Sergei Bobrovsky à Montréal: la rumeur éclatée crée la commotion

Sergei Bobrovsky à Montréal: la rumeur éclatée crée la commotion

Par David Garel le 2026-02-19

Depuis 24 heures, une rumeur complètement éclatée circule à pleine vitesse sur X, Facebook et dans plusieurs groupes de partisans : Sergei Bobrovsky serait lié aux Canadiens de Montréal.

Ça a pris une ampleur démesurée.

Montages Photoshop.

Scénarios de transactions.

Débats interminables sur le plafond salarial.

Certains parlent même d’un “all-in” imminent.

La machine à rumeurs s’est emballée.

Mais soyons sérieux deux minutes.

Cette histoire-là ne tient pas debout.

Pas financièrement.

Pas sportivement.

Pas stratégiquement.

Et surtout : pas dans le contexte actuel du Canadien.

On parle d'un contrat complètement incompatible avec la réalité montréalaise

Bobrovsky, c’est un cap hit de 10 millions par saison.

Même si les Panthers de la Floride acceptaient de retenir 50 % du salaire, ce qui est déjà énorme, Montréal se retrouverait quand même avec un gardien à 5 M$ sur la masse, en plein milieu d’une saison où chaque dollar compte.

Et ça, sans même parler du prix d’acquisition.

Parce que pour absorber une telle rétention salariale, la Floride exigerait :

Un choix de première ronde.

Un autre choix pour compenser la rétention.

Plus un espoir sérieux.

On parle d’un vrai pillage d’actifs.

Tout ça… pour un gardien de 37 ans, joueur autonome à la fin de la saison.

C’est un non-sens total.

Le Canadien ne brûlera jamais une première ronde + un espoir majeur pour un gardien location à ce stade-ci de sa reconstruction.

Jamais.

Montréal a déjà son futur numéro un

Et c’est là que cette rumeur devient encore plus absurde.

Parce que l’organisation a déjà identifié son vrai projet à long terme devant le filet : Jacob Fowler.

Fowler est littéralement traité comme le joyau du système.

On parle d’un gardien développé avec patience, encadré, protégé, amené tranquillement vers le haut niveau. Tout dans la structure actuelle du CH est pensé pour lui ouvrir la porte dans les prochaines années.

C’est lui, le futur numéro un.

Pas Bobrovsky.

Pas un vétéran à 10 M$.

Pas un pari à court terme.

Ajouter Bobrovsky aujourd’hui viendrait brouiller complètement cette trajectoire, bloquer notre prodige, et créer un embouteillage absurde avec Samuel Montembeault et Jakub Dobeš. (mais Dobeš prendrait le chemin de la Floride dans la transaction assiurément).

Ce serait exactement l’inverse de ce que prêche Kent Hughes depuis trois ans.

Alors pourquoi ça a explosé comme ça?

Parce que les réseaux sociaux adorent ce genre de scénario.

Un gros nom.

Un gardien vedette.

Un marché passionné.

Ajoute à ça une Floride qui pourrait glisser au classement, Bobrovsky en fin de contrat, et voilà : les gens construisent eux-mêmes leur film d’Hollywood.

Mais dans la vraie vie, ce dossier-là n’existe pas.

Il n’y a aucun alignement logique :

Montréal ne veut pas sacrifier son futur

Montréal ne veut pas absorber un salaire massif

Montréal ne veut pas court-circuiter Fowler

Montréal ne veut pas payer le prix d’un gardien en fin de parcours

Point.

Une rumeur virale… mais creuse...

Oui, ça a créé de la commotion.

Oui, ça a fait jaser.

Oui, certains se sont mis à rêver d’un Bobrovsky au Centre Bell.

Mais quand on gratte sous la surface, il ne reste absolument rien de concret.

Ce n’est pas une piste sérieuse.

Ce n’est pas une stratégie du Canadien.

Ce n’est pas un dossier chaud.

C’est une rumeur de réseaux sociaux, amplifiée par l’excitation et le vide informationnel pendant la pause olympique.

Rien de plus.

Le Canadien bâtit pour demain, pas pour un coup d’éclat temporaire.

Et demain, devant le filet à Montréal, ça s’appelle Jacob Fowler.

Tout le reste, c’est du bruit.