Transaction d’Arber Xhekaj: les candidats créent la commotion

Transaction d’Arber Xhekaj: les candidats créent la commotion

Par David Garel le 2026-02-19

Arber Xhekaj sera transigé. TVA Sports en est persuadé.

ll y a des signaux qui ne trompent pas dans la LNH. Quand un défenseur est rendu à jouer cinq, six, huit minutes par match, ce n’est plus une simple question de rotation. C’est une évaluation active. Et dans le cas d’Arber Xhekaj, tout indique que le Canadien est rendu exactement là.

Selon TVA Sports, Montréal est désormais ouvert à utiliser Xhekaj comme pièce de transaction parce que l’équipe cherche clairement autre chose à la ligne bleue : plus de stabilité, plus de fiabilité, plus de minutes “propres”.

Le Shérif est devenu un dossier. Ou plutôt... un problème à régler...

Quand tu joues moins de dix minutes dans cinq de tes six derniers matchs, que tu te retrouves régulièrement assis pendant de longues séquences, et que ton entraîneur préfère surcharger ses cinq autres défenseurs, ça veut dire une chose : la confiance n’est plus là.

Et ça change complètement la lecture du marché.

Xhekaj est devenu une monnaie d’échange

Le Canadien ne veut pas “donner” Xhekaj. Mais il est maintenant vu comme un actif mobile.

Jeune.

Peu cher.

RFA cet été, donc éligible à une offre hostile.

Profil unique de shérif.

Pour plusieurs équipes, c’est exactement le genre de pari intéressant : un défenseur physique, intense, capable d’amener une identité, encore malléable, encore sous contrôle contractuel.

Mais tout dépend du type de défenseur que Montréal vise.

Et c’est là que les scénarios se divisent en deux catégories très claires.

Scénario A : échange simple (one-for-one) pour un vétéran

Si le Canadien veut un défenseur expérimenté, mais sans grande valeur à long terme, Xhekaj peut servir directement de pièce centrale.

Le nom qui revient le plus dans ce contexte est Connor Murphy.

Murphy, c’est du connu :

6 pieds 4 pouces.

Environ 212 livres.

Plus de 800 matchs dans la LNH.

Droitier

Défensif avant tout.

Dgent libre à la fin de la saison.

Dalaire de 4,4 M$ (Chicago devrait retenir une portion).

Avec les Blackhawks de Chicago en reconstruction, Murphy est disponible. Dans un tel scénario, Xhekaj pourrait être échangé pratiquement “un pour un”, avec un ajustement mineur.

Même logique pour Luke Schenn, vétéran de 36 ans, robuste, très simple dans son jeu, excellent pour bloquer des tirs, mais limité offensivement. Son contrat expire aussi. Ce serait une acquisition de dépannage, pas un projet.

Mais on voit mal Kent Hughes transiger un jeune défenseur avec plusieurs intangibles comme Xhekaj pour un vétéran fini comme Schnee.

Scénario B : package deal obligatoire pour un défenseur d’avenir.

Si Montréal vise plus haut… là, c’est une autre histoire.

Parce que pour des profils comme Logan Stanley (Winnipeg) ou Braden Schneider (New York), Xhekaj seul ne suffira jamais.

Stanley, c’est un monstre de 6 pieds 7 pouces, défenseur gaucher, qui connaît une saison offensive inattendue (neuf buts après avoir plafonné à un par année pendant plusieurs saisons). Sa valeur n’a jamais été aussi élevée chez les Jets de Winnipeg. Si Montréal veut aller là, il faudra ajouter des choix et/ou des espoirs.

Schneider, ancien choix de première ronde des Rangers de New York, 24 ans, droitier, discipliné, fiable défensivement, capable de contribuer offensivement. Lui aussi est RFA cet été. Les Rangers demanderont le gros prix.

Dans ces deux cas, Xhekaj devient un élément parmi d’autres dans un package deal. Un “sweetener”. Un profil complémentaire qui ajoute de la robustesse au lot.

Mais jamais la pièce maîtresse. Il faudra rajouter un espoir (Owen Beck) et un choix élevé au repêchage.

Les options périphériques:

Il y a aussi des noms comme Vincent Desharnais, immense droitier passé par Edmonton, maintenant à San Jose. Expérience intéressante, mais échange Xhekaj-pour-Desharnais n’améliore pas vraiment Montréal.

Bref : si le CH bouge Xhekaj, ce sera pour mieux. Pas pour équivalent.

Pourquoi maintenant?

Parce que Montréal veut un défenseur plus calme dans ses décisions.

Parce que l’équipe est en mode résultats.

Parce qu’on ne coupe pas drastiquement les minutes d’un joueur sans envisager des options.

Et surtout : parce que Xhekaj est rendu à un carrefour contractuel. Il est RFA, payé presque le minimum, et son prochain contrat devra refléter un rôle plus clair. Or, à Montréal, ce rôle n’existe plus vraiment.

Quand un joueur passe de partant régulier à sixième défenseur utilisé cinq minutes, le message est limpide.

Pas une condamnation. Une réalité.

Personne ne dit que Xhekaj est fini.

Mais tout indique que le Canadien explore ses possibilités.

Soit comme pièce centrale pour un vétéran à court terme.

Soit comme morceau d’un échange plus ambitieux.

Dans les deux cas, son nom circule.

Et dans la LNH, quand ton nom circule pendant que ton temps de jeu s’effondre… c’est toujours parce que ton DG te propose un peu partout dans la LNH.

Arber Xhekaj n’est peut-être pas encore parti de Montréal.

Mais la porte est ouverte.

Et cette fois, elle ne l’est pas à moitié.