Transaction d'Artemi Panarin pour Shane Wright: scénario parfait pour Montréal

Transaction d'Artemi Panarin pour Shane Wright: scénario parfait pour Montréal

Par David Garel le 2026-01-30

Le marché Artemi Panarin est en train de virer à l’absurde. Et plus il devient absurde, plus il sert les intérêts du Canadien de Montréal.

La question n’est plus de savoir si Panarin sera échangé, mais où il acceptera de terminer la saison. Et surtout, à quelles conditions. Parce que c’est là où ça fait mal.

Le clan Panarin est clair : ce ne sera pas un simple « all-in » de fin de saison. Artemi Panarin veut un contrat de quatre ans, au salaire actuel, soit autour de 11,6 millions par saison. Pas un rabais. Pas un pont. Une vraie prolongation. Et c’est précisément cette exigence qui fait exploser dossier après dossier.

Le Kraken de Seattle en est le meilleur exemple. Selon Elliotte Friedman, Seattle était prêt à aller très loin. Très loin.

Shane Wright était carrément sur la table. On parle d’un centre de 22 ans, ancien choix très élevé, que l’organisation considère comme une monnaie d’échange majeure si, et seulement si, elle met la main sur un joueur de la trempe de Panarin. Le Kraken était prêt à payer le prix.

Mais Panarin, lui, n’a aucun intérêt à Seattle. Peu importe le classement. Peu importe la flexibilité salariale. Peu importe l’audace de l’offre. Résultat : refus poli, mais refus quand même. Dossier refermé avant même d’avoir vraiment commencé.

Même scénario du côté des Ducks d’Anaheim. Le clan Panarin a exploré cette option en raison de liens passés avec Joel Quenneville. L’intérêt existait. Les discussions ont existé. Mais dès que la question d’une prolongation de quatre ans est arrivée sur la table, Anaheim a refroidi. Trop cher. Trop long. Trop risqué.

Les Kings de Los Angeles? Ils ont regardé le dossier. Ils l’ont même sérieusement évalué. Mais eux aussi se sont heurtés à la même réalité : difficile de justifier un engagement massif à long terme pour un joueur de 34 ans, aussi productif soit-il.

Les Capitals de Washington ont brièvement été mentionnés comme une option viable avec prolongation. Mais là encore, le bruit s’est calmé rapidement. Selon ce qui circule, ça n’a jamais vraiment pris forme.

L'Avalanche du Colorado? Intéressée, oui. Capable de faire une prolongation? Non. Donc dossier essentiellement mort-né.

Panarin rejette du monde. Beaucoup de monde. Des équipes prêtes à payer cher. Des équipes prêtes à sacrifier des actifs majeurs. Mais qui refusent, ou ne peuvent tout simplement pas, s’embarquer dans un contrat de quatre ans à plus de 11 millions.

Et pendant que ce carrousel tourne, le Canadien de Montréal regarde la scène avec un calme presque cynique.

Parce que le CH n’est pas dans le derby Panarin. Il n’a ni l’intention, ni les moyens, ni le désir de s’embarquer dans une telle folie contractuelle. Mais ce chaos a un effet secondaire extrêmement intéressant : il assèche le marché des snipers disponibles.

Les équipes qui sortent bredouilles du dossier Panarin devront se rabattre sur un plan B. Et ce plan B, c’est exactement là que Patrik Laine entre en scène.

La différence est fondamentale. Pour Panarin, on exige des choix de premier tour, des espoirs premium, et une prolongation massive.

Pour Laine, le Canadien n’essaie pas de gagner un échange. Il essaie de se libérer d’un contrat et d’un casse-tête d’alignement. Pas question d’ajouter un choix. Pas question de payer pour payer.

Plus Panarin rejette des destinations, plus des équipes se retrouvent avec un besoin non comblé : un marqueur établi, capable d’aider immédiatement, sans hypothéquer l’avenir sur quatre ans. Et soudainement, Laine devient une option beaucoup plus rationnelle.

Il ne coûtera pas Shane Wright.

Il ne coûtera pas un choix de premier tour premium.

Il ne demandera pas une prolongation à 11,6 millions.

Le Canadien, lui, peut retenir du salaire, absorber un contrat de retour, et fermer le dossier sans sacrifier un seul actif clé. Exactement ce que Kent Hughes cherche à faire.

Ironiquement, plus le dossier Panarin devient exigeant, rigide et chaotique, plus le dossier Laine devient simple par comparaison.

Et dans une ligue où les directeurs généraux paniquent souvent quand une option A s’effondre, le plan B finit toujours par devenir très séduisant.

Le marché est en train de se dessiner.

Les refus s’accumulent.

Les équipes s’impatientent.

Et pendant que tout le monde court après Artemi Panarin, le Canadien pourrait très bien trouver une porte de sortie… grâce aux portes que Panarin claque lui-même.