Scène honteuse sur la glace: Alexandre Texier enfoncé en France

Scène honteuse sur la glace: Alexandre Texier enfoncé en France

Par David Garel le 2026-02-12

En France, le verdict est tombé vite... et il est dur. Pour un pays qui attendait le retour olympique depuis 24 ans, cette défaite de 4-0 contre la Suisse a laissé un goût amer, mais surtout une immense impression d’occasion manquée.

Et au centre de toutes les attentes : Alexandre Texier. Le joueur du Canadien était clairement identifié comme le leader offensif, celui qui devait faire basculer les séquences serrées, celui qui devait porter les Bleus quand la tempête arrivait.

Or, malgré une équipe courageuse entre les deux premières poussées suisses, Texier n’a jamais réellement imposé sa présence.

Oui, collectivement, la France a montré du caractère. Oui, le gardien Antoine Keller a multiplié les arrêts.

Mais les médias français attendaient beaucoup plus du seul attaquant évoluant régulièrement dans un rôle offensif majeur en LNH.

Ils voulaient voir Texier attaquer les coins, forcer les jeux, prendre des coups, provoquer. Au lieu de ça, plusieurs séquences ont alimenté un malaise : Texier en périphérie, Texier qui n’attaque pas la rondelle en premier, Texier qui laisse filer des batailles à portée de bâton.

Une image circule déjà abondamment, celle où, dans une mêlée, il reste à l’extérieur plutôt que d’aller au cœur de l’action. Pour un joueur présenté comme le moteur de cette équipe, ça frappe.

Ça brasse, ça pousse, les chandails se tirent, les épaules se cognent, exactement le genre de moment où ton meilleur joueur doit entrer dans la tempête, même s’il n’est pas bâti comme un power forward.

Or, Alexandre Texier reste à l’extérieur du groupe, légèrement en retrait, appuyé sur son bâton, spectateur de sa propre équipe. L’image est brutale parce qu’à ce moment précis, ton joueur étoile ne peut pas se permettre d’être en périphérie.

C’est là que les médias français ont décroché. C’est là qu’on a commencé à parler de frilosité. Dans un match où la France cherchait désespérément un signal, un geste de révolte, une étincelle émotionnelle, voir Texier rester sur le côté pendant que ça chauffe devant le gardien, ça a fait très mal.

Voici la scène honteuse:

Après la rencontre, Texier ne s’est pas caché. Visiblement frustré, il a livré un discours lucide, presque résigné :

« On continue d’apprendre. C’est un peu frustrant, tu es un compétiteur, tu veux gagner, mais pour ça, il faut jouer 60 minutes. On va retenir le positif. Nous avons fait de bonnes choses, montré quand même un peu de caractère. Mais quand tu es mené 0-2 par une grosse nation et que tu es une petite nation, tu le paies cash. Nous allons nous préparer pour être meilleurs sur beaucoup d’aspects du jeu. Notre objectif, c’est le quatrième match. On va essayer de créer quelque chose. »

Des mots justes. Mais qui ne font pas disparaître la déception.

Car c’est là que là que ça fait mal : Texier a été correct. Il a été impliqué. Il a travaillé. Mais on attendait qu’il soit dominant. On attendait qu’il prenne l’équipe sur ses épaules.

Qu’il fasse sentir sa présence à chaque présence. Qu’il transforme une demi-chance en momentum. Bref, qu’il soit autre chose qu’un bon joueur complémentaire. À ce niveau-là, contre des nations bourrées de talent NHL, ton meilleur joueur doit créer un déséquilibre. Et ce déséquilibre-là, la France ne l’a jamais obtenu.

En France, plusieurs analystes parlent déjà d’un Texier trop prudent, presque frileux. Pas absent, mais pas assez incisif. Dans un tournoi où les marges sont minuscules, où un seul shift peut changer un match, cette retenue devient un problème.

Les Bleus ont gagné le respect par leur engagement, comme l’a souligné le staff. Mais ils n’ont pas gagné l’espoir. Parce que sans un Texier capable de hausser son niveau d’intensité physique et émotionnelle, cette équipe plafonne rapidement.

Et c’est sans doute ça, le vrai constat de ce premier match olympique : la France a montré qu’elle pouvait résister. Elle n’a pas encore prouvé qu’elle pouvait renverser.

Pour y arriver, Alexandre Texier devra être plus qu’un joueur intelligent et discipliné. Il devra devenir le joueur qui dérange, qui force, qui entraîne les autres dans sa tempête. Sinon, ce tournoi risque de confirmer ce que plusieurs craignent déjà : la France est vaillante… mais sans véritable locomotive.

La prochaine sortie dira beaucoup. Pas seulement sur le destin des Bleus. Mais sur la capacité réelle de Texier à assumer, enfin, ce rôle de patron qu’on attend de lui.

Sinon, on va encore le traiter de soft...