Scène cocasse en salle de presse: Martin St-Louis

Scène cocasse en salle de presse: Martin St-Louis "niaise" Renaud Lavoie

Par Nicolas Pérusse le 2026-04-14

Moment cocasse dans la salle de presse.

Le Canadien s’apprête à affronter le Lightning de Tampa Bay. Une série qui s’annonce intense, lourde, chargée d’émotions. Et au milieu de tout ça, une statistique intrigue : Montréal est meilleur sur la route qu’à domicile. Une anomalie rare dans la LNH.

Renaud Lavoie lance la question, en lançant des fleurs :

“ L'Avalanche a 7 défaites en temps réglementaires, Vous en avez 8. Vous êtes si bons sur la route… comment vous expliquez ça?”

St-Louis, fidèle à lui-même, refuse d’en faire trop :

“Je pense que c’est l’évolution de notre équipe. Je pense pas que c’est une affaire. On est une bonne équipe.”

Simple. Sec. Sans flafla.

Mais là où ça devient savoureux, c’est quand Lavoie décide de pousser.

“Je vais te relancer la balle… c’est aussi parce que vous êtes bien coaché.”

Et St-Louis embarque… à sa manière.

"Merci Renaud".

Les journalistes sont crampés.

“Non, mais ce que je veux dire, c’est… t’hésites pas à prendre des décisions. Regarde, par exemple, quand tu mets Danault avec Evans dans le dernier match, il y a une raison pourquoi tu fais ça. Tu comprends?”

Et là…

St-Louis coupe ça avec un petit sourire, presque en coin, avec cette réponse-là, parfaite dans son timing :

“Oui. Je sais que tu comprends, Renaud.”

Voici l'extrait vidéo:

C’est du St-Louis pur.

Il reconnaît le fond de la question. Il comprend exactement ce que Lavoie essaie de faire: lui faire dire qu’il fait des ajustements intelligents, qu’il coach activement, qu’il influence les résultats, mais il refuse d’entrer là-dedans.

À la place, il joue avec le journaliste

Pendant ce temps, le contexte, lui, est tout sauf léger.

Le Canadien s’en va affronter le Lightning de Tampa Bay. Une série qui s’annonce intense, physique, émotionnelle. Zachary Bolduc l’a dit clairement :

“Le niveau d’énergie et d’émotion va être très élevé. On va être prêts.”

Et il ne parle pas dans le vide. Lui, il pousse pour jouer. Il se positionne comme un gars capable d’amener de l’impact dans une série robuste. Il envoie un message direct au coach.

“Je pense que j’ai des atouts pour connaître du succès en séries.”

« J’ai un peu d’expérience avec la saison passée. Notre série contre Winnipeg avait été assez physique. »

Même chose du côté de Juraj Slafkovsky :

“On les connaît très bien. Les deux équipes jouent avec beaucoup d’acharnement.”

Au micro, St-Louis reste lui-même.

Il ne s’enflamme pas. Il ne se donne pas de crédit. Il ne tombe pas dans le piège, même quand Lavoie lui sert exactement ce qu’il faut pour le faire.

“Je ne suis pas sûr que mes lignes changent parce qu’on est à la maison ou sur la route… on a la profondeur pour bâtir des lignes.”

C'est bon signe. On voit un coach détendu, en confiance, presque joueur avec les médias. Rien à voir avec les réponses sèches ou les regards fermés qu’on a vus plus tôt cette saison.

On voit une équipe capable de gagner à l’étranger. Une équipe qui s’adapte. Une équipe qui, visiblement, commence à croire à sa profondeur… même si son entraîneur refuse de s’en attribuer le mérite publiquement.

Dans une fin de saison tendue, dans un duel qui s’annonce brutal contre Tampa…

Martin St-Louis qui niaise un journaliste... c'est tellement bon signe...