On se fait rire de nous...
Parce que voir un joueur comme Jakub Dobes se faire brasser...
Jenner goes completely untouched into Dobes, then has the gall to complain about the call. pic.twitter.com/11sOdR2dE7
— Matt Drake (@DrakeMT) March 27, 2026
Puis constater que la réponse du Canadiens de Montréal vient d’un des plus petits gabarits sur la glace (Lane Hutson)… ça envoie un message. Et ce message-là, il n’est pas bon.
Surtout que le pauvre petit s'est fait rudoyer tout le match comme une demi-portion:
The beautiful game pic.twitter.com/90ag16qa6d
— Matt Drake (@DrakeMT) March 27, 2026
Une véritable tempête s’est levée sur les réseaux sociaux après la séquence, et elle n’a rien de subtil. Les commentaires pleuvent de partout, les extraits tournent en boucle, et le verdict est brutal : plusieurs décrivent les Canadiens de Montréal comme une équipe “soft”, incapable d’imposer le moindre respect dans ce genre de moment.
Sur les plateformes, certains vont même jusqu’à se moquer ouvertement de lui, le décrivant comme un joueur qui s’est fait brasser sans pouvoir répondre, comme une “demi-portion” lancée dans un rôle qui n’est pas le sien.
Il y a des moments dans une saison où une simple séquence vient exposer une vérité que tout le monde essaie d’éviter. Hier, c’était exactement ça. Et quand tu écoutes attentivement les propos de Pierre McGuire, tu comprends que ce n’est pas une réaction à chaud… c’est un cri d’alarme.
“Si je suis entraîneur et que je vois ça, je suis furieux. Je suis furieux. Lane Hutson ne devrait jamais être celui qui fait ce travail-là. Jamais. Je te le dis, c’est une recette pour le désastre dans cette ligue. Oui, je comprends, on est tous contents qu’ils aient gagné… mais après 37 ans dans la LNH, je te dis que c’est une recette pour le désastre.”
Pierre McGuire on Lane Hutson avenging Jakub Dobeš after he was hit by Boone Jenner:
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) March 27, 2026
"Lane Hutson shouldn't be doing that stuff... That's a recipe for disaster in this league"#GoHabsGo #thesickpodcast @TonyMarinaro @BWildeMTL pic.twitter.com/iWsNvJWlKQ
Et c’est là que ça frappe.
Parce que ce n’est pas une question de victoire ou de défaite. Le Canadiens de Montréal a gagné. L’ambiance était bonne. Les joueurs étaient contents. Mais dans les détails, dans ces moments précis où une équipe doit envoyer un message… Montréal n’avait personne.
McGuire le dit sans détour :
“Sur la glace, il n’y avait personne. Après Hutson, c’était Newhook… et après ça? Personne qui pouvait faire réfléchir Jenner. Personne qui pouvait lui faire peur.”
Et c’est exactement ce qui s’est passé face à Boone Jenner. Il n’a jamais hésité. Il n’a jamais regardé autour. Il savait qu’il pouvait y aller sans conséquence.
“Pourquoi Jenner a fait ça? Parce qu’il savait que personne n’allait réagir. Exactement. Merci. C’est ça le problème.”
C’est violent comme conclusion, mais c’est lucide.
Parce que dans la LNH, le respect, ça ne se demande pas. Ça s’impose. Et hier, même si un jeune comme Lane Hutson a essayé de répondre avec du courage, ce n’est pas à lui de porter ce rôle-là. Ce n’est pas à lui d’aller défendre ses coéquipiers physiquement contre des gars établis et imposants.
Et McGuire pousse encore plus loin, en attaquant directement la perception actuelle :
“Depuis la date limite des transactions, je suis fâché. Ils ont un problème. C’est la seule chose négative que je peux dire, mais personne ne veut en parler parce que l’équipe gagne. Mais je vous le dis, ils ont un problème. Vous n’avez rien appris du match contre Washington?”
C’est ça, le vrai malaise.
Parce que pendant que Martin St-Louis construit une équipe basée sur la vitesse, l’intelligence et la structure, il y a un aspect du jeu qui disparaît tranquillement. Et dans certains matchs, dans certaines séquences… ça devient impossible à ignorer.
Et évidemment, tout ramène à Arber Xhekaj.
Pas parce qu’il est parfait. Pas parce qu’il règle tout. Mais parce que dans ce genre de moment, lui, au moins, change la dynamique. Il force l’adversaire à réfléchir. Il impose une conséquence.
Hier, il n’y en avait aucune.
Et dans une ligue où les séries se gagnent souvent dans les zones grises, dans les confrontations physiques, dans les duels émotionnels… ce genre de détail peut faire basculer beaucoup plus qu’un simple match.
Hier, Montréal a gagné.
Mais en même temps, ils ont peut-être montré à toute la ligue exactement comment les affronter.
Ce n’est pas une question de courage. Ce n’est pas une question de cœur. Les gars ont du cœur, personne ne peut leur enlever ça. Mais dans la Ligue nationale d’aujourd’hui, le cœur sans dissuasion physique, ça ne fait peur à personne. Absolument personne. Et hier, ça a sauté aux yeux.
Parce que pendant que Montréal tentait de “répondre”, du côté des Blue Jackets de Columbus, on ne semblait pas du tout inquiet. Au contraire.
On avait presque l’impression que ça faisait sourire. Que ça amusait plus que ça n’imposait le moindre respect. Quand un joueur comme Boone Jenner regarde la scène et n’a même pas à se soucier de ce qui s’en vient, ça veut tout dire.
Et c’est exactement là que le débat devient inconfortable.
Parce que ça valide, malgré tout, ce que plusieurs disent depuis des semaines sur Arber Xhekaj.
Pas qu’il est parfait. Pas qu’il mérite automatiquement sa place. Mais dans un match comme celui-là, dans une séquence comme celle-là… son absence saute aux yeux. Elle devient flagrante. Elle devient presque gênante.
Et pendant ce temps, Martin St-Louis reste fidèle à sa vision. Une équipe rapide, disciplinée, structurée. Une équipe qui n’a pas besoin de “policier”. Une équipe qui répond par le jeu.
Sauf que la réalité, c’est qu’hier, le jeu n’a pas répondu à tout.
Et c’est là que les propos de Pierre McGuire résonnent encore plus fort, même traduits simplement :
“Tu ne peux pas demander à tes plus petits joueurs d’aller faire ce travail-là. Ce n’est pas leur rôle. Ce n’est pas comme ça que tu protèges ton équipe.”
C’est dur, mais c’est vrai.
Parce que quand ton gardien se fait toucher et que la réponse n’impose aucune conséquence réelle, tu viens d’envoyer un signal à toute la ligue. Un signal que tu es une équipe facile à tester. Une équipe qu’on peut bousculer sans trop de risques.
Et dans une course aux séries, ce genre d’image colle vite.
Hier, ce n’était pas juste une séquence anodine. C’était un rappel brutal de ce que cette équipe est devenue physiquement… et de ce qu’elle a peut-être perdu en chemin.
Et le pire dans tout ça?
C’est que pendant que les Blue Jackets riaient de nous sur la glace... on devient l'équipe la plus soft de toute la LNH.
