Transaction d’Alexander Zharovsky: La Presse annonce l’inévitable

Transaction d’Alexander Zharovsky: La Presse annonce l’inévitable

David Garel
Le 2026-06-17

Mathias Brunet rajoute de l'huile sur le feu des rumeurs à Montréal.

Selon le journaliste de La Presse, une conclusion apparaît clairement : le Canadien est rendu à une étape où l’accumulation d’espoirs n’est plus la priorité.

Kent Hughes doit maintenant transformer une partie de son capital en joueurs capables d’aider immédiatement le noyau actuel.

Pendant des années, le mot d’ordre était simple : patience. On repêchait. On développait. On accumulait les choix. Aujourd’hui, Mathias Brunet envoie un message complètement différent.

Lorsqu’on lui demande si le Canadien devrait conserver son choix de 28e rang, sa réponse est sans équivoque. Un choix aussi tardif produit généralement un joueur de soutien et, dans le meilleur des cas, ce joueur arrivera à maturité dans cinq ou six ans.

Le noyau actuel de Montréal sera alors dans une autre phase de son évolution. Selon Brunet, ce choix représente davantage un outil de transaction qu’un élément essentiel de l’avenir.

La même logique s’applique aux espoirs. Depuis des mois, les partisans protègent Michael Hage et Alexander Zharovsky comme s’ils étaient déjà des vedettes de la LNH.

Brunet adopte une approche beaucoup plus pragmatique. Il rappelle que Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov, Noah Dobson et plusieurs autres sont déjà en place. Attendre que Hage et Zharovsky atteignent leur sommet signifie attendre plusieurs années.

D’ici là, Suzuki aura 30 ans. Dans cette optique, sacrifier un espoir de premier plan pour obtenir un joueur établi de 23 ou 24 ans devient non seulement acceptable, mais logique.

Cette réflexion est particulièrement importante lorsqu’on parle du fameux deuxième centre. Depuis des semaines, les mêmes noms circulent. Nico Hischier, Robert Thomas, Dylan Larkin, Elias Pettersson et quelques autres.

Or, Brunet ferme pratiquement la porte à plusieurs de ces scénarios. Robert Thomas ne serait plus disponible. Dylan Larkin voudrait poursuivre sa carrière aux États-Unis. Quant à Elias Pettersson, Brunet ne mâche absolument pas ses mots. Il qualifie son contrat de 11,6 millions de dollars de complètement insensé et affirme même qu’il ne voudrait pas l’obtenir gratuitement.

Il rappelle que la production du Suédois est en baisse depuis deux saisons et que plusieurs questions entourent sa force mentale. Pour lui, le risque est tout simplement trop grand.

Cette réponse est importante puisqu’elle indique que le Canadien ne voit probablement pas Pettersson comme une solution réaliste malgré son immense talent. Lorsqu’on retire Hischier, Thomas, Larkin et Pettersson de l’équation, la liste des centres capables de transformer le Canadien devient soudainement beaucoup plus courte.

Le dossier Zharovsky continue également d’alimenter les discussions. Plusieurs partisans rêvent déjà de le voir débarquer à Montréal rapidement.

Pourtant, Brunet rappellel’espoir russe va évoluer dans la KHL la saison prochaine. Le Canadien ne peut pas construire son équipe de 2026-2027 en présumant que Zharovsky sera prêt à contribuer immédiatement.

Même son de cloche concernant Michael Hage. Brunet aime énormément le joueur, mais il rappelle qu’il n’existe aucune certitude.

Il va même jusqu’à dire qu’il était beaucoup plus convaincu du potentiel de Cole Caufield et de Lane Hutson au même stade de leur développement. Voilà une nuance importante qui risque de calmer certains excès d’optimisme.

Selon Brunet, il faut échanger Zharovsky ou Hage, que ce soit pour Matthew Knies, un attaquant de puissance ou un centre top-6 venu du champ gauche.

Un autre dossier a retenu l’attention : celui d’Edmonton. Questionné sur les rumeurs entourant Samuel Montembeault à Edmonton, Brunet a livré une charge particulièrement sévère contre la direction des Oilers.

Selon lui, Stan Bowman est en train de détruire l’équipe de Connor McDavid. Il souligne les investissements déjà consentis devant le filet avec Tristan Jarry et le rachat du contrat de Jack Campbell, tout en remettant en question plusieurs décisions récentes de l’organisation. Sa conclusion est spectaculaire : à la place de McDavid, il aurait déjà demandé une transaction.

Bref, Samuel Montembeault ne va pas amener la Coupe Stanley à Edmonton. Un peu plus et Mathias Brunet nous disait qu'il était un moins que tien.

Cette déclaration traduit bien le sentiment qui commence à s’installer autour des Oilers. Après plusieurs années à bâtir autour du meilleur joueur au monde, l’organisation continue de multiplier les décisions discutables et McDavid approche dangereusement du moment où il devra décider si Edmonton demeure réellement l’endroit idéal pour poursuivre sa carrière.

De quoi faire rêver les fans des Canadiens de Montréal.

Du côté de la défense, Brunet continue d’insister sur un besoin qui revient constamment dans ses analyses. Selon lui, le Canadien n’est plus très loin du groupe des véritables aspirants, mais il manque toujours un défenseur droitier capable d’occuper un rôle majeur.

Il mentionne spontanément Rasmus Andersson comme cible idéale. À l’inverse, il ferme pratiquement la porte à John Carlson, Jacob Trouba et Radko Gudas en raison de leur âge, de leurs limitations ou des contrats qu’ils risquent d’exiger.

Cette réflexion rejoint directement ce qu’on observe depuis plusieurs mois. Kent Hughes a déjà ajouté Noah Dobson, mais plusieurs observateurs continuent de croire qu’un autre défenseur expérimenté capable d’affronter les meilleurs trios adverses compléterait parfaitement la brigade montréalaise.

Finalement, un élément revient constamment dans les réponses de Brunet : il ne croit pas que le Canadien soit encore prêt à gagner la Coupe Stanley dès la saison prochaine.

Il reconnaît les progrès énormes réalisés par l’organisation, mais rappelle que des équipes comme la Caroline et la Floride ont mis plusieurs années avant de franchir la dernière étape. Selon lui, Montréal s’en approche, mais un ou deux ans de maturation seraient encore nécessaires.

Lorsqu’on rassemble toutes ses réponses, le portrait est finalement assez clair. Le Canadien va tenter agressivement de réaliser une transaction importante.

Les choix de repêchage et certains espoirs ne sont plus considérés comme intouchables. Le deuxième centre demeure la priorité absolue. Le club cherche encore du renfort à droite en défense.

Michael Hage et Alexander Zharovsky conservent une immense valeur, mais ne sont plus nécessairement exclus de toutes les discussions.

Et selon Brunet, Zharovsky sera échangé... alors que Hage restera à Montréal.

Quant à Elias Pettersson, Mathias Brunet vient probablement de lui donner le rejet le plus catégorique entendu à Montréal depuis le début de l’été.

Le message est simple : la reconstruction est terminée. Le temps est venu d’améliorer le noyau actuel, même si cela signifie renoncer à une partie de l’avenir pour accélérer l’arrivée du succès.

Saga à suivre...