Quelque chose commence tranquillement à devenir frustrant dans l’été de Kent Hughes.
Chaque fois qu’un gros dossier éclate dans la Ligue nationale, le Canadien de Montréal semble être au cœur des discussions.
Chaque fois qu’un joueur d’impact devient disponible, le nom du CH revient. Chaque fois qu’une transaction majeure se prépare, Montréal est dans le décor.
Et pourtant…
Le résultat demeure toujours le même.
Rien.
Encore une fois, on vient d’apprendre que Kent Hughes était activement impliqué dans l’un des plus gros dossiers du week-end.
Pendant que toute la planète hockey avait les yeux tournés vers le repêchage, le directeur général du Canadien travaillait dans l’ombre sur un nom qui aurait immédiatement changé le visage de son attaque.
Mason McTavish.
Le jeune centre de 23 ans représentait exactement le type de joueur recherché par l’organisation depuis maintenant plusieurs mois.
Un centre top-6 déjà établi, capable d’aider immédiatement, encore jeune, avec un plafond extrêmement élevé et le genre de profil parfait pour grandir avec Ivan Demidov au sein du nouveau noyau offensif que Montréal tente de construire.
Et selon les informations rapportées par Arpon Basu, le Canadien était bel et bien impliqué dans les discussions avec Anaheim.
Très impliqué.
Le problème?
Les Blues de Saint-Louis sont arrivés avec une offre que les Ducks ne pouvaient simplement pas ignorer.
Deux choix de première ronde dans la même soirée.
Le 15e choix.
Le 29e choix.
Et soudainement, tout devient fascinant lorsqu’on regarde la situation du côté montréalais.
Parce que contrairement à ce que plusieurs imaginaient au départ, rien n’indique que Kent Hughes devait sacrifier Michael Hage pour tenter d’obtenir McTavish.
Au contraire.
En regardant la structure exacte de l’offre déposée par Saint-Louis, on comprend rapidement ce que Montréal tentait probablement de construire.
Le premier choix de cette année.
Celui qui a finalement servi à aller chercher Gleb Pugachyov.
Et probablement le choix de première ronde de 2027.
Autrement dit…
Pas de Michael Hage.
Pas besoin de sacrifier l’un des plus gros espoirs de l’organisation.
Et c’est probablement ça qui fait le plus mal aujourd’hui.
Parce que le Canadien était extrêmement proche.
Assez proche pour que plusieurs autour de la ligue confirment maintenant que Hughes travaillait activement ce dossier jusqu’aux derniers instants.
Mais Anaheim voulait agir immédiatement.
Les Ducks récupéraient deux actifs premium dans le même repêchage.
Deux occasions instantanées de remodeler leur organisation.
Pendant ce temps, Montréal arrivait vraisemblablement avec une partie de sa valeur repoussée à l’année prochaine.
Et dans ce genre de négociation…
Le timing tue parfois complètement un échange.
Ce qui commence surtout à intriguer, c’est le pattern qui s’installe autour de Kent Hughes depuis plusieurs mois.
On se souvient tous de la date limite des transactions.
Cette fameuse conférence de presse où Hughes était arrivé avec près de 45 minutes de retard pendant que les rumeurs explosaient partout à travers la LNH.
À ce moment-là, plusieurs insiders avaient révélé qu’il tentait jusqu’à la dernière seconde de compléter un énorme dossier impliquant Matthew Knies.
Une transaction qui aurait échoué parce que les documents seraient arrivés trop tard dans les bureaux de la Ligue nationale.
Maintenant, quelques mois plus tard…
Même scénario.
Le Canadien travaille fort.
Très fort.
Hughes appelle partout.
Explore Jason Robertson.
Surveille Dylan Larkin.
Et encore une fois…
Il repart les mains vides.
Attention…
Ce n’est pas une critique envers Kent Hughes.
Bien au contraire.
Plus les semaines passent, plus une réalité saute aux yeux.
Le Canadien est beaucoup plus agressif que ce qu’on imaginait.
Le problème, c’est que le marché est devenu complètement fou.
Le plafond salarial monte rapidement.
Presque aucune équipe veut vendre.
Et lorsqu’un vrai joueur de premier plan devient disponible…
Les prix deviennent absurdes.
Mais le plus important dans toute cette histoire, c’est peut-être ceci.
Kent Hughes n’abandonne jamais.
Parce qu’à force de le voir apparaître dans tous les gros dossiers…
On comprend une chose très simple.
Le Canadien prépare quelque chose.
Et tôt ou tard…
Un de ces téléphones va finalement débloquer.
À suivre ...
