Quand Martin St-Louis place Kirby Dach à l’entraînement aux côtés de Nick Suzuki et de Cole Caufield, le marché des transactions s'enflamment.
Surtout quand l’entraîneur-chef confirme ensuite que les chances sont élevées de voir Dach en uniforme dès le prochain match.
Suivez les disponibilités médias à l’entraînement des Canadiens
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 19, 2026
Tune in now to live Canadiens media ops from practice #GoHabsGo https://t.co/JDY44fJI8s
À ce stade de la saison, chaque décision est scrutée. Et celle-ci soulève une question très claire : est-ce un retour purement sportif… ou un signal envoyé au marché des transactions?
Kirby Dach n’a pas joué depuis le 16 novembre en raison d’une fracture au pied. À l’époque, l’organisation parlait d’un échéancier de quatre à six semaines. Nous en sommes maintenant à plus de neuf.
Ce délai prolongé faisait peur: le pied blessé est du même côté que le genou opéré la saison dernière. Le Canadien a donc choisi la prudence maximale, quitte à étirer le calendrier.
Or, le voir aujourd’hui patiner sur le premier trio, dans un rôle offensif majeur, indique une chose : médicalement, le feu est presque vert.
Mais le contexte dépasse largement la simple santé du joueur.
En l’absence d’Alexandre Texier, qui recevait des traitements, St-Louis aurait pu bricoler. Il a plutôt fait un choix lourd de sens. Dach sur le premier trio, c’est l’exposer là où la ligue regarde le plus.
C’est le placer dans un environnement offensif optimal. C’est aussi rappeler, à ceux qui l’auraient oublié, qu’il demeure un centre de 24 ans, grand gabarit, capable de jouer dans un top-6 et sous contrat contrôlable. (agent libre avec retsriction).
Et justement, le marché est en ébullition.
Plusieurs équipes cherchent activement un centre-ailier avec du potentiel, pas un simple joueur de location.
Vancouver est très agressif sur le marché. Calgary explore différentes options logiques avec leur plan de reconstructon.
Les Blues de St-Louis ont toujours un œil favorable sur le profil de Dach : taille, polyvalence, plafond encore inexploité. Ce n’est pas nouveau, mais le timing, lui, est brutalement précis.
Le Canadien de Montréal discute. Beaucoup. Avec plusieurs de ces formations.
Kiefer Sherwood et Tyler Myers à Vancouver.
Nazem Kadri et Blake Coleman à Calgary.
Jordan Kyrou, Robert Thomas et Brayden Schenn à St-Louis.
Dans ce contexte, difficile de croire que le retour potentiel de Dach sur le premier trio soit uniquement une coïncidence car il serait le parfait élément à insérer dans un package deal.
Mettre un joueur en vitrine ne signifie pas vouloir l’échanger à tout prix, mais cela signifie être ouvert à écouter. Et quand on regarde la congestion offensive qui se dessine, la logique devient cinglante.
Tout le monde sait que Dach n'est pas la solution à long terme pour jouer avec Caufield et Suzuki et qu'il n'y a plus de place pour lui au centre.
Oliver Kapanen, Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov sont intouchables sur le 2e trio.
Voilà pourquoi de plus en plus de recruteurs pensent que Dach est placé en vitrine pour une transaction en ce moment.
Caufield - Suzuki - Dach
Slafkovský - Kapanen - Demidov
Blais/Gallagher - Danault-Anderson
Veleno – Evans – Bolduc/Laine
Ce déploiement raconte une histoire. Dach n’est pas protégé sur un troisième trio après une blessure. Il n’est pas caché. Il est placé au sommet de la pyramide, là où les recruteurs, les directeurs généraux et les analystes rivaux regardent en priorité.
Si Kirby Dach joue demain, ce sera évidemment parce qu’il est prêt. Mais ce sera aussi parce que le Canadien veut voir ce qu’il vaut maintenant, et possiblement ce qu’il vaut aux yeux du reste de la ligue.
Dans une période où les transactions majeures se multiplient, où des centres circulent, où les prix montent, Montréal avance avec une stratégie claire : ne rien précipiter, mais ne rien cacher non plus.
Kirby Dach sur le premier trio, c’est peut-être un retour. C’est peut-être un test. C’est peut-être une vitrine.
Dans tous les cas, ce n’est certainement pas un hasard.
