Transaction d’Alexis Lafrenière: les Rangers répondent au Canadien de Montréal

Transaction d’Alexis Lafrenière: les Rangers répondent au Canadien de Montréal

David Garel
Le 2026-08-28

Alexis Lafrenière devait être ailleurs.

Du moins, c’est ce que plusieurs scénarios laissaient croire au cours des derniers mois.

Le Québécois était devenu l’un des noms les plus régulièrement associés au marché des transactions. Son contrat de 7,45 millions de dollars par saison jusqu’en 2032 alimentait les discussions.

Son rendement demeurait inférieur aux attentes associées à un premier choix au total. Les médias new-yorkais commençaient à s’impatienter et le traitaient de tous les noms. Les partisans des Rangers aussi.

Et pendant que New York se demandait si Lafrenière était réellement devenu le joueur que l’organisation espérait lorsqu’elle l’avait sélectionné premier au total en 2020, le Canadien de Montréal aurait sérieusement tenté de profiter de la situation.

Aujourd’hui, le scénario a complètement changé.

Alexis Lafrenière ne serait plus sur le marché.

Et quelque part, c’est probablement la plus belle revanche possible pour le jeune Québécois.

Vincent Mercogliano, qui couvre les Rangers, vient de donner une indication très claire sur la situation. Selon lui, New York aurait finalement décidé de retirer Lafrenière du marché après avoir constaté une progression positive chez l’attaquant.

« Je pense qu’ils ont senti qu’il avait gagné un certain élan positif, et le sentiment que j’avais en entrant dans cet été, c’est qu’ils l’avaient en quelque sorte retiré du marché. »

Fin des rumeurs.

Pour l’instant, du moins.

Et il faut revenir quelques mois en arrière pour comprendre à quel point le revirement est important.

Lafrenière était devenu une cible potentielle du Canadien. Frank Seravalli avait révélé que Montréal avait manifesté de l’intérêt et avait même soumis une offre à la date limite des transactions.

Patrik Laine. (salary dump)

Un espoir de premier plan. (Alexander Zharovsky ou David Reinbacher)

Un choix de première ronde en 2026.

Seravalli n’avait toutefois pas révélé publiquement l’identité de l’espoir impliqué dans cette proposition, mais avait laissé entendre qu'il s'agissait de Zharovsky. D’autres informations ont ensuite fait circuler le nom de David Reinbacher.

Au final, le Québécois reste à New York.

Et il vient de gagner une bataille qu’il menait depuis son arrivée dans la LNH : celle de prouver qu’il n’était pas simplement un premier choix décevant incapable de répondre aux attentes.

Lafrenière n’a pas encore atteint le niveau de superstar qu’on imaginait en 2020.

Mais il vient d’égaler son sommet personnel avec 57 points, dont 24 buts, et il a obtenu un rôle important avec les Rangers en fin de saison.

Les Rangers ont regardé Lafrenière et se sont dit : attendez une minute.

Pourquoi échanger un joueur de 24 ans qui commence enfin à trouver sa place?

Pourquoi abandonner maintenant après avoir investi autant de temps dans son développement?

Pourquoi donner au Canadien la possibilité de récupérer un ancien premier choix au total qui pourrait encore connaître une explosion offensive?

Lafrenière peut se bomber le torse.

Pendant des mois, son nom a été traîné dans les rumeurs. Les médias l'ont accusé d'être un "party boy". Les partisans l'ont traité de flop.

Et voilà que les Rangers refusent de l'envoyer à Montréal.

Jeff Gorton connaît Lafrenière mieux que presque personne puisqu’il était à la tête des Rangers lorsqu’ils l’ont sélectionné.

Le contexte québécois rendait évidemment l’histoire encore plus chaude brûlante.

Lafrenière est originaire de la région de Montréal. Il a grandi avec la pression du hockey québécois. Il connaît le marché. Il a déjà joué dans un environnement où chaque présence sur la glace est analysée.

Mais voilà précisément pourquoi son éventuelle arrivée à Montréal aurait toujours représenté un énorme pari.

Le Canadien n’aurait pas seulement acquis un jeune attaquant talentueux.

Il aurait acquis un ancien premier choix au total québécois payé 7,45 millions de dollars par saison.

Et chaque soir où Lafrenière aurait connu une mauvaise partie, les médias québécois l'auraint enfoncé.

Est-ce un autre Jonathan Drouin?

La question est déjà sur toutes les lèvres.

Lafrenière a déjà démontré davantage de constance que Drouin dans certains aspects de son jeu et il demeure beaucoup plus jeune. Mais Montréal est un marché qui peut transformer une faiblesse en obsession médiatique.

Au final, mieux vaut rester à New York.

Le Québécois n’est peut-être pas encore devenu la superstar annoncée en 2020. Mais pour l’instant, il a gagné une première bataille : son équipe ne veut plus s’en débarrasser.

Espérons que les fans des Rangers arrêtent de le traiter... de flop...

Jonathan Drouin sors de ce corps!