Tempête médiatique pour Martin St-Louis: le coach reconnu coupable

Tempête médiatique pour Martin St-Louis: le coach reconnu coupable

Par David Garel le 2026-03-15

La tempête commence à se lever autour de Martin St-Louis.

Après la défaite contre les Sharks de San Jose samedi, les Canadiens de Montréal viennent d’encaisser un deuxième revers en deux soirs, cette fois contre les Ducks d’Anaheim, 4-3, dans un match qui a encore laissé un goût amer au Centre Bell.

Et cette fois, ce n’est plus seulement l’exécution des joueurs qui est critiquée.

C’est l’entraîneur.

De plus en plus d’observateurs pointent directement Martin St-Louis du doigt, affirmant que cette défaite porte clairement sa signature.

Parce que plusieurs décisions deviennent extrêmement difficiles à comprendre.

La première concerne l’utilisation de Lane Hutson.

Encore une fois, le jeune défenseur a été utilisé de façon massive : 25 minutes et 39 secondes.

Un temps de glace énorme.

Et le problème, c’est que Hutson ne traverse pas sa meilleure séquence. Défensivement, les erreurs s’accumulent. Il semble parfois perdu, attiré par la rondelle, et il a encore été impliqué dans la séquence menant au but gagnant de Cutter Gauthier.

Sur ce jeu, Kaiden Guhle et Hutson se retrouvent tous les deux coincés dans le coin de la zone défensive, laissant l’enclave complètement ouverte.

Une erreur de couverture qui coûte le match.

Et plusieurs observateurs se demandent maintenant pourquoi St-Louis continue d’utiliser Hutson autant, alors qu’il semble visiblement fatigué.

Encore plus troublant : il continue de le faire jouer à droite.

Ce n’est pas son côté naturel.

À droite, Hutson semble constamment hésiter dans ses décisions défensives et dans ses sorties de zone.

La solution paraît pourtant simple pour plusieurs analystes : remettre Hutson à gauche.

Et tant qu’à déplacer quelqu’un, Kaiden Guhle pourrait très bien prendre ce côté droit.

Parce que de toute façon, Guhle connaît lui aussi une période extrêmement difficile.

Encore un match horrible pour lui.

Seulement 17 minutes de temps de glace, mais plusieurs erreurs et une présence défensive loin du niveau attendu d’un défenseur censé stabiliser cette brigade.

Et c’est là que la critique envers St-Louis devient plus forte.

Pourquoi Guhle a-t-il absolument la priorité à gauche, alors que la paire Guhle-Hutson montre autant de difficultés?

Pourquoi ne pas ajuster?

Pourquoi continuer avec une formule qui ne fonctionne visiblement pas?

Mais les critiques ne s’arrêtent pas là.

Mike Matheson a lui aussi connu une soirée très difficile.

Plusieurs décisions douteuses avec la rondelle.

Des sorties de zone ratées.

Et malgré tout, il joue plus de 21 minutes. Il est clairement blessé. Et la réalité qu'avoir trois défenseurs soft comme Matheson, Hutson et Dobson dans la même équipe fait mal.

Pendant ce temps, Arber Xhekaj, l’un des seuls joueurs capables d’imposer un peu de robustesse, a encore été limité à environ dix minutes de jeu.

Alors que le Canadien se fait constamment bousculer physiquement.

Encore une fois, plusieurs partisans ne comprennent pas cette décision.

Parce que lorsque Jeffrey Viel a frappé Kirby Dach à la tête dès la quatrième minute du match, la réaction du Canadien a été très timide.

Et la suite du match s’est déroulée sans véritable message physique.

Même quand Jacob Fowler se faisait attaquer... personne n'a réagi...

Encore un symbole d’une équipe qui donne l’impression d’être trop molle.

Mais au-delà des décisions individuelles, plusieurs critiques visent directement le système défensif de Martin St-Louis.

Sur le but gagnant de Cutter Gauthier, le problème saute aux yeux : lorsque la couverture homme à homme est perdue, tout le système s’écroule.

Les joueurs se retrouvent à courir après la rondelle.

Et l’enclave devient complètement ouverte.

Un problème qui revient souvent cette saison.

Pendant ce temps, les Ducks ont profité de chaque erreur.

Leo Carlsson a encore été spectaculaire avec deux buts et une aide.

Et Cutter Gauthier a inscrit le but gagnant avec un peu plus de deux minutes à jouer, anéantissant le travail exceptionnel de Jacob Fowler qui avait multiplié les arrêts en troisième période.

Tout cela dans un match qui aurait pu être célébré pour d’autres raisons.

Cole Caufield a inscrit son 39e but de la saison, se rapprochant du plateau mythique des 40 buts — un exploit qu’aucun joueur du Canadien n’a atteint depuis Vincent Damphousse en 1993-1994.

Alex Newhook avait aussi relancé le Canadien avec un but important.

Nick Suzuki avait complété une superbe séquence amorcée par Juraj Slafkovsky.

Mais malgré ces éclairs offensifs, les erreurs défensives ont encore tout gâché.

Et lorsque la sirène finale a retenti, la frustration était évidente.

Les critiques envers Martin St-Louis commencent à prendre de l’ampleur.

Parce que pour plusieurs observateurs, les problèmes du Canadien ne sont plus seulement individuels.

Ils sont structurels.

Utilisation des joueurs.

Choix des paires défensives.

Gestion du temps de glace.

Et un système qui s’écroule dès qu’un joueur perd sa couverture.

Deux défaites en deux soirs.

Et pour plusieurs, une conclusion commence à s’imposer.

Cette défaite contre les Ducks d’Anaheim porte la signature de l’entraîneur.