Il y a des images qui frappent plus fort que n’importe quelle statistique.
Pendant que le Centre Bell explosait après le 40e but de Cole Caufield, pendant que les Canadiens de Montréal célébraient une victoire marquante… il y avait un autre visage, en retrait, qui racontait une toute autre histoire.
Celui d'Arber Xhekaj.
Absent de l’alignement, coincé dans les gradins pendant que l’équipe connaissait l’un de ses meilleurs moments de la saison, Xhekaj était là, à applaudir, à encourager ses coéquipiers… mais les images qui circulent sur les réseaux sociaux en disent long. Regard vide. Expression lourde. Un joueur qui semble complètement ailleurs.
Comme s’il réalisait, en temps réel, qu’il est en train de perdre sa place.
Pendant que le vestiaire des Canadiens de Montréal vibrait encore de l’euphorie, après ce moment historique (le 40e but de Cole Caufield, marqué en prolongation dans un Centre Bell en délire et le 900e match de Brendan Gallagher), la célébration s’est poursuivie à l’intérieur.
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— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) March 18, 2026
Les rires, les cris, la musique. Puis ce moment fort : la remise de la fameuse fourrure à Brendan Gallagher, pour souligner son 900e match, son impact, son statut de guerrier respecté par tous.
Tout le monde était là.
Sauf qu’il y en avait un… qui n’y était plus vraiment.
Arber Xhekaj applaudissait. Présent physiquement. Mais complètement ailleurs.
Les vedettes de ce soir ⭐
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Les images circulent. Et elles sont troublantes.
Parce qu’on voit un joueur qui fait ce qu’on attend de lui: encourager, sourire, être un bon coéquipier, mais dont les yeux racontent une autre histoire. Une fatigue. Une résignation. Comme si, au cœur même de cette célébration, il réalisait qu’il ne fait plus partie de ce groupe de la même façon.
Et c’est ça, la vraie claque.
Parce que pendant que Caufield entre dans l’histoire, pendant que Gallagher est célébré comme un pilier, pendant que l’identité du vestiaire se renforce autour de leaders clairs… Xhekaj, lui, glisse dans l’ombre.
Il n’était même pas en uniforme.
Et pendant ce temps, Jayden Struble continue de s’imposer. 13:40 de temps de glace, différentiel positif, jeu simple, efficace, exactement ce que Martin St-Louis exige. Le message est clair, même s’il n’est jamais dit publiquement.
La hiérarchie a changé.
Et dans une équipe en pleine course aux séries, il n’y a plus de place pour les expériences, pour les projets incomplets, pour les erreurs répétées.
St-Louis l’a lui-même expliqué récemment : le hockey se gagne sans la rondelle, dans les détails, dans les décisions rapides. Et c’est précisément là où il a perdu confiance en Xhekaj.
Alors oui, il applaudit.
Oui, il est encore là.
Mais tout indique qu’il est déjà en train de décrocher.
Parce qu’un vestiaire, ça ne ment jamais. Les regards, les silences, les dynamiques… tout parle. Et hier soir, au cœur d’une des plus belles victoires de la saison, une vérité s’est imposée.
Le groupe avance.
Mais Arber Xhekaj, lui, est en train de rester derrière, sachant très bien qu'il va quitter l'équipe l'été prochain.,
Même lorsqu’il est en uniforme, on hésite à lui donner 10 minutes de glace. On le protège. On le limite. On le sort du jeu dès que le rythme s’accélère. Et maintenant, on l’écarte carrément de l’alignement pendant que l’équipe gagne.
C’est peut-être ça, le plus dur.
Voir ton équipe connaître du succès… sans toi.
Voir tes coéquipiers célébrer… pendant que tu regardes.
Et surtout, sentir que ton rôle disparaît.
Parce que tout pointe dans la même direction. Si Struble continue de jouer de cette façon, il va solidifier sa place. Et si la hiérarchie reste ainsi, Xhekaj pourrait devenir un spectateur régulier… même en pleine course aux séries.
Et si ça se confirme, une autre réalité s’impose.
Il ne sera pas dans l’alignement en séries.
Pour un joueur qui a bâti sa réputation sur l’intensité, la robustesse et l’émotion, être exclu du moment le plus important de la saison, c’est un coup dur immense.
Et ça se voit.
Parce qu’au-delà des décisions hockey, au-delà des statistiques et des débats, il y a un humain. Un joueur qui, il n’y a pas si longtemps, était l’un des visages les plus aimés de cette équipe. Le Shérif. Celui que les partisans voulaient voir protéger ses coéquipiers à tout prix.
Aujourd’hui, ce même joueur regarde le train passer.
Et dans ses yeux, hier soir, on voyait quelque chose de rare dans un vestiaire de la LNH.
On voyait un joueur brisé.
