Scène controversée à Milan : le geste de Slafkovsky fait réagir

Scène controversée à Milan : le geste de Slafkovsky fait réagir

Par William Petit Lemay le 2026-02-14

La Suède a gagné 5-3 contre la Slovaquie ce matin.

Sur papier, mission accomplie.

Mais dans les faits?

Beaucoup plus compliqué.

Les Suédois devaient l’emporter par trois buts ou plus pour terminer au premier rang du groupe.

Ils ont gagné par deux.

Et à 39 secondes de la fin, un but slovaque est venu tout changer.

Il avait des conséquences massives au classement.

Parce que le scénario est clair : si la Finlande bat l’Italie en temps réglementaire, la Slovaquie termine première du groupe B grâce au bris d’égalité.

Si ce scénario ne se concrétise pas, la Suède garde la tête.

Tout repose maintenant sur la Finlande.

Et c’est là que la fameuse scène prend tout son sens.

Juraj Slafkovsky a marqué un superbe but en première période.

Un tir sur réception précis.

Son troisième du tournoi.

Son dixième en carrière olympique en seulement dix matchs.

Un plateau historique.

Il devient le quatrième joueur de l’histoire à atteindre dix buts olympiques avant 22 ans.

Le premier depuis Bruce Mather en 1948.

On parle d’un exploit qui traverse les générations.

Et malgré la défaite de 5-3, Slafkovsky n’a pas baissé la tête.

Il a obtenu une passe en fin de rencontre.

Une passe capitale.

Celle qui a permis à la Slovaquie de rester à portée au différentiel.

Celle qui pourrait leur donner le premier rang si la Finlande fait le travail.

C’est là que les caméras ont capté quelque chose.

Slafkovsky, intense.

Expressif.

Célébrant.

Motivant son banc.

Même avec le pointage contre lui.

Pour certains, c’était de la fierté nationale.

Pour d’autres, c’était provocateur.

Parce que la Suède gagnait.

Parce que le match semblait plié.

Parce que célébrer dans un tel contexte peut déranger.

Mais Slafkovsky ne célébrait pas une défaite.

Il célébrait une position stratégique.

Il savait.

Son équipe savait.

Ce but changeait le classement.

Et pendant que les Suédois célébraient leur victoire, les Slovaques calculaient déjà les scénarios.

Il y a aussi un autre détail qui fait jaser.

Slafkovsky trône maintenant au sommet des pointeurs du tournoi avec six points en trois matchs.

À égalité avec Connor McDavid… qui a disputé un match de moins.

Le contraste est frappant.

D’un côté, une puissance comme la Suède qui gagne le match.

De l’autre, une Slovaquie que personne ne voyait première.

Et au centre de tout ça?

Le numéro 20 du Canadien.

La controverse n’est pas dans un geste déplacé.

Elle est dans le contexte.

En fin de rencontre, alors que la Suède menait déjà 5-2, elle a retiré son gardien pour tenter d’ajouter un but d’assurance.

Le message était clair : le différentiel comptait plus que la gestion prudente d’une victoire.

Pourquoi prendre un tel risque alors qu’une victoire semblait déjà acquise?

Parce que les Suédois visaient le classement, pas seulement le résultat.

Cette décision a alimenté un certain malaise chez les partisans, surtout lorsque la Slovaquie a ensuite réduit l’écart et changé complètement la dynamique du groupe.

Une équipe qui gagne… mais qui pourrait perdre la tête du groupe.

Un joueur qui perd le match… mais qui contrôle le tableau.

Tout dépend maintenant du duel Finlande–Italie.

Si la Finlande gagne en temps réglementaire, la Slovaquie termine première.

Si elle échoue, la Suède conserve sa position.

Et dans tous les cas, une chose est claire.

Juraj Slafkovsky ne joue plus comme un espoir prometteur.

Il joue comme un leader qui comprend exactement ce qu’il fait.

Le tournoi est loin d’avoir livré tous ses secrets… et avec Slafkovsky en pleine ascension, une question demeure : quel record va-t-il encore battre d’ici la fin?

À suivre.