Honte au journaliste de La Presse, Simon-Olivier Lorange, pour avoir tenté de mettre Martin St-Louis à l'amende.
Il y a des tensions qui ne sont plus des secrets pour personne dans l’écosystème médiatique montréalais, et celle qui oppose Martin St-Louis à Simon-Olivier Lorange fait partie de ces duels cinglants et persistants, où chaque question devient une tentative de mettre le coach dans le trouble.
Et à chaque fois, c'est Martin St-Louis qui sort gagnant en rabaissant le pauvre Lorange devant tout le monde.
Depuis longtemps déjà, ce journaliste est perçu dans l’entourage du Canadien comme un "hater" du coach.
Lorange ne cherche pas tant à comprendre la vision de St-Louis qu’à la déconstruire publiquement, souvent par insinuation, parfois par provocation, et très souvent en tentant de l’amener là où il sait que le terrain est toxique pour le coach.
La scène de l’après-match contre le Wild du Minnesota en est une illustration parfaite de cette dynamique malsaine.
Le Canadien venait de gagner. Une victoire arrachée dans les dernières secondes. Un contexte où l’on aurait pu parler de résilience, d’effort collectif, ou simplement de deux points au classement.
Mais non. Simon-Olivier Lorange avait un autre objectif en tête : forcer Martin St-Louis à commenter le travail des arbitres, sachant très bien que la moindre critique explicite entraînerait automatiquement une amende pour le coach.
Le piège est connu. Il est vieux comme la ligue. Et Martin St-Louis le connaît mieux que quiconque.
Quand Lorange l’interroge sur la punition fictive attribuée à Lane Hutson par l'arbitre Eric Furlatt en fin de deuxième période, la tentative est transparente.
Tout le monde sait qu'il s'agissait d'une erreur de l'arbitre:
They hire the NFL refs for this game?! 😂 pic.twitter.com/S4PgJmebL4
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) January 21, 2026
On parle d’un joueur (Marcus Foligno) qui tombe tout seul. Au point que Furlatt est allé s'excuser à Hutson:
Stripes went over to the box and apologized to Lane Hutson after he messed up a tripping call on him. pic.twitter.com/1Wh7qe3ZM1
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) January 21, 2026
Lorange avait bien vu Martin St-Louis sauter une coche:
Marty St. Louis was irate after the tripping call on Lane Hutson. pic.twitter.com/W5nN2gMnRO
— TSN (@TSN_Sports) January 21, 2026
Voilà pourquoi il a insist. Il voulait une réaction. Il voulait une phrase de trop. Il voulait que St-Louis morde et se mette dans le trouble.
Mais St-Louis l'a rejeté complètement. La réponse du coach fut sèche, méprisante, contrôlée, et d’une lucidité cinglante :
« Je pense que tu connais la réponse. Vous me posez des questions sur les arbitres, je pense que vous connaissez la réponse. »
Ouch. Dans les dents.
Mais Lorange insiste. Il change d’angle, simule l’analyse psychologique, tente de contourner l’obstacle pour mettre le coach dans l'eau chaude :
« C’est quoi le message au groupe? Parce que c’est sûr que c’est une situation frustrante, même Lane Hutson ne semblait pas comprendre. C’est quoi la suite? »
Encore une fois, l'intention de Lorange est claire. On pousse. On cherche une émotion. On espère une faille. On espère que le coach, fatigué ou irrité, glissera enfin vers une critique du corps arbitral.
Et encore une fois, Martin St-Louis ferme la porte. Calme. Froid. Implacable.
« Aucun message. La vie n’est pas juste. Il faut que tu deal avec ça. »
Bang. Dans les dents encore. Voici la scène tendue dans l'extrait vidéo suivant:
Pas d’arbitres. Pas de polémique. Pas d’amende. Pas de citation exploitable. Rien. Absolument rien.
Ce qui rend la scène encore plus éloquente, c’est qu’elle révèle à quel point la tentative était calculée. Ce n’était pas une question naïve. Ce n’était pas une recherche d’éclairage. C’était une stratégie. Mettre le coach dans le trouble. Le pousser à commenter ce qu’il sait ne pas pouvoir commenter. Le coincer publiquement. Et si possible, le voir payer le prix.
Mais Martin St-Louis n’est pas un entraîneur naïf. Il n’est pas non plus un coach impulsif qui mord à chaque hameçon médiatique.
Depuis son arrivée à Montréal, il a bâti une relation claire avec les médias : respect, oui.
Mais quand il sent qu’une question n’est pas posée pour comprendre, mais pour nuire, il le fait savoir, sans hausser le ton, sans s’emporter, mais avec une autorité tranquille qui humilie bien plus qu’un éclat de colère.
Ce malaise n’est pas un simple détail. Il illustre un fossé de plus en plus visible entre Lorange et l’entraîneur du Canadien.
Un fossé où le journaliste semble plus préoccupé par la création de controverses que par l’analyse honnête du hockey. Où l’on préfère provoquer une phrase virale plutôt que d’expliquer le match.
Dans ce face-à-face précis, Martin St-Louis a gagné sur toute la ligne. Il a protégé son portefeuille Il a refusé de nourrir une controverse inutile. Et surtout, il a démontré qu’il voyait très clair dans le jeu de son interlocuteur.
Simon-Olivier Lorange a essayé de mettre Martin St-Louis dans le trouble. Il est reparti avec une leçon de contrôle, de sang-froid et de leadership.
Ouf. Comme on dit en québécois, dans ta face...
