environ 1,8 million de dollars d’espace disponible, les Kings devraient libérer près de 10 millions de dollars simplement pour absorber le contrat de Pettersson, qui compte encore six saisons à 11,6 millions de dollars par année.
Et ce n’est pas leur seul problème.
Ils n’ont plus vraiment de monnaie d’échange.
Leur banque d’espoirs s’est considérablement appauvrie au cours des dernières années.
Vancouver ne cherche pas uniquement à se débarrasser du contrat de Pettersson.
Les Canucks veulent recevoir de jeunes joueusr capables de faire partie de leur avenir.
C’est précisément ce que les Kings peinent à offrir.
Et c’est là où le Canadien possède un avantage énorme.
Montréal peut bâtir un montage beaucoup plus intéressant.
Pas avec David Reinbacher, que Kent Hughes refuse toujours d’inclure dans les discussions.
Mais derrière lui, le Canadien possède plusieurs actifs qui peuvent réellement intéresser Vancouver.
Kirby Dach, malgré une valeur en baisse, demeure un ancien troisième choix au total âgé de seulement 25 ans. Une organisation peut encore croire qu’un changement d’air lui permettra enfin d’exploser.
Owen Beck continue d’être vu comme un jeune centre intelligent, responsable et pratiquement prêt à jouer à temps plein dans la LNH.
Adam Engström possède exactement le profil que plusieurs recruteurs adorent : un défenseur gaucher mobile, capable de transporter la rondelle et dont le potentiel demeure très intéressant.
Bryce Pickford est un "joker" ayant plus de valeur qu'on pense sur le marché des transactions après avoir battu tous les records junior pour un défenseur.
45 buts, même pour un overager, ça se paye.
Le shérif, Arber Xhekaj, est aussi une licorne sur le marché des transsactions.
C’est toute la différence avec Los Angeles.
Les Kings doivent pratiquement convaincre Vancouver d’accepter une offre qu’ils ne veulent pas accepter.
Le Canadien, lui, possède encore plusieurs jeunes actifs capables d’alimenter une véritable discussion, sans toucher aux espoirs A de l'organisation.
Il y a aussi un autre élément qui joue en faveur de Kent Hughes.
Le DG Ryan Johnson ne veut pas échanger Elias Pettersson pour "cinquante cents sur le dollar."
Il sait très bien que, malgré deux saisons extrêmement décevantes, le Suédois demeure un joueur qui a déjà récolté 102 points dans la LNH.
Les Canucks refusent donc de vendre au plus bas.
Ils veulent un retour qui leur permettra de reconstruire rapidement autour de leur nouveau groupe.
Encore une fois, Montréal est beaucoup mieux placé que Los Angeles pour répondre à cette demande.
Les Kings possèdent peut-être le besoin.
Le Canadien possède peut-être les actifs.
Et plus Los Angeles s’éloigne du dossier faute d’espace salarial et d’espoirs de qualité, plus une porte pourrait tranquillement s’ouvrir pour Kent Hughes.
Le dossier Elias Pettersson est loin d’être réglé.
Mais une chose paraît de plus en plus claire.
Si Vancouver décide réellement de tourner la page, le Canadien de Montréal dispose aujourd’hui d’arguments beaucoup plus solides que les Kings de Los Angeles pour tenter de convaincre Ryan Johnson.
