Quand la conjointe de Patrik Laine écrit qu’elle se prépare mentalement à la date limite des transactions « en attendant que les dieux du hockey décident du futur », c'est une véritable bombe.
Patrik Laine’s wife Jordan Leigh:
— /r/Habs (@HabsOnReddit) January 17, 2026
“Traveling for away games when it’s your husband’s contract year and you’re mentally preparing for the trade deadline” pic.twitter.com/hKa1YFw2mm
À ce stade de la saison, dans cette ligue, avec ce contexte précis, ce genre de message n’est jamais lancé au hasard. C’est de l’autodérision, oui. Mais c’est aussi une façon très humaine d’annoncer qu’on sait exactement ce qui s’en vient.
Patrik Laine échangé : sa femme annonce son départ de Montréalhttps://t.co/OLebLq24si
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) January 18, 2026
Et aujourd’hui, dans les coulisses de la LNH, tout le monde le sait : Patrik Laine est sur le marché.
Parce qu'avant même de revenir, il est rejeté du vestiaire. Parce que le timing, la structure salariale et la congestion à l’attaque du Canadien rendent sa présence instable. Et surtout parce que son nom est désormais directement lié au plus gros dossier offensif de la ligue : Artemi Panarin.
Le marché est simple. Artemi Panarin est le joyau. Le joueur capable de transformer une attaque instantanément. Toutes les équipes aspirantes sont sur son dossier. Buffalo, Detroit, Minnesota, Vegas, Caroline, Los Angeles, peut-être Dallas… la liste est longue.
Mais Panarin, c’est :
34 ans.
11,6 M$.
Clause de non-mouvement.
Contraintes de plafond salarial.
Coût d’acquisition massif.
Et surtout : un seul Panarin pour toute la ligue.
Toutes les équipes qui échoueront sur Panarin devront se retourner rapidement. Et là, Patrik Laine devient automatiquement le plan B ou le plan C.
Même profil offensif explosif. Même capacité à marquer sans volume massif de tirs. Même talent pur. Mais à un prix beaucoup plus accessible. Moins de contraintes. Moins d’actifs à sacrifier. Moins de risques à long terme.
Ce n’est pas une théorie. C’est exactement comme ça que les directeurs généraux fonctionnent.
Montréal n’est pas à l’abri… même s’il rêve à Panarin.
C’est là que le dossier devient délicat pour le Canadien.
D’un côté, Kent Hughes et Jeff Gorton surveillent Panarin, comme toutes les équipes sérieuses. Ils ne sont pas naïfs. Ils savent que c’est complexe, que Drury et Gorton ne s’aiment pas, que l’historique entre les Rangers et le CH est glacial. Mais ils savent aussi une chose : quand un DG est acculé au mur, les principes tombent.
Et Chris Drury est dans le trouble. Sérieusement.
Sur les réseaux sociaux, une proposition bien précise revient avec insistance lorsqu’il est question d’Artemi Panarin à Montréal.
Le scénario le plus partagé évoque un échange impliquant Kirby Dach, le jeune espoir offensif L.J. Mooney, un défenseur parmi Adam Engström ou Bryce Pickford, ainsi qu’un choix de première ronde en 2026, en retour de Panarin avec une rétention salariale d’environ 50 % et une prolongation de contrat à court terme.
Ce n’est pas une fuite officielle, ni une information confirmée par une source de la LNH, mais cette construction-là est révélatrice : elle montre comment les partisans et analystes perçoivent la réalité du Canadien, soit une organisation prête à sacrifier de la profondeur et des actifs redondants, sans toucher à ses véritables intouchables, pour aller chercher un marqueur élite capable de transformer immédiatement le top-6.
Et Laine ne fait plus partie du noyau à long terme. Pas par manque de talent. Juste parce qu'il était déjà rejeté avant sa blessure. Imaginez maintenant.
Alors la question devient inévitable :
Si Montréal réussissait l’impossible et mettait la main sur Panarin, Laine deviendrait-il automatiquement la monnaie d’échange ailleurs?
Et si Montréal n’obtient pas Panarin, Laine sera sacrifié... pour des peanuts...
Dans les deux scénarios, Laine est en sursis.
Un vestiaire qui sait très bien lire entre les lignes
Ce genre de publication Instagram, les joueurs la voient. Les agents la voient. Les DG aussi. Ce n’est pas une crise publique, mais c’est un signal clair que le clan Laine s’attend à bouger.
Et ça colle avec ce qu’on sent depuis des semaines : Laine ne fait plus partie du Canadien de Montréal.
Le Canadien n’est plus en accumulation. Il est en phase de tri. Et dans cette phase-là, même les joueurs appréciés peuvent devenir des pions stratégiques.
Panarin ou pas, Laine reste un nom chaud
C’est ça, la vraie conclusion.
Peu importe où Panarin atterrit, il déclenchera une réaction en chaîne. Les équipes qui rateront le gros lot se tourneront vers des solutions offensives alternatives. Et Patrik Laine est en haut de cette liste.
Montréal le sait. Laine le sait. Sa conjointe le sait visiblement aussi.
Une blague? Oui.
Une coïncidence? Peut-être.
Mais dans la LNH, quand l’humour commence à parler de déménagement, c’est rarement pour rien.
La date limite approche.
Les plans B s’installent.
Et Patrik Laine est déjà au centre de l’échiquier.
