Une ligne de moins sur le tableau de Kent Hughes… mais personne ne pense que le travail est terminé.
En plein cœur du mois d’août, alors que plusieurs partisans attendent impatiemment des nouvelles concernant Arber Xhekaj et Zachary Bolduc, le directeur général du Canadien a choisi de régler un autre dossier.
Moins spectaculaire, certes, mais loin d’être sans importance.
Le Canadien de Montréal a annoncé la signature du défenseur Maksymilian Szuber à un contrat d’un an à deux volets.
Le défenseur de 23 ans était joueur autonome avec compensation, et cette entente permet à l’organisation de sécuriser officiellement un joueur acquis il y a un peu plus d’un mois dans la transaction envoyant Joshua Roy au Mammoth de l’Utah.

À première vue, la nouvelle ne fera probablement pas exploser les réseaux sociaux. Szuber n’est pas un joueur appelé à commencer la saison au Centre Bell, ni un nom qui fait rêver les amateurs.
Le nouveau défenseur Maksymilian Szuber, acquis du Mammoth de l’Utah en retour de Joshua Roy en juin dernier, était présent ce matin à Brossard. 👀⬇️
— Patrick Guillet (@PatGuillet) August 3, 2026
À noter qu’il a tout juste signé, ce matin, un contrat d’un an à deux volets.@DLCoulisses #GoHabsGo #Szuber #NHL pic.twitter.com/sojJbZIg5y
Pourtant, cette signature raconte beaucoup sur la manière dont Kent Hughes construit tranquillement son organisation.
Lorsque Montréal a accepté de laisser partir Joshua Roy le 29 juin, plusieurs se demandaient pourquoi le Canadien misait sur un défenseur relativement méconnu évoluant avec les Roadrunners de Tucson dans la Ligue américaine.
L’idée était pourtant claire. L’organisation voyait en Szuber un arrière capable de poursuivre son développement avec le Rocket de Laval tout en ajoutant de la profondeur à une position où la concurrence devient de plus en plus féroce.
Le défenseur n’arrive pas sans bagage. Choix de sixième ronde des Coyotes de l’Arizona en 2022, Szuber vient de connaître la meilleure saison de sa jeune carrière professionnelle.
Il a inscrit 11 buts et ajouté 16 mentions d’aide en 65 rencontres dans la Ligue américaine. Pour un défenseur de 23 ans, cette production démontre une progression intéressante, même si personne ne prétend qu’il est déjà prêt à faire le saut comme régulier dans la LNH.
Le véritable mandat de Szuber se trouve probablement à Laval.
Le Rocket aura un visage bien différent cette saison.
Plusieurs vétérans ont quitté, de nouveaux jeunes joueurs débarquent et la compétition pour chaque poste promet d’être féroce.
Dans cette réalité, Szuber aura l’occasion de démontrer qu’il peut devenir davantage qu’un simple défenseur de profondeur.
Chaque bonne performance pourrait éventuellement lui ouvrir la porte vers Montréal si des blessures surviennent ou si un rappel devient nécessaire.
Pendant ce temps, Kent Hughes continue de faire avancer ses dossiers un à un.
Cette signature enlève officiellement un nom de sa liste des joueurs autonomes avec compensation. Il en reste toutefois trois qui retiennent beaucoup plus l’attention des partisans.
Arber Xhekaj demeure sans contrat. Zachary Bolduc attend lui aussi une entente après son arrivée au sein de l’organisation.
Voilà pourquoi cette annonce possède une saveur particulière.
Ce n’est pas le dossier qui fera vibrer le Centre Bell, mais il démontre que la direction refuse de laisser traîner ses négociations plus longtemps que nécessaire.
Hughes avance méthodiquement, sans précipitation, tout en consolidant les fondations de son organisation.
Les prochaines signatures auront évidemment un impact beaucoup plus direct sur l’alignement du Canadien.
Xhekaj représente une pièce importante de la brigade défensive montréalaise.
Bolduc pourrait rapidement s’imposer parmi les attaquants appelés à épauler le noyau actuel.
Entre-temps, Szuber obtient sa chance de poursuivre son développement sous les couleurs du Canadien.
Ce n’est peut-être pas la manchette que tout le monde attendait… mais c’est une autre pièce qui trouve enfin sa place dans le casse-tête que Kent Hughes assemble depuis plusieurs saisons.
Et à Montréal, chaque mouvement compte lorsque l’objectif demeure de bâtir une organisation capable de rivaliser pendant longtemps.
Les gros titres viendront peut-être avec les trois prochains dossiers. Pour aujourd’hui, le directeur général peut simplement rayer un nom de sa liste… et passer au suivant.
À suivre…
